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L’ancien directeur général de l’OGP, Aladji Cellou Camara et trois collaborateurs placés sous mandat de dépôt

L’affaire de l’Office guinéen de publicité (OGP) connaît un nouveau rebondissement judiciaire. Après plusieurs jours d’auditions menées par l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF), l’ancien directeur général de l’OGP, Aladji Cellou Camara, ainsi que trois de ses proches collaborateurs, ont été placés sous mandat de dépôt ce jeudi 9 juillet 2026 avant leur transfert à la maison centrale de Coronthie.

Cette décision marque une nouvelle étape dans une procédure qui s’est accélérée ces dernières semaines. Déjà limogé de ses fonctions par décret présidentiel à la suite de graves tensions ayant éclaté au sommet de l’établissement, Aladji Cellou Camara faisait depuis l’objet d’investigations portant sur la gestion de l’Office guinéen de publicité. Les enquêteurs de l’ORDEF ont conduit plusieurs jours d’auditions avant la transmission du dossier aux autorités judiciaires compétentes.

L’OGP traverse une période de fortes turbulences depuis la diffusion d’images montrant une vive altercation entre son ancien directeur général et son adjoint. Cette crise interne avait conduit le président de la République à mettre fin aux fonctions des deux principaux responsables de l’institution pour « inconduite », ouvrant ainsi la voie à des enquêtes administratives et judiciaires sur la gestion de cette régie financière de l’État.

Le placement sous mandat de dépôt des anciens responsables constitue une nouvelle démonstration de la volonté des autorités judiciaires de poursuivre les enquêtes sur la gouvernance des établissements publics. Les investigations devraient désormais se poursuivre sous la supervision de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), appelée à déterminer les responsabilités éventuelles dans cette affaire.

À ce stade de la procédure, les chefs d’accusation retenus contre les personnes mises en cause n’ont pas été officiellement détaillés. Conformément au principe de la présomption d’innocence, elles demeurent innocentes tant qu’une décision de justice définitive n’aura pas été rendue.

Cette affaire est suivie de près par l’opinion publique, tant en raison du rôle stratégique de l’OGP dans la mobilisation des recettes publicitaires de l’État que de la politique de renforcement de la lutte contre la corruption et les infractions économiques engagée ces dernières années en Guinée.

Lejour.Info