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Alpha Condé, président de la Guinée: «Je ne suis pas un dictateur»

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En exclusivité sur RFI et France 24, Alpha Condé affirme qu’il ne cherche pas à faire une présidence à vie. Suite à un changement de Constitution, le chef de l’État guinéen brigue un troisième mandat à la présidentielle du 18 octobre prochain. Mais il affirme : « C’est extraordinaire que je sois considéré comme un dictateur antidémocrate. Je suis un démocrate. »

Alpha Condé affirme que son passé plaide pour lui. Interrogé sur l’ambition d’une présidence à vie que lui prêtent ses adversaires, il répond que, depuis 44 ans, il se bat pour la démocratie. « J’ai fait de la prison sous Sékou Touré. J’ai gagné les élections de 1993. Si j’avais voulu être président à vie, j’aurais pris le pouvoir [avec le soutien des militaires] dès 1993 », affirme-t-il.

S’il est réélu le 18 octobre pour un troisième mandat, est-ce que ce sera son dernier mandat ? Le président sortant, qui est âgé de 82 ans, élude la question et affirme que, pour le 18 octobre, il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant… [de l’avoir tué]. Sous entendu : il ne faut pas crier victoire trop vite.

A la question : « Reconnaitrez vous le cas échéant votre défaite ? », il répond : « Je suis un démocrate. » Sans jamais citer le nom de son principal adversaire, Cellou Dalein Diallo, il l’attaque sans ménagement en l’accusant d’avoir été un « fossoyeur » de l’économie guinéenne à l’époque où il était le Premier ministre du président Lansana Conté.

Alpha Condé : "Je ne suis pas un dictateur, je suis un démocrate"

A ceux qui lui reprochent d’instrumentaliser la question ethnique, le chef de l’État guinéen réplique avec véhémence que c’est faux, qu’il est panafricain et qu’encore une fois, son passé plaide pour lui. Il affirme que, quand il s’opposait à Sékou Touré, beaucoup de Malinkés lui reprochaient sa proximité avec les Peuls.

Enfin, 11 ans après le massacre dans le stade du 28 septembre à Conakry, Alpha Condé pense que le procès des assassins présumés aura lieu. Le temps, précise-t-il, que le tribunal ad hoc soit construit… avec l’aide des donateurs.

RFI

Hamed Diallo recherché par la police et banni dans sa communauté est en fuite…

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Reconverti en chrétien alors qu’il est musulman peul, et aussi homosexuel, Hamed Diallo est activement recherché par la police. Selon nos sources, il aurait quitté le pays. Enquête

Hamed Diallo est activement recherché par la police guinéenne. Pour cause, on le rappelle dans nuit du 5 juillet 2019, Tamba son travailleur qui l’assiste pour la tenue de sa boutique, sise au marché de Matoto, l’a surpris en plein ébat sexuel avec son partenaire, un Blanc. L’acte s’est passé ce 5 juillet 2019 donc  au domicile de Hamed Diallo à 20 heures, nous apprend-on, dans le quartier Dabompa, commune de Matoto.

Déjà, Hamed Diallo, musulman de naissance, et issu de la communauté peule, fortement islamisée, a eu le courage depuis son village de se reconvertir en chrétien. Un acte répréhensible et condamné chez les Peuls. Conséquent, le jeune homme a été banni par sa famille et sa communauté.

Et voici on découvre son homosexualité, de surcroit avec un Blanc, chose intolérable en Guinée. La police est à sa recherche surtout qu’on l’a pris en flagrant délit. Cela a suscité une vive colère dans le voisinage et même dans son milieu professionnel, le marché de Matoto, deuxième centre commercial de la capitale, Conakry.

Hamed Diallo demeure introuvable, certains affirment qu’il aurait quitté le pays pour se mettre en sécurité.

A suivre..

Algérie : pourquoi le régime a-t-il fléchi?

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Contraint par un soulèvement populaire sans précédent, déclenché le 22 février 2019, le Président Bouteflika a décidé de se retirer de la course électorale, de reporter les élections sine die, tout en promettant une

Afrique : l’enseignement privé est-il vraiment réservé aux riches ?

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Dans son livre « The Beautiful Tree », James Tooley a étudié le secteur de l’éducation de nombreux pays pauvres, notamment l’Inde, le Nigeria, le Ghana, le Kenya et la Chine. Il constate que les responsables de l’éducation publique n’ont pas toujours connaissance de l’existence d’écoles privées pour les pauvres. L’enseignement privé est généralement considéré comme un luxe pour les riches.

