Il y a des images qui valent mille discours. Il y a des gestes qui enterrent mille théories.
Cette photo. Devant des milliers de personnes, le Président Mamadi Doumbouya serre un compatriote dans ses bras. Un câlin. Simple, vrai, humain. Et sur le visage de cet homme anonyme, on lit le bonheur le plus pur du monde. Le bonheur d’être reconnu non comme Malinké, Peulh, Soussou, Guerzé ou Kissi, mais comme Guinéen.
Ce câlin est une doctrine. C’est un message d’État.
L’identité qui nous lie
Pourquoi Dieu nous a-t-il réunis sur ces 245.857 km² ? Regardez vos documents. Sur votre passeport, sur votre carte d’identité, sur votre acte de naissance, il n’est écrit nulle part « Nationalité Peulh » ou « Nationalité Malinké ». Il est écrit, en lettres d’or et de sang : Nationalité Guinéenne.
C’est tout. C’est notre seul et unique parti politique naturel.
Le 5 septembre 2021, jour de la rectification institutionnelle, le Colonel devenu Général avait prononcé la phrase qui doit désormais servir de serment national pour chaque citoyen. Je le cite : Ce dont nous avons besoin, c’est de l’engagement, de l’amour de son prochain, de l’amour de son frère, de son frère qui est à ses côtés. Je voudrais que vous tuiez l’ethnocentrisme dans notre pays. »
Tuer l’ethnocentrisme. L’ordre est militaire. L’exécution doit être civique.
L’amour du prochain fondement divin et républicain
Militants, administrateurs, soutiens et même contradicteurs du Président Doumbouya, écoutez ceci : Vous trahissez le Président chaque fois que vous tenez un propos ethnocentriste pour le défendre. Vous souillez ce câlin.
Notre peuple, dans sa sagesse ancestrale, l’avait déjà dit :
Proverbe Malinké : Kolo kelen té sinbon siri » – Une seule main ne ramasse pas la farine. On a besoin de l’autre.
Proverbe Peulh : « Gooto, gandal ana wayla no gawri » – Une seule personne, sa connaissance est comme une herbe qui change avec le vent.
Seule l’union fait la force. Et le Livre Saint tranche définitivement ce débat mortifère : Coran, Sourate 49, Verset 13 : « Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. »
Dieu n’a pas créé les tribus pour qu’elles se haïssent, mais pour qu’elles s’entre- connaissent.
Le président de tous.
Mamadi Doumbouya a compris cela. Il est le Président de tous les Guinéens.
Le Président de celui qui le soutient.
Le Président aussi de celui qui le contredit.
Le Président du berger du Fouta et du pêcheur de la Basse-Côte.
Le Président du cultivateur de la Guinée Forestière et du commerçant de la Haute-Guinée.
Il nous a montré le chemin du vivre-ensemble. À nous, maintenant, de le suivre. Guinéens, tuons l’ethnocentrisme. Pas demain. Aujourd’hui.
La Guinée est une famille. Et une famille ne se divise pas.
Par Billy Keita, Auteur de l’ouvrage Dans la tête du Général Mamadi Doumbouya.
Analyste Politique