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Éducation : le divorce est désormais acté entre les syndicats

Le paysage syndical de l’enseignement guinéen vient de franchir un point de non-retour. Ce samedi 11 avril, l’enceinte de la Bourse du travail a servi de cadre à une annonce attendue, mais néanmoins brutale : la rupture officielle entre la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE), le Syndicat national de l’éducation (SNE) et le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG).

Une rupture de méthode

L’annonce, portée par le leader de la FSPE, Cécé Balamou ne laisse guère de place à l’ambiguïté. En conditionnant toute reprise de collaboration à un changement radical de posture de la part du SLECG d’Aboubacar Soumah, les deux autres organisations agissent une scission profonde. Ce n’est plus seulement une divergence d’opinions qui les sépare, mais une opposition frontale sur la « manière de procéder ».

Une question

Cette fragmentation, que nous avions déjà largement anticipée dans nos éditions précédentes, souligne l’incapacité des structures représentatives à maintenir un front uni face aux défis du secteur. Là où la cohésion était autrefois de mise, règne désormais une méfiance institutionnalisée. En tournant ainsi le dos au SLECG, la FSPE et le SNE isolent une partie de la base et redessinent les rapports de force avec les autorités de tutelle.

Le divorce est désormais consommé, laissant le corps enseignant face à une représentation plus atomisée que jamais.

Asmaou Bah/Lejour.Info