Mali : Amadou Koufa est toujours en vie, selon une vidéo obtenue par France 24

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Le chef de la composante Peul du groupe jihadiste JNIM, dépendant d’AQMI et d’Al Qaeda centrale, avait été annoncé mort par les autorités françaises et maliennes en novembre 2018.

Macky Sall déclaré vainqueur de la présidentielle au Sénégal

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Macky Sall a été donné vainqueur de l’élection présidentielle sénégalaise avec 58,27 % des votes, selon les résultats officiels provisoires publiés jeudi par la Commission nationale de recensement des votes (CNRV).

Hôtellerie et tourisme: la Guinée face aux enjeux du développement du secteur touristique

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Le ministre d’État, ministre du Tourisme, de l’Hôtellerie et de l’Artisanat a pris part, ce mercredi à une conférence axée sur le ‘’tourisme en Guinée un levier de développement inexploité « .

Compte rendu du Conseil des ministres du 28 février 2019

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Conakry, le 28 Février 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 28 Février 2019 avec l’ordre du Jour suivant :

Guinée: l’UE interpelle le gouvernement sur le décès de l’opposant Mamadou Oury Barry

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L’Union européenne interpelle le gouvernement guinéen concernant la mort de Mamadou Oury Barry, ce jeune de 21 ans décédé samedi dernier alors qu’il était en détention provisoire depuis août à la maison centrale de Conakry.

L’Union européenne demande « à ce que justice puisse pleinement s’exercer sur la base d’enquêtes menées en toute indépendance ». « Cet évènement rallonge la liste des opposants politiques décédés en détention en Guinée ces derniers mois », déplore Nabila Massrali, porte-parole à la Commission européenne pour les affaires extérieures et la politique de sécurité.

« Ces faits répétés mettent en évidence les dysfonctionnements du système pénitentiaire et de l’appareil judiciaire guinéens. Les conditions carcérales sont compliquées, la maison d‘arrêt centrale de Conakry est conçue pour 250 à 300 détenus, et elle en abrite plus de 1500 dont plus de mille en détention provisoire. Les conditions de vie sont précaires, l’alimentation des détenus, les soins médicaux… Ces conditions sont sans doute à l’origine du nombre de décès des opposants. Donc l’UE appelle les autorités guinéennes à remédier à cette situation et que la justice puisse pleinement s’exercer sur la base d’enquêtes indépendantes. »

La porte-parole à la Commission européenne pour les affaires extérieures et la politique de sécurité rappelle que « le droit à un procès équitable et à la dignité pour les détenus font partie des droits de l’homme auxquels l’UE est indéfectiblement attachée, ainsi qu’à la liberté d’expression, d’association et de manifestation. »

De son côté, en début de semaine, le ministère guinéen de la Justice avait expliqué que la mort de Mamadou Oury Barry était liée à « une mort naturelle », bien qu’aucune autopsie n’a été pratiquée sur le corps.

RFI

Beny Steinmetz, magnat des mines, est condamné à Genève

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Le verdict est tombé vendredi dans ce grand procès pour corruption internationale sur fond de contrats miniers en Guinée. Le célèbre diamantaire franco israélien et ses deux acolytes sont reconnus coupables de corruption d’agents publics étrangers

La décision du Tribunal correctionnel était très attendue dans ce dossier âprement disputé. Une première en matière de corruption internationale pour la justice genevoise. Beny Steinmetz, célèbre diamantaire franco israélien de 64 ans, est reconnu coupable et condamné à 5 ans de prison. Frédéric C., l’apporteur d’affaires français bien implanté en Afrique, se voit infliger une peine de 3 ans et demi. Quant à Sandra M., l’administratrice belge omniprésente des sociétés du groupe, elle écope de 2 ans avec sursis.

Dans sa décision, rendue ce vendredi, le Tribunal se déclare compétent pour juger cette affaire, la place financière suisse ayant été utilisée pour monter une structure opaque, pour effectuer certains versements ou pour présenter de faux documents. Il estime aussi que Mamadie Touré doit bien être considérée comme la quatrième épouse de feu président Lansana Conté. L’argent dont elle a bénéficié était le fruit d’un pacte de corruption conclu avec le chef de l’Etat pour évincer un concurrent et obtenir des permis d’exploitation au Simandou.

