Les examens nationaux de la session 2026 ont officiellement débuté ce lundi 15 juin sur toute l’étendue du territoire national. Cet événement majeur du système éducatif guinéen mobilise les autorités administratives, les acteurs de l’éducation, les forces de sécurité ainsi que les parents d’élèves autour d’un même objectif : garantir des évaluations crédibles, transparentes et équitables.
Cette année, près de 500 000 candidats sont concernés par les différents examens nationaux. Selon les statistiques communiquées par les services éducatifs, ils sont environ 496 395 élèves à se présenter aux examens de fin d’année, répartis entre l’examen d’entrée en 7e année, le Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) et le Baccalauréat unique.
Une mobilisation nationale
Pour le ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, l’organisation des examens constitue l’une des plus importantes opérations administratives de l’année. À quelques heures du lancement des premières épreuves, le ministre Alpha Bacar Barry a assuré que toutes les dispositions avaient été prises afin de garantir le bon déroulement du processus sur l’ensemble du territoire national.
Des milliers de surveillants, délégués, correcteurs et encadreurs ont été mobilisés. Les sujets ont été acheminés vers les différentes régions administratives sous haute surveillance afin d’éviter toute fuite ou tentative de fraude.
Répartition des candidats par catégorie
Les candidats sont répartis entre trois grands examens :
L’examen d’entrée en 7e année, qui sanctionne la fin du cycle primaire ;
Le Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), qui marque la fin du collège ;
Le Baccalauréat unique, porte d’entrée vers l’enseignement supérieur.
Ces examens concernent des centaines de milliers d’élèves issus des établissements publics, privés et franco-arabes à travers les huit régions administratives du pays ainsi que la zone spéciale de Conakry.
Des mesures renforcées contre la fraude
Afin de préserver la crédibilité des examens, le ministère a renforcé les mécanismes de contrôle. Les téléphones portables et autres appareils électroniques sont interdits dans les centres d’examen. Les surveillants ont reçu des consignes strictes concernant le respect des règles et la lutte contre les pratiques frauduleuses.
Les autorités ont également insisté sur la responsabilité des chefs de centres, des délégués et des enseignants afin d’éviter tout incident susceptible de compromettre la sincérité des résultats.
Sécurisation des centres d’examen
Des dispositifs de sécurité ont été déployés autour des centres d’examen. Les forces de défense et de sécurité sont chargées de sécuriser les sites, les sujets et les copies d’examen. Cette mesure vise à prévenir les perturbations et à garantir un environnement serein pour les candidats.
Par ailleurs, les autorités locales ont été associées à l’organisation afin d’assurer une coordination efficace entre les services de l’éducation et les administrations déconcentrées.
Vers des examens crédibles et apaisés
Au-delà de la simple évaluation scolaire, les examens nationaux constituent un test pour la gouvernance du système éducatif guinéen. Le gouvernement entend faire de cette session 2026 une référence en matière de transparence et de rigueur.
Pour les candidats, ces épreuves représentent l’aboutissement de plusieurs années d’efforts et ouvrent la voie à de nouvelles étapes de leur parcours académique. Dans les écoles, les familles et les centres d’examen, l’espoir est désormais tourné vers des résultats à la hauteur des sacrifices consentis tout au long de l’année scolaire.
Les prochaines semaines permettront de mesurer l’efficacité du dispositif mis en place et de confirmer l’ambition affichée par les autorités : organiser des examens crédibles, inclusifs et exempts de fraude sur l’ensemble du territoire national.
Alpha Barry