À l’approche des élections législatives et communales prévues le 31 mai prochain, l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) poursuit sa campagne de mobilisation politique. Ce vendredi 15 mai, le parti a réuni la presse nationale à son siège de Hafia, dans la commune de Dixinn, pour exposer les ambitions de son alliance avec la GMD autour du soutien au président de la transition, le général Mamadi Doumbouya.
Pour les responsables de l’alliance UMP-GMD, les élections du 31 mai ne représentent pas uniquement une bataille électorale classique, mais un rendez-vous décisif pour l’avenir institutionnel et économique du pays. Selon eux, le futur Parlement devra jouer un rôle central dans l’adoption des lois et mécanismes nécessaires à la mise en œuvre des grands projets de développement, notamment ceux liés au gigantesque projet minier et infrastructurel de Simandou.
De son côté, Dr. Dansa Kourouma a mis l’accent sur l’importance du scrutin à venir, qu’il considère comme une étape majeure dans le processus de refondation institutionnelle engagé depuis 2021. Le président du Conseil national de la transition (CNT), engagé sur la liste nationale de l’UMP, a également appelé les électeurs à faire preuve de vigilance lors du vote, dans un contexte où les législatives et les communales se dérouleront simultanément.
Cette sortie médiatique intervient dans un climat politique marqué par l’intensification des campagnes électorales à travers le pays. Les élections du 31 mai doivent permettre à la Guinée de renouer avec une Assemblée nationale élue après plusieurs années de transition politique. Plusieurs formations politiques sont engagées dans la compétition, chacune tentant de convaincre l’opinion sur sa capacité à accompagner ou à encadrer les réformes en cours.
À travers leur alliance, l’UMP et la GMD cherchent clairement à se positionner comme une force politique de soutien au président Mamadi Doumbouya. Leur stratégie repose sur l’idée qu’une majorité parlementaire acquise aux réformes offrirait au pouvoir exécutif les moyens juridiques et institutionnels nécessaires pour concrétiser les ambitions économiques affichées autour du programme Simandou 2040 et des autres projets structurants annoncés par les autorités de transition.
Fadima Fofana/Lejour.Info