Quant à Beny Steinmetz, son statut de «big boss» est souligné par le verdict. «Il occupe une position de dirigeant effectif au sein du groupe» et a activement participé à ce processus corruptif, même s’il n’était pas au courant de tous les détails. «C’est à lui qu’a profité le crime», relève encore le tribunal tout en prononçant une créance compensatrice de 50 millions de francs à l’encontre de l’ex-milliardaire.

Arguments balayés

Poursuivis depuis 2013, jugés depuis le 11 janvier dernier, Beny Steinmetz et ses deux coaccusés plaidaient leur acquittement. Le magnat des mines, défendu par Mes Marc Bonnant, Camille Haab et Daniel Kinzer, contestait tout: le fait de diriger le groupe qui porte son nom et de savoir ce qui s’y trame, le versement de quelque 10 millions de dollars de pots-de-vin au président guinéen Lansana Conté ou à sa quatrième épouse pour s’emparer d’un gisement de fer très prometteur, l’incitation à fabriquer et à produire de faux documents pour justifier des opérations bancaires, la compétence de la justice genevoise dans cette affaire ou encore la validité, voire la crédibilité des témoignages de ceux qui n’ont pas été inquiétés ici et qui le mettent en cause.

De son côté, le Ministère public estimait que cette affaire est un cas d’école et qu’un acquittement dans un tel dossier serait synonyme de véritable mode d’emploi pour corrompre sans souci. Aux yeux du premier procureur Yves Bertossa, Beny Steinmetz méritait 5 ans de prison pour avoir déployé une énergie criminelle intense avec l’argent comme seule motivation. Et pour que ces manœuvres ne paient pas, il réclamait aussi à son encontre une créance compensatrice de 50 millions de francs. Il avait enfin requis une peine de 4 ans contre le baroudeur de l’import-export et de 2 ans avec sursis contre l’administratrice.

Développement suivra avec la motivation du tribunal.

Letemps.ch

RFI en mandenkan et fulfulde : le pari de la francophonie dans le multilinguisme

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À Dakar, la rédaction de RFI en mandenkan (mandingue) et fulfulde (peul) émet, depuis le 14 décembre, deux heures de programmes quotidiens dans ces langues parlées par près de 60 millions de locuteurs en Afrique subsaharienne.

Quand Leïla Mandé était enfant, sa grand-mère lui demandait de traduire les journaux qu’elle écoutait tous les jours sur Radio France International (RFI) – elle qui ne parlait pas assez bien le français pour le comprendre. Aujourd’hui, la vieille dame n’a plus besoin d’auxiliaire : sa radio favorite émet désormais en mandenkan, sa langue maternelle. Et sa petite fille y est devenue journaliste.

Comme 25 autres journalistes africains, la jeune Ivoirienne a rejoint la nouvelle rédaction de RFI en mandenkan et fulfulde, située dans une villa immaculée du quartier des Almadies, à Dakar. Dans ces locaux flambant neufs, une trentaine de journalistes venus du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Mali ou de la Guinée produit deux heures quotidiennes de programmes dans chacune de ces deux langues africaines.

Renouveler l’auditoire

Comment RFI, la radio phare du groupe France Médias Monde, en est-elle venue à diffuser des programmes en mandenkan et en fulfulde ? Pour Cécile Mégie, directrice de RFI, la radio peut être à la fois une radio internationale en français et en langue locale. « On note un effet d’entraînement : les auditeurs qui viennent écouter le journal en mandenkan restent pour le journal en français, car le journal en langue locale leur a donné des clés de compréhension. C’est une manière pour nous de remporter le pari de la francophonie dans le multilinguisme », se félicite-t-elle.

Une manière, aussi, de renouveler l’auditoire de RFI en Afrique subsaharienne. « Nous avons fait le choix de langues transnationales pour bénéficier de l’audience la plus vaste possible. Notre philosophie : être en proximité avec notre auditoire. On s’adresse à un public plus jeune, plus féminin, doté d’une moindre compréhension du français », détaille Cécile Mégie.

Lancé le 14 décembre, ce projet a vu le jour après deux ans de travail. Une centaine de candidats venus de tout le continent est testée sur ses connaissances, sa motivation, sa déontologie et son adhésion aux valeurs de RFI. Après trois mois de formation à Dakar, l’équipe est en place. Moyenne d’âge : 31 ans. Parité : parfaite. « Je suis admirative des jeunes qu’on a recrutés. Ils ont tout quitté et se sont expatriés pour un futur employeur qu’ils n’avaient jamais vu, Covid-19 oblige », s’enthousiasme Anne-Marie Capomaccio, qui a mené ce projet. À la clé, un salaire trois à quatre fois supérieur à la moyenne dans la presse sénégalaise. Et une exigence à la hauteur.

