La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a franchi une nouvelle étape dans la lutte contre la délinquance économique. Lors de l’audience du 3 juillet 2026, le ministère public a requis une peine de dix ans d’emprisonnement et une amende de 20 milliards de francs guinéens contre Ibrahima Kalil Bayo, cadre de la Direction générale des impôts (DGI), poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité.
Le parquet a également demandé la confiscation des biens identifiés du prévenu au profit de l’État, tandis que l’Agent judiciaire de l’État, constitué partie civile, réclame 3 milliards de francs guinéens de dommages et intérêts. Selon l’accusation, le patrimoine de l’intéressé serait sans commune mesure avec ses revenus déclarés, un écart qui alimente les soupçons d’enrichissement illicite.
La défense, de son côté, rejette catégoriquement les accusations. Elle soutient que son client n’a jamais occupé de fonctions impliquant la gestion directe de fonds publics et estime qu’aucune preuve matérielle ne démontre les infractions retenues contre lui. Le verdict de la CRIEF est attendu le 10 juillet 2026, une décision qui sera suivie de près dans un contexte de renforcement de la gouvernance et de la lutte contre la corruption en Guinée.
Gabriel Soumah/Lejour.Info