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A Conakry, le procès de l’imam Abdoul Karim Touré s’ouvre devant le tribunal criminel de Kaloum

Le procès de l’imam et chroniqueur islamique Abdoul Karim Touré s’est ouvert le vendredi 3 juillet devant le tribunal criminel de Kaloum. Placé sous mandat de dépôt depuis le 4 juin, cet enseignant de 42 ans est poursuivi pour des faits présumés de terrorisme, de cybercriminalité, de menaces de mort, d’injures publiques et d’atteinte à la dignité de la personne par le biais d’un système informatique. Les poursuites sont liées à plusieurs contenus diffusés sur les réseaux sociaux, que les autorités estiment constitutifs d’incitation à la haine et à la violence à caractère religieux.

À la barre, le prévenu a rejeté l’ensemble des accusations. Se présentant comme un prédicateur engagé dans la défense des valeurs de l’islam, il a affirmé n’avoir jamais soutenu le terrorisme ni appelé à la violence. Il a toutefois reconnu que certains de ses propos pouvaient ne pas être conformes aux lois de la République, tout en soutenant qu’ils relevaient exclusivement de convictions religieuses.

Cette affaire intervient dans un contexte de vigilance accrue des autorités face aux discours de haine et aux contenus diffusés en ligne susceptibles de porter atteinte à l’ordre public et à la cohésion sociale. À l’issue de cette première audience, le tribunal a renvoyé le dossier au 24 juillet 2026 pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense. En attendant, Abdoul Karim Touré demeure en détention à la Maison centrale de Conakry.

Fatoumata Camara/Lejour.Info