« Nous voulons donner l’info la plus complète, aux standards internationaux, à des auditeurs qui ne parlent pas forcément le français et qui ne sont pas forcément allés à l’école. Même si on est un agriculteur de Mopti, on a droit à une info libre dans sa langue », affirme Anne-Marie Capomaccio. Objectif : ne plus parler qu’aux cadres et aux capitales.

L’investiture de Joe Biden en mandenkan

En ce jour d’investiture aux États-Unis, le 20 janvier, le journal de 17 heures porte ainsi sur l’arrivée au pouvoir de Joe Biden… En mandenkan. « On a réussi à trouver un correspondant mandingophone à Washington », se félicite un journaliste en attendant de passer sa chronique. Avec ses vingt correspondants répartis dans le monde entier, la nouvelle rédaction ambitionne de devenir un condensé de RFI. « Une actualité internationale, mais en langue locale », résume-t-on.

La rédaction en fulfulde et mandenkan devait initialement être implantée à Bamako, puis Ouagadougou – mais les aléas sécuritaires en ont décidé autrement. Malgré sa présence dakaroise, RFI n’a, pour l’heure, pas l’intention d’émettre en wolof, qui, contrairement au fulfude et au mandekan, est essentiellement parlé au Sénégal.

Si cette structure est, juridiquement, une filiale de la maison-mère, des synergies existent entre les deux entités – et les deux rédactions se nourrissent l’une de l’autre. Aussi, en début de mois, la rédaction dakaroise a été la première à obtenir des informations de première main sur l’attaque, le 3 janvier, du village de Bounti, au Mali – village voisin du lieu de naissance d’une reporter nouvellement recrutée.

Recontextualisation culturelle

Les logiciels de montage, le matériel, les grands panneaux siglés RFI – et acheminés en partie depuis Paris par valise diplomatique – tout, jusqu’aux jingles carillonnant au début de chaque émission, est strictement identique qu’au sein du siège parisien de RFI.

Une ambition qui ne va pas sans quelques ajustements. Car certains termes, essentiellement techniques, n’existent ni en fulfulde, ni en mandenkan. « On doit parfois créer de nouveaux mots », sourit Timbi Bah, rédacteur en chef de la rédaction fulfulde. Ainsi, le mot « démocratie » n’existait pas dans cette langue parlée de la Mauritanie à la Centrafrique. Après concertation, Timbi Bah et son équipe ont opté pour le terme « lâmu potal » : littéralement, « pouvoir partagé ».

Ces hésitations linguistiques génèrent parfois des incompréhensions. Après l’attaque de Bounti, une source signale la présence d’un « laana weeyo » (objet volant). Est-ce un avion, ou un hélicoptère ? Pour les deux appareils, le terme est le même.

Jeuneafrique.com

Liberia: bilan de la présidence Weah à mi-parcours

Former football player and candidate in Liberia's presidential elections, George Weah poses during a photo session on September 25, 2017 in Paris. / AFP PHOTO / JOEL SAGET

Ce vendredi 22 janvier, cela fait trois ans que l’ancien international de football George Weah est devenu président. Agé de 54 ans, il lui reste encore trois années à la tête de ce pays ouest-africain de moins de cinq millions d’habitants, marqué par la guerre civile de 1989-2003 et l’épidémie d’Ebola de 2014-2016. Bilan de la présidence Weah à mi-parcours

Avec son programme pour les pauvres et sa promesse d’une politique prenant en compte les besoins de la jeunesse, George Weah avait suscité des espoirs immenses en accédant au pouvoir en janvier 2018. Trois ans plus tard, cependant, la situation reste très difficile pour la majorité des Libériens.

La pandémie de Covid-19 a frappé une économie déjà fragile. Sur le plan sanitaire, le nombre de cas officiellement recensés est très bas mais les mesures de confinement et l’absence de touristes ont contribué à une contraction de l’activité économique en 2020.

Il y a un an, en janvier dernier, des manifestations importantes avaient été organisées pour dénoncer le manque de résultats du président Weah.

