Pour Paris, il faut une enquête menée en «toute transparence» sur la fosse commune de Forecariah

En Guinée, les suites de la découverte d’une fosse commune à Forecariah : la diplomatie française appelle à une enquête menée en « toute transparence ». Alors que six corps, les mains attachées, les yeux bandés, ont été découverts le 24 août, les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête. Les cadavres ont été transportés à la morgue de l’hôpital de Forécariah. Des autopsies sont prévues. Les autorités judiciaires n’ont fait aucune déclaration pour le moment.

A Paris, la diplomatie française n’a pas communiqué directement sur ce dossier judiciaire. Interrogé, c’est lors d’un point presse en ligne que le porte-parole adjoint du quai d’Orsay, Glenn Salic, s’est exprimé à l’écrit. « La France fait part de sa vive émotion à la suite de la découverte de six corps dans une fosse commune », a indiqué le diplomate français avant d’ajouter que la France « appelle à ce que l’enquête qui a été ouverte par la justice guinéenne soit menée en toute indépendance et en toute transparence ».

La découverte des six corps a choqué dans tout le pays, particulièrement dans la région de Forécariah, où une première fosse a été mise à jour en octobre 2025. Nombre d’organisations de la société civile, notamment Tournons la page Guinée et le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) ont appelé les autorités à tout mettre en œuvre pour déterminer, dans un premier temps, les identités et les causes de la mort des six personnes découvertes.

 

RFI