La polémique enfle déjà autour de la billetterie de la prochaine Coupe du monde 2026. À quelques mois de la finale, prévue au MetLife Stadium, des prix vertigineux ont été observés sur la plateforme officielle de revente mise en place par la FIFA.
Selon les informations disponibles, quatre billets pour cette finale ont été proposés à 2 299 998,85 dollars chacun, soit environ 2 millions d’euros la place, ce vendredi 24 avril. Ces montants, difficilement concevables pour le grand public, illustrent les dérives possibles du marché secondaire des billets, même lorsqu’il est encadré par l’instance dirigeante du football mondial.
Au-delà de ces cas extrêmes, la tendance générale confirme une hausse significative des prix pour l’ensemble du tournoi. Déjà, sur le marché initial, les billets pour les rencontres les plus prestigieuses atteignent des niveaux élevés, rendant l’accès à la compétition de plus en plus difficile pour les supporters ordinaires.
Cette situation suscite de nombreuses critiques. Plusieurs observateurs dénoncent une marchandisation croissante du football, où les grandes compétitions internationales deviennent progressivement des événements réservés à une élite économique. D’autres s’inquiètent de voir l’esprit populaire de la Coupe du monde s’effacer au profit d’une logique purement commerciale.
Face à ces critiques, la FIFA assume son modèle et met en avant les réalités économiques d’un événement d’une telle ampleur, coorganisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Mais à mesure que les prix s’envolent, une interrogation persiste : la Coupe du monde 2026 restera-t-elle un événement accessible à tous, ou deviendra-t-elle le symbole d’un football de plus en plus exclusif .
Alfred Limond