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Mali: la Cédéao lève les sanctions imposées depuis le coup d’État du 18 août

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C’est la fin de l’embargo qui pesait sur le Mali depuis le coup d’État du 18 août contre le président Ibrahim Boubacar Keïta. La communauté des États ouest-africains a annoncé la levée des sanctions.

La déclaration des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) sur le Mali a été rendue publique ce mardi 6 octobre en fin de matinée. La déclaration est signée du président ghanéen, Nana Akufo-Addo, actuellement président en exercice de la Cédéao, qui dit que, prenant « en compte les avancées notables vers la normalisation constitutionnelle, les chefs d’État décident de la levée des sanctions sur le Mali ».

Jean-Claude Kassi Brou, président de la commission de la Cédéao, explique plus en détail pourquoi les sanctions politiques et économiques contre le Mali, ont été levées : « Quand on évalue la situation, les actes de la transition ont été effectivement finalisés. Il s’agissait d’avoir un président civil avec un président de la transition et un Premier ministre de la transition civile. »

Concrètement, le trafic aérien va pouvoir reprendre. On pourra de nouveau voyager de Bamako vers les pays de la sous-région et vice versa. Les flux financiers reprennent également, c’est la fin du blocage économique.

Le nouveau Premier ministre malien, Moctar Ouane, a beaucoup contribué à cette levée des sanctions. Il est resté, ces derniers jours, accroché au téléphone avec des chefs d’État de la sous-région et il a participé à la prise de décisions, au Mali, facilitant cette levée des sanctions.

En outre, la publication de la charte de transition qui a tenue en compte les exigences de la Cédéao autour des prérogatives du vice-président, chef de la junte, a également pesé dans la balance.

Désormais, l’institution sous-régionale a une autre préocupation : les personnalités civiles et militaires arrêtées depuis le coup d’État. « Cela fait pratiquement 48 jours qu’ils sont en détention. Nous avons eu le privilège de les rencontrer, ils sont en bonne santé, mais évidemment, il est important qu’ils puissent être libérés et qu’ils puissent retourner chez eux », dit Jean-Claude Kassi Brou.

Pour évoquer ce sujet, mais pour également marquer le soutien de la sous-région à la transition politique, le chef de l’État du Ghana, devrait faire un déplacement au Mali cette semaine.

RFI

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