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Plus de 6600 agents radiés de la fonction publique dans le cadre d’une vaste opération d’assainissement

Le gouvernement guinéen poursuit son offensive contre les irrégularités au sein de l’administration publique. Dans un communiqué publié le mardi 30 juin, le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, a annoncé la radiation de 6 678 agents de l’État pour diverses irrégularités administratives, à l’issue d’un vaste processus de contrôle engagé par son département.

Selon le ministre, les agents concernés ont été radiés pour des motifs tels que l’abandon de poste, des absences prolongées et injustifiées, des cas de décès non déclarés ainsi que d’autres situations jugées incompatibles avec le maintien dans les effectifs de la fonction publique. Les autorités assurent que ces décisions résultent d’enquêtes minutieuses menées dans le cadre de la modernisation de la gestion des ressources humaines de l’État.

Cette mesure s’inscrit dans une réforme plus large visant à assainir le fichier de la fonction publique, à renforcer la transparence dans la gestion administrative et à mieux maîtriser la masse salariale. Le ministère met notamment en avant l’utilisation d’un système informatisé de contrôle permettant de détecter les anomalies liées au statut et à la situation administrative des agents publics.

Depuis plusieurs mois, le département dirigé par Faya François Bourouno multiplie les opérations de vérification. En mai dernier, des centaines d’agents avaient déjà été suspendus pour des irrégularités présumées, tandis que les autorités faisaient état d’économies importantes réalisées grâce à la lutte contre les agents fictifs et les anomalies dans le fichier de l’administration.

À travers cette nouvelle vague de radiations, le gouvernement réaffirme sa volonté de bâtir une administration publique « moderne, efficace, intègre et résolument tournée vers le service aux citoyens ». Le ministère appelle par ailleurs l’ensemble des fonctionnaires à faire preuve de responsabilité, de professionnalisme et de respect des obligations liées au service public, estimant que ces réformes sont indispensables pour restaurer la confiance des citoyens envers l’administration.

 

Fatoumata Camara/Lejour.Info