Dans une déclaration diffusée ce samedi soir à travers les canaux numériques, Cellou Dalein Diallo est sorti de son silence au sujet du présumé échange téléphonique impliquant le magistrat Algassimou Diallo. L’opposant guinéen, en exil depuis 2022 et dont le parti, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), a été dissous, rejette catégoriquement les accusations qui lui sont attribuées dans cette affaire.
Face à ce qu’il qualifie de « cabale politico-judiciaire », l’ancien Premier ministre affirme n’avoir « jamais parlé, ni au téléphone ni de vive voix, à Algassimou Diallo », qu’il dit ne pas connaître personnellement. Il dénonce également un « montage » et un « mensonge d’État » qui, selon lui, viseraient à porter atteinte à son honneur et à sa réputation.
Cellou Dalein Diallo assure qu’il ne peut être l’auteur des propos qui lui sont prêtés dans le fameux audio, notamment ceux à caractère sectaire ou relatifs à un quelconque projet de déstabilisation de la Guinée. Il affirme défendre une ligne politique fondée, selon ses termes, sur « l’éthique républicaine et le pari démocratique ».
Dans son discours, le président de l’UFDG a également vivement critiqué la gouvernance actuelle, accusant le régime de Mamadi Doumbouya d’instrumentaliser la justice et de restreindre les libertés publiques. Il appelle enfin les Guinéens à rester « mobilisés et vigilants », à rejeter la politique du « diviser pour régner » et à s’engager pour ce qu’il qualifie « le retour à l’ordre constitutionnel et au respect de l’État de droit ».
« À force de crier au loup, on finit par le voir », a-t-il lancé à l’adresse de ceux qu’il qualifie d’« usurpateurs du pouvoir politique », avant de conclure son intervention par un appel à l’unité nationale et à la mobilisation.
Lejour.info