Le tarmac de l’aéroport international Ahmed-Sékou-Touré a accueilli, ce dimanche 26 avril, 113 Guinéens rapatriés après une tentative migratoire qui a failli virer au drame. Parmi eux, des femmes enceintes et des enfants en bas âge, tous marqués par une traversée éprouvante dans les eaux de l’Atlantique.
À leur arrivée à Conakry, les migrants ont été pris en charge par les services sanitaires et les autorités en charge des Guinéens de l’étranger. Beaucoup présentaient des signes de grande fatigue, voire de déshydratation avancée. La vulnérabilité de certains profils, notamment les femmes enceintes, illustre une évolution préoccupante des flux migratoires. Un dispositif d’accompagnement psychologique a également été déployé pour tenter d’atténuer les traumatismes liés à cette expérience.
Ce nouveau rapatriement s’inscrit dans une سلسلة de retours qui, depuis le début du mois d’avril, concerne plusieurs centaines de Guinéens en provenance de pays de transit comme le Maroc, l’Algérie ou la Libye. Malgré les dangers largement documentés et les campagnes de sensibilisation, les départs se poursuivent, alimentés par des facteurs économiques et sociaux persistants.
« Nous avons été sauvés de justesse, mais beaucoup de nos frères sont encore là-bas », confie l’un des rescapés, rappelant que 247 autres Guinéens secourus le 15 avril se trouvent toujours au Maroc, dans l’attente de leur identification et d’un éventuel retour volontaire, en coordination avec l’Organisation internationale pour les migrations.
Aminata Diallo / Lejour.Info