À l’approche de l’Aïd el-Fitr, la ville de Kindia est confrontée à une pénurie de liquidités qui complique sérieusement les préparatifs de la fête. Difficultés de retrait d’argent, hausse des prix et ralentissement des activités commerciales plongent habitants et commerçants dans une situation préoccupante.
À quelques jours de la célébration, les files d’attente s’allongent devant les points de retrait, tandis que de nombreux citoyens peinent à accéder à leur propre argent. Dans les marchés comme dans les quartiers, les témoignages se multiplient et traduisent une réalité de plus en plus difficile à supporter.
Du côté des commerçants, l’activité tourne au ralenti. Mamadou Aliou Barry explique que, malgré une présence de clients, les transactions restent limitées par le manque de cash. Selon lui, même les détenteurs d’argent électronique rencontrent des difficultés pour effectuer des retraits, ce qui freine considérablement les échanges commerciaux.
Au-delà des achats de fête, cette crise affecte également la mobilité. Certains conducteurs de taxi refusent les paiements électroniques, compliquant davantage les déplacements. Si quelques commerçants utilisent des codes marchands, leur adoption reste encore limitée.
Face à cette situation, des voix s’élèvent pour appeler à une intervention rapide des autorités, notamment de la Banque centrale et du gouvernement, afin d’éviter une aggravation de la crise.
À mesure que l’Aïd el-Fitr approche, de nombreux habitants de Kindia redoutent de célébrer la fête dans des conditions particulièrement difficiles, faute de solutions immédiates.
Amadou Sylla/ Lejour.Info
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