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Niger : Hama Amadou entendu par la police

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Accusé d’être à l’origine des troubles que connait le pays, le principal opposant nigérien s’est présenté à la police.

Depuis quelques jours, le domicile de l’ancien président de l’Assemblée nationale et ancien Premier ministre, Hama Amadou, était quadrillé par les forces de l’ordre qui étaient à sa recherche.

Des sources gouvernementales indiquaient même que l’opposant était en fuite. Mais Hama Amadou s’est rendu de lui-même ce vendredi matin à la police judiciaire de Niamey et est en train d’y être entendu.

Le jeudi (26.02), le ministre nigérien de l’Intérieur, Alkache Alhada, a clairement accusé le président du Moden/FA Lumana d’être l’instigateur des violences de ces derniers jours.

« Est-ce que c’est Hama qui a dit qu’il a gagné les élections ? Même si c’est pour les propos de campagne, de manière réciproque, chacun en a tenus. Bazoum a tenu des propos dans lesquels il a dit carrément qu’il va gagner et que celui qui contesterait sa victoire, il va l’écraser. Avant cela, des militants, des ténors du PNDS se sont exprimés au cours des meetings pour recommander, pour exciter leurs militants à voler. Le vol a été commis. Les preuves sont là. Ceux-là ne sont pas inquiétés », fulmine l’un de ses avocats, maître Boubacar Mossi, qui a assisté à l’audition de son client.

Fermeté

« Hama Amadou a appelé au meurtre, à la violence et a tenu des propos racistes inacceptables, à la limite de la xénophobie », a ajouté le ministre de l’Intérieur, Alkache Alhada.

Celui-ci accuse aussi l’opposant d’avoir attaqué les origines arabes de Mohamed Bazoum.

Pour sa part, Boubacar Sabo, secrétaire aux élections du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS-TARAYYA) au pouvoir met en garde les auteurs des actes de destruction d’édifices publics qui ont eu lieu ces derniers jours à Niamey.

« La destruction des biens publics ne peut que retarder notre pays. Et c’est le problème de l’opposition. Ils ne veulent pas voir ces infrastructures et ils trouvent un malin plaisir à les détruire. Dans tous les cas, la loi sera appliquée à tout contrevenant, ou à toute personne qui sera prise en flagrant délit en train de détruire les édifices publics », met il en garde.

Plusieurs opposants, notamment les partisans de l’ancien président Mahamane Ousmane, ont été arrêtés. Parmi eux, le général Moumouni Boureima, l’ancien chef d’état-major des Forces armées nigériennes sous le président défunt Tandja Mahamadou.

Par ailleurs, l’accès au réseau internet était toujours très réduit, voir coupé dans tout le pays.

DW

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