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« Si ma candidature n’est pas retenue, ce qui est arrivé au Mali va se passer au Niger » (Hama Amadou)

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L’ancien président de l’Assemblée nationale, Hama Amadou, a été investi le 19 septembre par ses partisans comme candidat à l’élection présidentielle au Niger. Face à un code électoral qui pourrait faire rejeter sa candidature, l’opposant a clairement brandi la menace d’un soulèvement populaire.
L’opposant Hama Amadou (photo) a été investi en tant que candidat à l’élection présidentielle du 27 décembre prochain au Niger, par une frange de son parti politique, le Mouvement démocratique nigérien pour une fédération africaine (Moden-Fa Lumana Africa).
« Le congrès décide d’investir son excellence Hama Amadou à la prochaine élection présidentielle », apprend-on dans un communiqué rendu public par ses partisans.
L’opposant qui a fait l’objet en 2017 d’une condamnation à un an de prison ferme dans une affaire de trafic de bébés, affirme jouir de tous ses droits civiques et que rien ne peut l’empêcher de se présenter à la présidentielle.
Toutefois, le nouveau code électoral, d’ailleurs contesté par l’opposition, interdit à toute personne, condamnée à une peine d’un an de prison ferme, de participer à une élection et de diriger un parti politique.
« Si ma candidature n’est pas retenue par la Cour constitutionnelle, ce qui est arrivé au Mali va se passer au Niger », a déclaré Hama Amadou après son investiture.
Bien que déterminé à être candidat à l’élection présidentielle au Niger tout en brandissant le spectre d’un soulèvement populaire, Hama Amadou, ne fait cependant pas l’unanimité au sein de sa formation politique.
Le samedi 19 septembre 2020, deux congrès parallèles de factions rivales du parti Moden-Fa Lumana Africa se sont tenus dans la ville de Dosso à 140 kilomètres, à l’est de Niamey. Le congrès des partisans de Hama Amadou s’est tenu dans la salle de réunion du gouvernorat et celui de Noma Oumarou, président par intérim sortant dans un hôtel de la ville.
A l’issue des deux Congrès, Hama Amadou a été investi candidat du parti à l’élection présidentielle par ses partisans. Tandis que Noma Oumarou a été, de son côté, élu président du parti avec les pleins pouvoirs au bureau politique chargé de désigner le candidat à la présidentielle au nom de Moden-Fa Lumana Africa.
Ce bicéphalisme à la tête du parti constitue également un autre obstacle que devra surmonter l’opposant, âgé de 70 ans, ancien président de l’Assemblée nationale du Niger de 2011 à 2015, et deux fois Premier ministre.
Une quinzaine de candidats à l’élection présidentielle au Niger ont déjà été investis par leurs formations politiques, dont l’ancien ministre de l’Intérieur Bazoum Mohamed, pour le compte du parti au pouvoir le PNDS, l’ancien président Mahamane Ousmane, l’ancien président de la transition militaire de 2010-2011 le général Salou Djibo, et l’ancien ministre des Affaires étrangères, Ibrahim Yacoubou.
AgenceEcof

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