Mandiana : 15 ans de prison pour un jeune homme reconnu coupable de viol sur mineure et de diffusion d’images obscènes

Le Tribunal de première instance de Mandiana, dans la région de Kankan, a condamné Moussa Condé, 19 ans, à 15 ans de réclusion criminelle et au paiement d’une amende de 750 millions de francs guinéens pour viol sur mineure et diffusion d’images à caractère obscène sur les réseaux sociaux.

Le condamné était poursuivi pour des faits remontant à plusieurs mois dans le district de Balandou, sous-préfecture de Kondianakoro, où plusieurs adolescentes âgées de 12 à 14 ans auraient été victimes de violences sexuelles. Selon les premiers éléments de l’enquête, les victimes étaient conduites dans des zones isolées avant d’être agressées. Les scènes étaient ensuite filmées et diffusées sur les réseaux sociaux, provoquant une vive émotion à travers le pays.

Cette affaire a suscité une forte mobilisation de l’opinion publique, notamment après la réapparition, en juillet, de vidéos montrant les agressions. Sous le mot-dièse #JeudiNoir, des centaines d’internautes, d’organisations de défense des droits des femmes, d’artistes et de responsables publics ont dénoncé les violences sexuelles faites aux mineures et réclamé une réponse judiciaire exemplaire.

Le gouvernement guinéen avait également condamné ces actes avec fermeté, rappelant que les violences sexuelles contre les enfants constituent des crimes sévèrement punis par la loi. Il avait aussi dénoncé l’enregistrement et la diffusion des images, estimant qu’elles aggravent le traumatisme des victimes et portent atteinte à leur dignité.

Le verdict rendu à Mandiana intervient alors que les autorités judiciaires multiplient les poursuites contre les auteurs de violences sexuelles et les personnes impliquées dans la production ou la diffusion de contenus obscènes sur les plateformes numériques. Cette condamnation est l’une des plus lourdes prononcées dans une affaire de ce type en Guinée ces dernières années et illustre la volonté affichée de la justice de réprimer sévèrement les crimes commis contre les mineurs.

 

Fadima Fofana/Lejour.Info