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RDC : LA PEINE DE MORT REQUISE CONTRE L’ANCIEN PRÉSIDENT JOSEPH KABILA

Kinshasa, 22 août 2025 – En République démocratique du Congo (RDC), un tournant judiciaire majeur a eu lieu ce vendredi soir. Le procureur de la République a requis la peine de mort contre l’ancien président Joseph Kabila, poursuivi par contumace devant la Haute Cour militaire.

L’ancien chef de l’État, qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019, est accusé de complicité avec la rébellion du M23/AFC, un mouvement armé actif dans l’Est du pays et soupçonné d’être soutenu militairement et financièrement par le Rwanda. Selon l’accusation, Joseph Kabila aurait entretenu des relations de collusion avec les rebelles, compromettant ainsi la souveraineté et la sécurité nationale.

Parmi les charges retenues figurent la trahison, le complot, les crimes de guerre, les viols et l’apologie d’actes criminels. Le ministère public affirme que ces infractions auraient été commises ou favorisées durant et après son mandat présidentiel. Le parquet souligne que ces crimes relèvent de la juridiction de la Haute Cour militaire et justifient la réquisition de la peine capitale.

Le procès se déroule en l’absence de Joseph Kabila, qui ne s’est pas présenté devant la justice congolaise et n’a pas assuré de défense officielle. Cette situation renforce la tension autour de l’affaire, certains y voyant une décision éminemment politique, tandis que d’autres estiment qu’il s’agit d’une étape nécessaire pour lutter contre l’impunité des anciens dirigeants.

Cette réquisition intervient dans un contexte sécuritaire explosif à l’Est de la RDC, où le M23/AFC poursuit ses offensives malgré les efforts de l’armée congolaise et de ses alliés régionaux. Pour les observateurs, ce procès pourrait avoir des conséquences considérables sur l’avenir politique congolais, en particulier sur la place qu’occuperont les anciens dignitaires du régime Kabila dans le paysage national.

La décision finale de la Haute Cour militaire est très attendue. Elle pourrait non seulement redéfinir le rapport entre justice et politique en RDC, mais aussi peser sur les équilibres régionaux, alors que les tensions entre Kinshasa et Kigali restent vives.