Parmi les réalisations toutefois à mettre à son actif : la gratuité de l’université publique, des constructions de routes et des travaux de rénovations de certains bidonvilles. Des projets toutefois ternis par des soupçons de corruption et de fraude.

Sur le plan politique, les résultats définitifs du scrutin du 8 décembre n’ont toujours pas été annoncés. Des sénatoriales couplées à un référendum modifiant la Constitution. Selon les résultats partiels, le parti au pouvoir a perdu des sénateurs et le non au référendum est majoritaire. Le texte prévoyait notamment une réduction du mandat présidentiel. Les opposants craignaient qu’avec cette réforme, George Weah s’offre la possibilité de briguer un jour, lui aussi, un troisième mandat.

RFI

Ouganda: Bobi Wine porte plainte contre l’État pour détention arbitraire

Les avocats du chanteur plaident devant la Haute Cour de justice de Kampala, ce jeudi, pour exiger sa libération. Le principal rival du président Yoweri Museveni est toujours bloqué chez lui, une semaine après l’élection présidentielle dont il rejette les résultats. C’est une nouvelle bataille judiciaire qui se profile pour lui.

Une bataille pour sortir de chez lui, voilà tout l’enjeu de cette audience à la Haute Cour de justice de Kampala. Les avocats de Bobi Wine demandent que leur client puisse être rapidement convoqué par le juge qui doit vérifier les motifs de sa mise sous surveillance et prononcer, éventuellement, sa mise en liberté définitive ou sous caution.

Pour cela, les avocats invoquent la protection d’un « habeus corpus », un terme juridique qui rappelle une liberté fondamentale : celle de ne pas être emprisonné sans jugement ni raison valable. Parce qu’officiellement, Bobi Wine ne fait pas l’objet d’une assignation à résidence. C’est pour cela que ses supporters ont du mal à comprendre pourquoi des soldats sont campés devant chez lui, et pourquoi il est privé de toute visite.

L’action de ses avocats est justement d’obliger les autorités à expliquer le bien-fondé de cette surveillance. Pour le porte-parole de la police ougandaise Fred Enanga, il s’agit d’une détention préventive, car Bobi Wine risque de provoquer des troubles à l’ordre public en galvanisant potentiellement ses supporters pour renverser les résultats présidentiels.

Mais l’entourage de Bobi Wine accuse les autorités de maintenir le blocus pour l’empêcher de se rendre à la Cour suprême pour déposer un recours contre les résultats de l’élection présidentielle. La date limite est fixée au vendredi 29 janvier. « Nous croyons fermement que tout ça fait partie d’un complot pour l’empêcher de recueillir les preuves nécessaires et préparer son recours pour contester ce que nous croyons être une élection frauduleuse, explique à RFI l’un de ses avocats, Benjamin Katana. Il ne peut pas sortir librement de chez lui, il est privé de toute visite. »

Après l’audience, les avocats ont pu rendre visite à leur client et lui amener de la nourriture : ce sont les premières personnes autorisées à rentrer au domicile de Bobi Wine depuis samedi. Pour l’ONG Amnesty International, il n’y a pas de doute, la détention de l’opposant est politiquement motivée, et l’ONG demande sa remise en liberté. La décision de justice doit être annoncée lundi matin.

De son côté, le président Yoweri Museveni a fait sa première tournée publique depuis l’annonce contestée de sa victoire. Il est arrivé dans la capitale en fin d’après-midi jeudi. De nombreux partisans s’étaient rassemblés pour l’accueillir, tous habillés en jaune, la couleur de son parti. Le chef de l’Etat n’est sorti de sa voiture que quelques instants pour saluer la foule, et rappeler aux habitants de respecter les distanciations sociales pour lutter contre le Covid-19. Suivi par un défilé de moto-taxis, de fanfares et de nombreux militants, le président Museveni s’est ensuite rapidement dirigé vers son domicile au centre de la ville.

RFI

Diary Sow : «Elle est vivante, elle va bien», confie l’une de ses proches

Une intime de Diary Sow, sous couvert d’anonymat, confirme l’hypothèse de la disparition volontaire et donne des pistes pour comprendre le geste de l’étudiante sénégalaise du lycée Louis-le-Grand.

