Le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a signé mardi 3 novembre un décret prononçant la radiation de 22 administrateurs territoriaux en service dans la région administrative de Siguiri. La décision a été rendue publique le soir même à la télévision nationale
Ce sont
1-Colonel Fayimba Mara, préfet de Siguiri (Matricule : 17 493 G)
2-Capitaine de police Mohamed Lamine Koita, préfet par intérim de Kintinian (Matricule : 279 756 F)
3-Capitaine de police Sory Camara, préfet par intérim de Siguirini (Matricule : 279 662 L)
4-Mamy Camara, sous-préfet de Maléa (Matricule : 320 270 J)
5-Commandant Fodé Isaac Camara, sous-préfet de Niagassola (Matricule : 20 124 AG)
6-Naman Kourouma, sous-préfet de Kiniébakoura (Matricule : 214 129 V)
7-Lieutenant-colonel Pépé Doualamou, sous-préfet de Bankon (Matricule : 17 053 AG)
8-Abou Kanté, sous-préfet de Norassoba (Matricule : 237 442 C)
9-Amadou Cissé, sous-préfet de Niandankoro (Matricule : 306 138 P)
10-Djanko Camara, sous-préfet de Nounkounkan (Matricule : 333 981 G)
11-Sous-lieutenant Ibrahima 2 Camara, préfet par intérim de Doko (Matricule : 30 441 AG)
12-Lieutenant Moussa Oularé, sous-préfet de Franwalia (Matricule : 24 394 AG)
13-Lansana Abdoulaye Kourouma, sous-préfet de Didi (Matricule : 249 853 X)
14-Sous-lieutenant Roger Lamah, sous-préfet de Kourémali (Matricule : 28 649 GN)
15-Lancei Kourouma, sous-préfet de Tomba Kansa (Matricule : 237 399 N)
16-Baba Sidibé, sous-préfet de Tomboni (Matricule : 271 532 T)
17-Lieutenant-colonel Moussa Diakité, sous-préfet de Fidako (Matricule : 19 519 AG)
18-Morlaye Soumah, sous-préfet de Djomabana (Matricule : 240 927 Y)
19-Djiba Condé, sous-préfet de Nianyanda (Matricule : 244 222 K)
20-Sous-lieutenant Almamy Konaté, en service à Koumandjanbougou (Matricule : 301 788 F)
21-Lieutenant-colonel Richard Yaradouno, sous-préfet de Naboun (Matricule : 16 521 AG)
22-Aliou Camara, préfet par intérim de Djalakoro (Matricule : 246 503 L)
Ces responsables, civils et militaires, sont accusés d’avoir favorisé l’orpaillage illégal ainsi que l’exploitation artisanale et semi-artisanale de l’or. Selon le décret, leurs agissements ont entraîné la destruction de terres cultivables, la dégradation des cours d’eau et des atteintes graves à la faune, à la flore et aux ressources halieutiques.
Cette mesure intervient après la suspension, fin octobre, des mêmes autorités par la ministre de l’Administration du territoire. Elle s’inscrit dans le cadre du durcissement de l’État contre l’exploitation anarchique de l’or dans cette zone aurifère de Haute-Guinée.
Lejour.Info