Kindia : la HAC renforce les capacités des journalistes dans la lutte contre les discours de haine et d’incitation à la violence

Ce lundi 3 novembre 2025, la Haute Autorité de la Communication (HAC), dirigée par son président Boubacar Yacine Diallo, a lancé à Kindia un atelier de formation à l’intention des journalistes des secteurs public et privé.

L’objectif de cette session est de renforcer leurs capacités dans la prévention et la lutte contre les discours de haine et d’incitation à la violence.

La cérémonie d’ouverture s’est tenue dans un complexe hôtelier de la ville, en présence du directeur de cabinet du gouvernorat de Kindia, Lanfia Kouyaté, de représentants du PNUD, de l’UNICEF, du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, ainsi que de nombreux professionnels des médias.

Dans son allocution, le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, a rappelé la lourde responsabilité qui incombe aux journalistes, particulièrement à l’approche des élections :

« Dans cette session, deux mots-clés apparaissent : discours de haine et acte de violence. Ces termes suffisent à attirer l’attention des journalistes sur leurs responsabilités. Beaucoup commettent l’erreur de dire : Ce n’est pas moi qui ai tenu ces propos, je ne fais que rapporter. Mais en relayant un message haineux, vous l’amplifiez et en devenez indirectement responsables. »

Le président de la HAC a félicité la presse guinéenne pour son comportement exemplaire lors du référendum du 21 septembre dernier :

« Le référendum s’est bien passé du point de vue de la presse. Je félicite l’ensemble des journalistes pour avoir soutenu les discours de paix et ignoré les propos va-t-en-guerre. Vous avez été des vecteurs de stabilité. »

Boubacar Yacine Diallo a également salué le chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, pour les dispositions sécuritaires mises en place afin d’assurer la sérénité du processus électoral. Il a exhorté les journalistes à demeurer vigilants et responsables :

« Même si un acteur politique paye pour un espace médiatique, vous avez le devoir de refuser toute incitation à la haine ou à la violence. Car sans paix, il n’y a pas de presse. »

Pour sa part, le représentant du PNUD, Hassane Bâ, a salué cette initiative conjointe mise en œuvre par le PNUD, l’UNICEF et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, avec l’appui du Fonds pour la Consolidation de la Paix :

« La régulation des médias fait face à des défis croissants dans un monde numérique en mutation. La puissance de diffusion des plateformes amplifie les risques de propagation de contenus nuisibles. Nous saluons la HAC pour sa détermination à instaurer un cadre médiatique éthique et conforme aux standards internationaux. »

Il a précisé que ce projet vise à former et sensibiliser plus de 10 000 responsables de médias, tout en mettant un accent particulier sur la participation des femmes, afin de promouvoir la cohésion sociale et la paix :

« Par vos plumes, vos reportages et vos émissions, vous avez le pouvoir de transformer des tensions latentes en opportunités de dialogue et de compréhension mutuelle. »

De son côté, le directeur de cabinet du gouvernorat, Lanfia Kouyaté, a invité les participants à suivre cette formation avec sérieux, en faisant preuve de responsabilité dans le traitement de l’information, pour contribuer à la paix et à la stabilité du pays.

Amadou Sylla / Lejour.info

📞 Tél. : 625 61 51 91

 

 

 

 

 

 

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