« Diary est vivante, elle va bien. Il faut la laisser tranquille, qu’on arrête de parler d’elle. Il faut surtout lui laisser le temps de faire ses choix et de revenir si elle en a envie. Une chose est sûre, elle s’expliquera un jour ou l’autre, demain, dans un mois ou dans un an ». En quelques mots confiés ce mardi au Parisien-Aujourd’hui en France, l’une des personnes les plus proches de Diary Sow dissipe, au moins en partie et sous couvert d’anonymat, un mystère qui persiste depuis le 4 janvier, jour de la disparition à Paris de l’étudiante du lycée Louis-le-Grand.

Selon cette intime, le projet de disparition aurait été conçu au moins quelques jours voire quelques semaines en amont. « Peut-être remonte-t-il à encore beaucoup plus loin… », nous souffle-t-on. La pression scolaire qui règne en deuxième année de classe préparatoire aux grandes écoles d’ingénieurs y serait étrangère. Quant à l’hypothèse d’une escapade passionnelle, envisagée dans ce type de disparition, elle ne semble pas avoir plus de consistance.

En quittant du jour au lendemain sa résidence étudiante du boulevard du Port-Royal (Paris XIIIe), Diary Sow, Sénégalaise de 20 ans, aurait seulement voulu reprendre sa vie en mains et s’écarter du tapis rouge qui semblait se dessiner sous ses pas dans un geste où la dimension romanesque ne peut être exclue.

Un lien avec le décès brutal de son père ?

Étiquetée « meilleure élève du Sénégal » en 2018 et 2019 à l’issue du concours général et récompensée par le président de la République Macky Sall en personne, on lui promettait un destin tout tracé de scientifique de haut niveau appelée à endosser, tôt ou tard, des responsabilités dans son pays d’origine. « Non merci ou alors quand je l’aurai décidé », semble répondre Diary Sow avec un culot monstrueux.

Impossible, toujours selon l’un des membres de son premier cercle, de ne pas relier aussi sa volonté radicale de disparition avec le décès brutal de son père en avril dernier. Pâtissier dans le village de Malicounda à une centaine de kilomètres au sud de Dakar, il était « son confident », « son complice », « son meilleur ami ». Mais l’essentiel est peut-être écrit noir sur blanc dans son premier roman intitulé « Sous le visage d’un ange » et publié en 2019 au Sénégal. C’est en tout cas dans cette direction que nous invite à regarder l’intime de Diary Sow.

Son personnage principal, Allyn, jeune femme sublime au destin contrarié, disparaît à deux reprises au fil des 317 pages de l’œuvre. Elle lui fait dire ceci. « Je veux fouler aux pieds tous les interdits, sortir des sentiers battus, refuser toutes ces règles convenues pour que rien ne bouge jamais. Je veux vivre sans contrainte aucune. Après n’avoir connu que le côté regrettable de la vie, l’heure est venue pour moi de jouir. À mon tour. Quels que soient les sacrifices que cela implique. » Quelques lignes plus loin, jaillit un doute existentiel : « À quoi bon une vie sans folies si un coup de vent peut tout venir bouleverser ? »

Mais où est-elle aujourd’hui ?

Dans cette « folie », Diary Sow n’aurait semble-t-il embarqué personne. Selon nos informations, elle a quitté Paris seule après s’être débarrassée de son téléphone. Devenue difficilement traçable, elle a ensuite donné un signe de vie à l’un de ses contacts, juste assez pour diffuser auprès d’un cercle très restreint de personnes des nouvelles rassurantes.

Mais où est-elle aujourd’hui? En France, en Belgique ou dans un autre pays de l’espace Schengen? Ça, personne ne le sait, ni ses intimes, ni les enquêteurs de la police judiciaire qui tentent de remonter sa trace depuis le 7 janvier, jour de l’ouverture d’une enquête pour disparition inquiétante. « Nous savons juste qu’elle semble vivante et pas sous emprise, expose une source policière. Mais nous n’en aurons la confirmation que lorsque nous l’aurons vu ou lui aurons parlé directement ».

Le Parisien

CHAN 2021 : Face à la Namibie, la Guinée cartonne !

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Eliminée en phase de groupes de la précédente édition, la Guinée a soigné ses débuts au CHAN 2020 en disposant logiquement de la Namibie (3-0), quart de finaliste en 2018, ce mardi à Limbé. Ce succès permet au Syli local de prendre la tête du groupe D devant la Zambie, victorieuse de la Tanzanie (2-0) un peu plus tôt.

