Répression armée à Ratoma: une cinquième victime enregistrée

Alors que les forces vives de Guinée lançaient un appel à des manifestations de protestation « pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel », le 5 septembre 2023, les pogroms ont éclaté dès le lundi 4 septembre dans la soirée. Les forces de l’ordre faisant face à des jeunes manifestants ont réprimé dans le sang sans discernement dans la commune de Ratoma, réputée fief de l’opposition et toujours en ébullition lors des manifestations en Guinée.

Ainsi dans les deux  jours, les 4 et 5 septembre, les Forces vives dont on n’a vu aucun responsable dans la rue (la manifestation étant interdite par le ministre de l’Administration du territoire, Mory Condé, un ancien militant des droits de l’homme), a déploré 4 morts, plusieurs dizaines des blessés et des arrestations. Les victimes, toutes des adolescents dont l’âge moyen est de 16 ans. Le cinquième mort est enregistré le jeudi 6 septembre. Abdoulaye Bah, 18 ans, a reçu une balle alors qu’il revenu du travail selon ses proches. Transféré au CHU d’Ignace Deen, il a succombé de ses blessures. Le drame a eu lieu à T8.

Sa mère, Kadiatou Diallo, dit que c’était son unique garçon parmi ses trois enfants. Pour la justice, elle s’en remet à celle de Dieu. Le Dieu Tout puissant qu’elle implore de punir les meurtrier de son fils.

Le jeune Abdoulaye Bah, a été inhumé le même jour dans la soirée au cimetière de Sonfonia.

Jules Barry/Le Jour