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Kindia : après le décès d’un candidat condamné pour fraude au baccalauréat, le parquet apporte des précisions

Le décès de Mamadou Djouma Bah, candidat au baccalauréat unique session 2026 condamné pour fraude aux examens, continue de susciter de vives réactions à Kindia et au-delà. Âgé de 18 ans et élève en terminale Sciences Mathématiques au Groupe scolaire privé Souleymane Thiam, il est décédé le 21 juillet 2026 à l’hôpital régional Dr Alpha Oumar Diallo, quelques jours après sa condamnation à un mois d’emprisonnement.

Pour sa famille, cette disparition est liée à l’état de santé du jeune homme. Son père, Boubacar Bah, affirme que son fils souffrait de rhumatismes avant son incarcération et qu’il n’a jamais pu lui expliquer les circonstances de son interpellation.

« Je ne sais pas ce qui s’est réellement passé dans la salle d’examen. Mon enfant n’a pas eu le temps de m’expliquer avant d’être condamné. Il souffrait de rhumatismes et ne supportait pas le froid. Nous étions très inquiets pour son état de santé », a-t-il confié.

Toujours sous le choc, le père du défunt invite les autorités à réexaminer la situation des autres candidats condamnés dans cette affaire, estimant qu’une telle tragédie ne doit plus se reproduire.

Face aux nombreuses réactions suscitées par ce décès, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kindia, Mamadou Bhoye Diallo, a apporté sa version des faits. Se référant aux dispositions du Code de procédure pénale, il a indiqué vouloir éclairer l’opinion publique sur les circonstances entourant cette affaire.

Selon le procureur, Mamadou Djouma Bah figurait bien parmi les candidats condamnés pour fraude, mais il n’est pas décédé en détention.

« Dès que le régisseur m’a informé de la dégradation de son état de santé, il a été conduit à deux reprises à l’hôpital régional. Devant la persistance de la maladie, j’ai demandé qu’il soit remis à ses parents. Ce sont eux qui l’ont ensuite accompagné auprès de son médecin traitant, où il est malheureusement décédé », a expliqué le procureur.

Le chef du parquet précise également que la pathologie dont souffrait le jeune homme était antérieure à son incarcération.

Interrogé sur les critiques relatives à la sévérité des peines prononcées contre les candidats impliqués dans des cas de fraude, Mamadou Bhoye Diallo rappelle que le ministère public est tenu de respecter les décisions rendues par le tribunal.

« En tant que magistrat, je ne peux ni commenter ni remettre en cause une décision de justice. Le tribunal a statué en toute indépendance et nous avons estimé que la peine prononcée correspondait au minimum prévu par la loi », a-t-il déclaré.

Alors que la famille de Mamadou Djouma Bah poursuit son deuil, cette affaire relance le débat sur la prise en charge sanitaire des personnes détenues et sur l’application des sanctions judiciaires en matière de fraude aux examens nationaux. Le décès du jeune candidat continue d’émouvoir l’opinion publique guinéenne et d’alimenter les discussions autour de cette affaire.

Amadou Sylla /Lejour.Info 

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