La deuxième édition de la campagne « Une femme, un arbre » a pris fin ce samedi 5 septembre 2026 à Kindia. Portée par les réseaux AWLN et REFAMP Guinée, l’initiative vise à contribuer à la restauration du couvert végétal tout en renforçant l’implication des femmes dans la protection de l’environnement. À la clôture, les organisateurs ont surtout insisté sur l’entretien et le suivi des plants mis en terre.
La cérémonie a réuni des représentants du ministère de l’Environnement et du Développement durable, des autorités locales, des femmes ainsi que des membres des forces de défense et de sécurité.
« Nous sommes venus clôturer la campagne nationale de reboisement de cette ONG. Nous avons d’abord félicité l’ONG et nous l’avons encouragée à poursuivre ses efforts. Nous réaffirmons l’engagement du ministère de l’Environnement et du Développement durable à les accompagner pour les prochaines éditions. Cette campagne cadre parfaitement avec la vision du chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya », a-t-il déclaré, avant d’appeler les communautés à assurer le suivi des plants : « Nous invitons aussi les femmes des communautés locales à assurer le suivi, car c’est ensemble que nous pouvons préserver ces plants ».
Membre des réseaux AWLN et REFAMP Guinée, Dr Aïssata Daffé a expliqué que « Une femme, un arbre » s’inscrit dans le Projet de transition écologique des femmes de Guinée. « Nous sommes à la clôture de notre deuxième saison. Aouling est un réseau qui a porté ce projet, intégré dans le Projet de transition écologique des femmes de Guinée. Aujourd’hui, ce projet est devenu continental au niveau de toute l’Afrique. La particularité cette année, c’est surtout l’implication des forces de défense et de sécurité. Cela permet aussi de renforcer la relation civilo-militaire », a-t-elle souligné.
Le programme ambitionne de planter 2,5 millions d’arbres entre 2025 et 2029. Après la Haute-Guinée et la Guinée forestière lors de la première édition, la campagne a été étendue cette année aux îles de Loos, à la Moyenne-Guinée et à Kindia. Dr Aïssata Daffé a surtout appelé à prendre soin des plants : « C’est notre bébé. De la même manière que nous entretenons nos bébés pour qu’ils puissent grandir, nous devons entretenir ces plants afin qu’ils puissent grandir et que nos futurs enfants et petits-enfants puissent en profiter ». Elle a également souligné l’intérêt économique des arbres fruitiers, qui pourront constituer une source de revenus pour les femmes.
Présent au nom du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget et de la Direction générale des douanes, le directeur général des douanes de Kindia, Colonel Aboubacar Kassory Touré, a rappelé l’importance du reboisement pour l’avenir. «Celui qui a planté un arbre avant de mourir n’a pas vécu inutilement. Ce que nous faisons, c’est restaurer le couvert végétal et booster la croissance chez nous. Le couvert végétal nous permet de préserver la vie », a-t-il déclaré.
La clôture de cette deuxième édition ouvre ainsi une nouvelle étape consacrée à l’entretien, à la protection et au suivi des plants. Pour les organisateurs, c’est à cette condition que les arbres mis en terre pourront véritablement contribuer à la préservation de l’environnement et profiter aux générations futures.
Amadou Sylla/ Lejour.Info
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