L’Algérie prend les commandes du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, après l’Ouganda
L’Algérie assure, depuis le 1er août 2026, la présidence tournante du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) pour une durée d’un mois. Elle succède à l’Ouganda, qui avait dirigé les travaux de cette instance au cours du mois de juillet, dans un contexte marqué par la persistance de plusieurs foyers de crise sur le continent.
À la tête du CPS, Alger entend placer son mandat sous le signe de la prévention des conflits et du renforcement des mécanismes africains de règlement des crises. Selon le programme arrêté par les autorités algériennes, les travaux du Conseil accorderont une attention particulière à la situation sécuritaire au Sahel, au conflit qui se poursuit au Soudan, ainsi qu’à la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, devenus des préoccupations majeures pour de nombreux États africains.
La présidence algérienne prévoit également d’intensifier les consultations entre le Conseil de paix et de sécurité, les organisations régionales et les partenaires internationaux afin de favoriser des réponses coordonnées aux défis sécuritaires. Plusieurs réunions de haut niveau et sessions de concertation sont inscrites à l’agenda du mois d’août.
Organe permanent de l’Union africaine chargé de la prévention, de la gestion et du règlement des conflits, le Conseil de paix et de sécurité joue un rôle central dans l’architecture africaine de paix et de sécurité. En assurant sa présidence tournante, l’Algérie entend réaffirmer son engagement en faveur de solutions africaines aux crises du continent, dans un contexte où les conflits armés, les transitions politiques et la menace terroriste continuent de peser sur la stabilité de plusieurs régions d’Afrique.
Lejour.info