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Édito : Cheick Yérim Seck, ou l’autopsie d’un «militant volontaire» devenu pamphlétaire à gages. (Par Billy Keita, La tribune du GMD)

Septembre 2021 : «Je défends le CNRD par devoir patriotique ». Mai 2026 : deux chroniques au vitriol contre Doumbouya. Qu’est-ce qui n’a pas marché, « Monsieur Principes » ?

L’aveu du 29 septembre 2021. Ce jour-là, dans les GG, Cheikh Yérim Seck est formel. Devant Tamba Zakaria Millimouno et Moussa Moïse Sylla, il jure : « Je milite en toute indépendance […] Mon engagement ne dépend ni d’un ordre, ni d’un intérêt personnel. » Il se drape dans la toge du patriote désintéressé. Il traite l’accusation de « mercenaire de la plume » par le mépris.

L’Histoire vient de siffler la fin de la récréation.

Mai 2026, le retournement de veste est télévisé. Deux chroniques. Deux attaques frontales contre le même CNRD qu’il «accompagnait par devoir » en 2021. Même régime. Même Président Doumbouya. Mais plus le même Yérim. Alors une question, simple, brutale, légitime : Qu’est-ce qui n’a pas marché, journaliste charognard ?

Hypothèse N°1 : Le contrat n’a pas été accepté.

En 2021, tu « militais volontairement ». En 2026, tu «dénonces courageusement ». Entre les deux, il y a 5 ans de silence radio sur les barrages, les routes, Simandou. Et puis soudain, la plume se réveille. *Dis-nous, Yérim : la conviction a-t-elle une date de péremption ? Ou juste un carnet de commandes ?

Hypothèse N°2 : TAMBA avait raison. Le 29 septembre 2021, Tamba Zakaria Millimouno lâche le mot : «mercenaire de la plume». Tu t’en offusques. Mai 2026 te donne tort à toi-même. Car un homme de principes ne change pas de principes quand le vent tourne. Il change de principes quand le chèque n’arrive plus. L’histoire t’a mis à nu. Tu n’es pas un éditorialiste. Tu es un prestataire.

Hypothèse N°3 : Tu as pris les guinéens pour des amnésiques. Tu pensais qu’on avait oublié l’émission des GG. Erreur. Internet a de la mémoire, et Banko a des archives. Tu as dit « même lorsque le CNRD ne demande rien, je considère qu’il est de mon devoir patriotique d’accompagner ». Aujourd’hui tu attaques. Donc soit le CNRD t’a demandé d’attaquer, soit ton «devoir patriotique» est à géométrie variable. Dans les deux cas, tu mens. En 2021 ou en 2026. Choisis ta date.

Le verdict de la rue de Conakry à Dakar. Un «mercenaire de la plume » classique, on le paie pour écrire. Un «mercenaire de la plume» atypique comme toi, on le paie pour se taire, puis pour crier quand on arrête de payer. Tamba ne s’était pas trompé. Il avait 5 ans d’avance.

La question que tout le peuple pose. Combien vaut une conviction chez Yérim Seck ? Combien vaut un «devoir patriotique» quand le «patriote »_ est Sénégalais, condamné 3 fois pour diffamation au Sénégal, et qu’il vient donner des leçons de gouvernance à la Guinée ?

Tu voulais qu’on te prenne pour un intellectuel engagé. Tu as fini comme une girouette. Une girouette qui grince. Et chaque grincement dit la même chose : «mercenaire».

Proverbe soussou : « Woula moukhi kha lan, a kolon » « Quand le voleur n’a pas honte, c’est qu’il connaît la maison. » Yérim, tu connais trop bien la maison Guinée. C’est pour ça que tu n’as plus honte.

 

Signé : La Tribune du GMD.

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