Information libre et instantanée

Kindia : le projet « Justice et Dignité pour les Survivantes de VBG en Guinée » officiellement lancé.

 L’ONG Femmes Développement et Droits Humains en Guinée a lancé, ce vendredi 26 juin 2026 à Kindia, le projet « Justice et Dignité pour les Survivantes de VBG en Guinée ». Pendant deux jours, 15 assistants psychosociaux issus d’organisations de la société civile bénéficieront d’une formation destinée à améliorer la prise en charge des survivantes de violences basées sur le genre dans les préfectures de Conakry, Coyah et Télimélé.

Le projet « Justice et Dignité pour les Survivantes de VBG en Guinée » a été officiellement lancé ce vendredi à Kindia par l’ONG Femmes Développement et Droits Humains en Guinée. Prévu du 26 au 27 juin, cet atelier réunit 15 assistants psychosociaux issus d’organisations de la société civile de Conakry, Coyah et Télimélé afin de renforcer leurs compétences en matière d’accueil, d’écoute, d’orientation et d’assistance psychologique des survivantes de violences basées sur le genre (VBG). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le président de la délégation spéciale de Kindia, Elhadj Django Cissé, en présence du préfet de Kindia, le colonel Abdourahamane Keïta, qui ont tous deux salué cette initiative en faveur de la protection des femmes et des filles

Prenant la parole, la présidente de l’ONG Femmes Développement et Droits Humains en Guinée, Moussa Yéro Bah, a souligné que ce projet vise avant tout à restaurer la dignité des victimes. « Justice et dignité pour les survivantes de VBG, c’est le nom d’un projet qui démarre aujourd’hui en République de Guinée. Nous demandons que justice soit rendue et que la dignité des personnes victimes de violences basées sur le genre soit respectée, parce qu’une personne sans dignité, c’est comme une personne qui n’est pas en vie », a-t-elle déclaré.

Elle a précisé que cette initiative est soutenue depuis trois ans par l’Agence française de développement (AFD) et portée par l’IPPF Africa Région en collaboration avec les femmes juristes ivoiriennes. « C’est un projet sous-régional qui ne se réalise pas uniquement en Guinée. Nous avons choisi Kindia pour son positionnement entre Conakry, Coyah et Télimélé, où le projet sera mis en œuvre », a-t-elle expliqué.

Selon elle, la formation constitue une étape essentielle pour garantir une meilleure prise en charge des survivantes. « Nous démarrons par un atelier parce qu’il faut renforcer les capacités des personnes qui seront en contact avec les survivantes. Une victime a besoin d’être bien écoutée, bien encadrée, elle n’a pas besoin d’être jugée. C’est pourquoi nous voulons former ces 15 assistants psychosociaux à l’écoute, à l’accueil, au conseil et à l’orientation des survivantes de violences basées sur le genre », a-t-elle indiqué.

Revenant sur le parcours de son organisation, Moussa Yéro Bah a rappelé que l’ONG, créée en 2013 et agréée en 2016, a déjà accompagné plus de 800 femmes victimes de violences. « Nous avons des antennes à Coyah, Télimélé, Labé et Kindia. Nous allons également poursuivre notre implantation afin de renforcer notre présence sur le terrain. Nos actions portent sur la lutte contre les violences basées sur le genre, la promotion des droits humains et l’autonomisation des femmes, car une personne qui n’est pas autonome ne peut pas véritablement défendre ses droits », a-t-elle affirmé, avant d’inviter les participants à suivre avec attention les différents modules de formation.

Parmi les bénéficiaires de cet atelier figure Fatoumata Camara, présidente du Club des jeunes filles leaders de Coyah. Elle s’est réjouie de prendre part à cette session de renforcement de capacités.

« Je suis très heureuse d’être là, surtout que je viens de Coyah. Dans notre localité, nous sommes confrontés à de nombreux cas de violences, notamment les viols et les mutilations génitales féminines, avec une prédominance des cas de viol. J’invite tous les jeunes et l’ensemble de la population de Coyah à unir leurs efforts pour éradiquer ce fléau, car ensemble, nous irons plus loin », a-t-elle lancé.

 

Amadou Sylla/ Lejour.Info 

Tél. : 625 61 51 91