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BCRG : des revendications syndicales jugées excessives malgré d’importants acquis sociaux

Le préavis de grve déposé par la délégation syndicale de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) suscite un vif débat.

Selon la direction, cette mobilisation intervient alors que l’immense majorité des revendications antérieures a déjà été satisfaite et que les agents bénéficient de conditions de rémunération parmi les plus avantageuses du pays.

La rémunération minimale à la BCRG dépasse 250 millions de GNF par an (plus de 20,8 millions de GNF par mois), après plusieurs revalorisations salariales successives entre 2021 et 2026, dont une hausse exceptionnelle de 55,84 % en 2023.

À cela s’ajoutent des avantages importants, notamment une avance de deux années de salaire remboursable sur dix ans sans intérêts, ainsi que la mise en œuvre de nombreuses mesures sociales : réintégration des cadres en fin de détachement, évacuations sanitaires, accompagnement des grands malades et subvention de la cantine.

Malgré ces importants acquis, les syndicalistes réclament une prime de rentrée équivalente à deux mois de salaire, un 14ᵉ mois de salaire, une prime d’habillement équivalente à trois mois de salaire, une prime équivalente à un mois de congés payés et une prime d’intéressement représentant 10 % des bénéfices de la Banque.

Pour la direction, qui rappelle que les résultats de la BCRG sont fragiles, ces demandes sont disproportionnées et sans équivalent sur le marché guinéen.

Cette attitude radicale des syndicalistes serait davantage liée aux prochaines élections syndicales qu’à une dégradation des conditions de travail.

Selon plusieurs experts contactés, ce préavis de grève soulève des interrogations quant au respect des procédures prévues par le Code du travail.

Tout en rappelant que le droit de grève est garanti, la BCRG affirme que la continuité des missions essentielles de la Banque devra être assurée, notamment par le respect du service minimum et, si nécessaire, par la réquisition des personnels indispensables.

 

Billy Keita, citoyen en méditation mais passi 

 

Cet article étant une contribution n’engage pas la Rédaction