Les hommes de Lappé Bangoura sont parfaitement entrés dans la partie grâce à la roublardise de l’attaquant d’Horoya, Gnagna Barry, qui a profité d’une passe en retrait suicidaire en direction du gardien namibien pour ouvrir le score (1-0, 13e). Avant la pause, Morlaye Sylla a ensuite fait lever les foules en inscrivant un but splendide : lancé depuis la ligne médiane, le milieu offensif d’Horoya a accéléré et ensuite enchaîné fixation et superbe frappe enroulée dans la lucarne (2-0, 45e+2).

Tout en maîtrise, les Guinéens enfonçaient même le clou sur la fin grâce à une frappe croisée de Gnagna Barry qui s’offrait un doublé en profitant de la main fébrile du gardien adverse (3-0, 86e). De quoi faire le plein de confiance avant le choc de samedi contre la Zambie !

Afrik-foot.com

CHAN 2021 : la Zambie fait chuter la Tanzanie

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Après quatre victoires sur le score de 1-0 et deux 0-0, la Zambie a été la première équipe de ce CHAN 2020 à s’imposer par plus d’un but d’écart, face à la Tanzanie (2-0) ce mardi à Limbé en ouverture du groupe D.

Longtemps équilibrée, cette partie s’est décantée durant la dernière demi-heure grâce à l’aide bien involontaire du capitaine des Taifa Stars, Shomari Kapombe, qui a contré un tir de Katema avec sa main dans la surface et provoqué un penalty transformé par Collins Sikombe avec l’aide du poteau (1-0, 64e).

Les Chipolopolos ont légèrement tremblé lorsque Sikombe et Chabula ont loupé une énorme double occasion de 2-0 et que, dans la foulée, les Tanzaniens se sont eux aussi procuré une belle opportunité, passée au-dessus. Mais les deux hommes se sont rattrapés lorsque Sikombe a trouvé Chabula qui a inscrit le but du KO d’une superbe reprise acrobatique dans la surface (2-0, 80e).

La Zambie passera un véritable test samedi face à la Guinée, victorieuse de la Namibie (3-0) un peu plus tard dans l’autre match de la poule.

Afrik-foot.com

Guinée: Voici la liste partielle du gouvernement

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Un décret rendu public hier établit la liste partielle du gouvernement. Léger changement pour grande désillusion à ceux qui se fiaient aux propos d’Alpha Condé au lendemain de sa réélection.

1-  Ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la défense nationale: Dr Mohamed Mohamed Diané

2- Ministre d’Etat conseiller spécial du président de la République, ministre de l’industrie et des PME : M. Tibou Kamara

3. Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi jeunes : M. Mouctar Diallo

4. Ministre de l’Administration du Territoire et de la décentralisation : général Bouréma Condé

5. Ministre de la Sécurité et de la protection civile : M. Albert Damantang Camara

6.Ministre de la Justice : Me Mory Doumbouya

7. Ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger : M. Ibrahima Kalil Kaba, précédemment ministre directeur de cabinet à la Présidence de la République

8. Ministre du Plan et du développement économique : Mme Mama Kany Diallo

9. Ministre de l’Economie : Mamady Camara

10 .Ministre budget ; Ismaël Dioubaté

11. Ministre délégué à la présidence chargé de l’Agriculture et de l’Elevage : Roger Patrick Milimono, précédemment ministre de l’Elevage

12. Ministre des Travaux publics : Mme Kadiatou Emilie Diaby, haut fonctionnaire à la BAD

13. Ministre de l’Energie : Mme Bountouraby Yattara

14. Ministre de la Santé : général Rémy Lamah

15. Ministre des Droits et de l’Autonomisation des femmes : Mme Hawa Béavogui

16. Ministre de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’Emploi : Mme Zenab Nabaya Dramé.

Lejour.info

 

Sekhoutoureya : Alpha Condé dévoile la nomenclature du futur gouvernement

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Alpha Condé qui entame son 3ème mandat de 6 ans, cette fois-ci semble moins pressé. Après avoir renouvelé ‘’le contrat’’ de son premier ministre pour deux ans, selon Kassory Fofana même, dans un décret lu hier sur les antennes de la RTG, le locataire du Palais Sekhoutoureya a dévoilé la nomenclature de la future équipe gouvernementale. Dans l’ensemble, des minces innovations, le gouvernement à 37 départements reste pléthorique et impérieusement coûteux pour un petit pays, pauvre où la corruption et les détournements des biens publics ne sont jamais punis.

Voici la copie du décret.

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EDITOR PICKS-TEST