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RDC: accord pour un « cessez-le feu immédiat » dès vendredi

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La RDC accuse le Rwanda de soutenir la rébellion du M23, ce que Kigali conteste.

Un accord a été trouvé pour un « cessez-le-feu immédiat » dès vendredi à 18 heures dans l’Est de la République démocratique du Congo, à l’issue d’un mini-sommet à Luanda mercredi, a annoncé le ministre angolais des Affaires étrangères.

Le président congolais Félix Tshisekedi y était notamment réuni avec le ministre rwandais des Affaires étrangères Vincent Biruta, en l’absence du président Paul Kagame, pour tenter de mettre fin aux récentes tensions dans l’est de la RDC et après l’échec d’un accord de cessez-le-feu conclu en juillet.

Les parties se sont également accordées pour exiger « le retrait immédiat des rebelles du M23 des zones occupées », a précisé le ministre Tete Antonio, à l’issue de la réunion. Les délégations étaient reçues par le président angolais et médiateur désigné par l’Union africaine, Joao Lourenço.

L’est de la RDC est en proie depuis près de 30 ans aux violences de groupes armés, pour beaucoup héritées de guerres qui ont ensanglanté la région dans le sillage du génocide rwandais de 1994.

Après une accalmie, la région connaît un regain de tensions depuis fin octobre. Les rebelles du M23 (« Mouvement du 23 mars »), ancienne rébellion tutsi qui a repris les armes fin 2021 en reprochant à Kinshasa de ne pas avoir respecté des accords sur la démobilisation de ses combattants, ont pris du terrain en avançant sur Goma (est).

La RDC accuse le Rwanda de soutenir cette rébellion, ce que Kigali conteste systématiquement. Kinshasa a affirmé mardi qu’il était « hors de question » de discuter avec les rebelles du M23 avant leur retrait des zones qu’ils occupent dans l’est du pays.

Un cessez-le-feu avait été conclu en juillet à Luanda. Mais l’accord entre les chefs d’Etat des deux pays voisins avait été immédiatement violé sur le terrain.

Le chef d’Etat burundais, également président de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), Évariste Ndayishimiye, était présent à Luanda ainsi que l’ex-président kényan, Uhuru Kenyatta, en tant que facilitateur de l’EAC pour la paix en RDC.

Les sept pays de l’organisation – Burundi, Kenya, Ouganda, RDC, Rwanda, Soudan du Sud, Tanzanie – ont décidé en juin de l’envoi d’une force régionale en cours de déploiement. L’EAC a pour sa part annoncé de prochaines discussions de paix à Nairobi.

AFP