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Qui est Moncef Slaoui, ce Belgo-Marocain devenu « tsar du vaccin » au service de Donald Trump face au coronavirus ?

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« Un des hommes les plus respectés au monde dans la production et la formulation de vaccins ». C’est ainsi que Donald Trump a présenté Moncef Slaoui alors qu’il annonçait sa nomination à la tête de l’opération « Wrap Speed ».

Le belgo-marocain a été chargé par le locataire de la Maison-Blanche de la quête d’un vaccin contre le coronavirus. La désignation de l’immunologiste âgé de 60 ans n’a pas surpris dans le milieu scientifique au vu de sa carrière.

Des études à l’ULB puis à Harvard

Né au Maroc, Moncef Slaoui développe un intérêt particulier pour la médecine après le décès de sa soeur de la coqueluche. Ne réussisant pas à entrer dans une université française, il entame des études de biologie en Belgique, à l’université libre de Bruxelles (ULB). Après un doctorat en biologie moléculaire et en immunologie, l’homme se rend à Harvard pour prolonger ses études. Il revient toutefois en Belgique par la suite où il enseigne à l’ULB et à l’UMons. Mais il opte finalement pour le privé et entre chez SmithKline RIT (qui fait maintenant partie du groupe GSK). Moncef Slaoui va gravir les échelons pendant trente ans, jusqu’à devenir le président du département vaccins et, ensuite, le le numéro 2 du géant pharmaceutique britannique.

Son apport dans le domaine pharmaceutique est incontestablement important. Il a notamment développé des vaccins contre la gastro-entérite, contre Ebola et contre le cancer de l’utérus. Des découvertes et une position au sein de l’entreprise GSK qui lui valent de figurer parmi les cinquante personnalités qui changent le monde dans le magazine « Fortune ». L’immunologiste quitte toutefois GSK en septembre 2017 pour rejoindre la société Medicxi.

Une nomination qui crée la polémique

Le voilà désormais aux côtés de Donald Trump, devant la Maison-Blanche, pour présenter son nouveau défi de taille: trouver un vaccin contre le covid-19 en un temps record (d’ici janvier 2021). « Je crois que ces objectifs sont très crédibles, assure toutefois Moncef Slaoui, prenant la parole après le président américain. Je crois également qu’ils sont extrêmement difficiles. Toutefois, j’ai confiance en notre équipe pour les mettre en oeuvre. »

Le « nouveau tsar du vaccin » ne fait toutefois pas l’unanimité aux Etats-Unis. Plusieurs personnalités politiques pointent du doigt un conflit d’intérêt dans sa nomination. La sénatrice démocrate, Elizabeth Warren, souligne ainsi que l’homme détiendrait toujours actuellement des actions (équivalant à plus de 10 millions de dollars) chez Moderna, une société de biotechnologie ayant elle-même lancé les essais pour un vaccin contre le coronavirus.

Source: dhnet.be

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