Simandou 15% : Le levier d’or qui propulse la Guinée dans le cercle des Nations qui comptent.

Au-delà du chiffre, un levier de souveraineté et de transformation pour 50 ans. Tout le monde parle des 15% de Simandou. Très peu savent ce qu’ils valent vraiment.

« Les 15% ne sont pas la fin du débat. Ils sont le début de notre responsabilité.» Le chiffre que tout le monde cite, que personne n’explique.

On parle des 15% de Simandou 2040 comme on parlerait d’un score. Un slogan. Une statistique. Or ces 15% sont une1 révolution silencieuse. Ils ne sont pas un pourcentage. Ils sont un passeport.

Aujourd’hui, je vous explique une bonne fois pour toutes ce que la Guinée détient, pourquoi elle le détient, et comment le président Mamadi Doumbouya en a fait le socle de Simandou 2040.

Le deal : zéro franc investi, 15% garantis. Simandou, c’est plus de 20 milliards de dollars d’investissements, et près de 200 milliards de dollars de valeur sur la durée de vie du projet. La Guinée n’a pas déboursé un franc. Pourtant, elle possède 15% du capital.

Pourquoi ? Parce que le Code minier guinéen l’impose. C’est le free carry interest. Une participation gratuite, non dilutive, inscrite dans la loi. Ce n’est pas une faveur. C’est un droit souverain. L’État n’est pas un quémandeur. Il est copropriétaire de droit de son sous-sol.

Qui détient les 85% ? La fin du mythe. J’entends partout : « On a donné 85% aux Chinois ». C’est faux, et c’est dangereux. Les 85% appartiennent à un consortium international. Des géants miniers, des banques de développement, des fonds souverains, des industriels de l’acier. Rio Tinto, Chinalco, Baowu, Winning, des banques comme la SFI, des assureurs comme MIGA.

Aucun pays, aucune entreprise ne porte seul un chantier de 20 milliards. Simandou est mondial parce que le financement est mondial. Et la Guinée siège à la table, sans avoir sorti un dollar.

La Guinée ne gagne pas 15%. Elle gagne sur quatre étages. Réduire programme Simandou 2040 à 15% du capital, c’est regarder le doigt au lieu de la lune. Les revenus de l’État s’empilent :

Étage 1 : Le capital. 15% de la Compagnie du TransGuinéen, donc 15% des mines, 15% du chemin de fer de 650 km, 15% du port en eau profonde de Moribayah. Des actifs stratégiques, valorisables, cessibles.

Étage 2 : La fiscalité. Redevance minière de 3 à 3,5%, impôt sur les sociétés, retenues à la source, taxes sur les salaires, droits de douane. À pleine production, ce sont plus de 1,5 milliard de dollars de recettes annuelles pour le Trésor.

Étage 3 : L’économie réelle. 100 millions de tonnes de minerai de fer par an, c’est 60 000 emplois directs et indirects. C’est du BTP, du transport, de la sous-traitance, de la formation. C’est une chaîne de valeur qui irrigue Boké, Kankan, Faranah et au-delà.

Étage 4 : La crédibilité. Grâce à Simandou, la Guinée obtient une notation souveraine B+ chez S&P et Fitch. Historique. Du jamais vu. Cette note ouvre les marchés de capitaux, baisse le coût de la dette, attire les investisseurs industriels hors mines.

Encadré Chiffres-Clés : L’effet Simandou en 4 preuves.

1-Capital : 15% détenus sans investissement, valorisés à plus de 3 milliards USD dès la première phase.

2-Recettes : 1,5 à 2 milliards USD par an pour l’État à pleine capacité.

3-Emplois: 45 000 en construction, 15 000 en exploitation, 60 000 indirects projetés.

4-Crédit : Notation B+ historique, coût de la dette guinéenne réduit de 250 points de base.

Le vrai gain dépasse donc 15%. Il est financier, industriel, diplomatique. Le vrai débat : que faire de ce levier d’or ? Les 15% ne sont pas une rente. Ce sont une responsabilité. Mal gérés, ils seront une ligne comptable. Bien pilotés, ils deviennent le moteur de la transformation pour 50 ans.

C’est tout le sens de Simandou , la vision du Président Mamadi Doumbouya et du Comité Stratégique de Simandou. Trois piliers :

1-Sanctuariser les revenus dans un Fonds Souverain Intergénérationnel, à la norvégienne, pour financer l’éducation, la santé et l’agriculture quand le fer se sera tu.

2-Imposer le contenu local : 40% de sous-traitance guinéenne d’ici 2030, des instituts de formation à Kérouané, des PME intégrées aux standards internationaux.

3-Utiliser le rail et le port comme colonne vertébrale : faire de la CTG le corridor de développement de la Guinée profonde, ouvrir l’agriculture, désenclaver les régions.

Le peuple jugera aux résultats, pas aux pourcentages. Simandou n’est pas une affaire de chiffres. C’est une affaire de destin. Si nous échouons, nos enfants diront que nous avons troqué l’avenir contre des communiqués. Si nous réussissons, ils diront que la génération Doumbouya a eu le courage de transformer le fer en écoles, en hôpitaux, en souveraineté.

Les 15% sont l’étincelle. La vision Simandou est le feu. À nous de l’entretenir.

Le détail des mécanismes, des clauses, des projections et des garanties figure dans mon ouvrage : Simandou : Une vision pour un futur durable de la Guinée. Car un peuple averti en vaut deux. Et un peuple qui comprend son contrat minier devient copropriétaire de son destin.

 

 Par Billy Keita, par l’auteur de l’ouvrage à paraître : <<Simandou 2040 : Une vision pour un futur durable de la Guinée.>>