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Alpha Condé, président de la Guinée: «Je ne suis pas un dictateur»

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En exclusivité sur RFI et France 24, Alpha Condé affirme qu’il ne cherche pas à faire une présidence à vie. Suite à un changement de Constitution, le chef de l’État guinéen brigue un troisième mandat à la présidentielle du 18 octobre prochain. Mais il affirme : « C’est extraordinaire que je sois considéré comme un dictateur antidémocrate. Je suis un démocrate. »

Alpha Condé affirme que son passé plaide pour lui. Interrogé sur l’ambition d’une présidence à vie que lui prêtent ses adversaires, il répond que, depuis 44 ans, il se bat pour la démocratie. « J’ai fait de la prison sous Sékou Touré. J’ai gagné les élections de 1993. Si j’avais voulu être président à vie, j’aurais pris le pouvoir [avec le soutien des militaires] dès 1993 », affirme-t-il.

S’il est réélu le 18 octobre pour un troisième mandat, est-ce que ce sera son dernier mandat ? Le président sortant, qui est âgé de 82 ans, élude la question et affirme que, pour le 18 octobre, il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant… [de l’avoir tué]. Sous entendu : il ne faut pas crier victoire trop vite.

A la question : « Reconnaitrez vous le cas échéant votre défaite ? », il répond : « Je suis un démocrate. » Sans jamais citer le nom de son principal adversaire, Cellou Dalein Diallo, il l’attaque sans ménagement en l’accusant d’avoir été un « fossoyeur » de l’économie guinéenne à l’époque où il était le Premier ministre du président Lansana Conté.

Alpha Condé : "Je ne suis pas un dictateur, je suis un démocrate"

A ceux qui lui reprochent d’instrumentaliser la question ethnique, le chef de l’État guinéen réplique avec véhémence que c’est faux, qu’il est panafricain et qu’encore une fois, son passé plaide pour lui. Il affirme que, quand il s’opposait à Sékou Touré, beaucoup de Malinkés lui reprochaient sa proximité avec les Peuls.

Enfin, 11 ans après le massacre dans le stade du 28 septembre à Conakry, Alpha Condé pense que le procès des assassins présumés aura lieu. Le temps, précise-t-il, que le tribunal ad hoc soit construit… avec l’aide des donateurs.

RFI

Hamed Diallo recherché par la police et banni dans sa communauté est en fuite…

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Reconverti en chrétien alors qu’il est musulman peul, et aussi homosexuel, Hamed Diallo est activement recherché par la police. Selon nos sources, il aurait quitté le pays. Enquête

Hamed Diallo est activement recherché par la police guinéenne. Pour cause, on le rappelle dans nuit du 5 juillet 2019, Tamba son travailleur qui l’assiste pour la tenue de sa boutique, sise au marché de Matoto, l’a surpris en plein ébat sexuel avec son partenaire, un Blanc. L’acte s’est passé ce 5 juillet 2019 donc  au domicile de Hamed Diallo à 20 heures, nous apprend-on, dans le quartier Dabompa, commune de Matoto.

Déjà, Hamed Diallo, musulman de naissance, et issu de la communauté peule, fortement islamisée, a eu le courage depuis son village de se reconvertir en chrétien. Un acte répréhensible et condamné chez les Peuls. Conséquent, le jeune homme a été banni par sa famille et sa communauté.

Et voici on découvre son homosexualité, de surcroit avec un Blanc, chose intolérable en Guinée. La police est à sa recherche surtout qu’on l’a pris en flagrant délit. Cela a suscité une vive colère dans le voisinage et même dans son milieu professionnel, le marché de Matoto, deuxième centre commercial de la capitale, Conakry.

Hamed Diallo demeure introuvable, certains affirment qu’il aurait quitté le pays pour se mettre en sécurité.

A suivre..

Algérie : pourquoi le régime a-t-il fléchi?

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Contraint par un soulèvement populaire sans précédent, déclenché le 22 février 2019, le Président Bouteflika a décidé de se retirer de la course électorale, de reporter les élections sine die, tout en promettant une

Afrique : l’enseignement privé est-il vraiment réservé aux riches ?

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Dans son livre « The Beautiful Tree », James Tooley a étudié le secteur de l’éducation de nombreux pays pauvres, notamment l’Inde, le Nigeria, le Ghana, le Kenya et la Chine. Il constate que les responsables de l’éducation publique n’ont pas toujours connaissance de l’existence d’écoles privées pour les pauvres. L’enseignement privé est généralement considéré comme un luxe pour les riches.

Mali : Amadou Koufa est toujours en vie, selon une vidéo obtenue par France 24

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Le chef de la composante Peul du groupe jihadiste JNIM, dépendant d’AQMI et d’Al Qaeda centrale, avait été annoncé mort par les autorités françaises et maliennes en novembre 2018.

Macky Sall déclaré vainqueur de la présidentielle au Sénégal

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Macky Sall a été donné vainqueur de l’élection présidentielle sénégalaise avec 58,27 % des votes, selon les résultats officiels provisoires publiés jeudi par la Commission nationale de recensement des votes (CNRV).

Hôtellerie et tourisme: la Guinée face aux enjeux du développement du secteur touristique

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Le ministre d’État, ministre du Tourisme, de l’Hôtellerie et de l’Artisanat a pris part, ce mercredi à une conférence axée sur le ‘’tourisme en Guinée un levier de développement inexploité « .

Compte rendu du Conseil des ministres du 28 février 2019

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Conakry, le 28 Février 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 28 Février 2019 avec l’ordre du Jour suivant :

Samuel Eto’o candidat à la présidence de la fédération camerounaise de football

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L’ancien footballeur exprime aujourd’hui sa « déception » face aux promesses faites il y a trois ans par l’actuel président

L’ex-international camerounais Samuel Eto’o, 40ans, a annoncé sa candidature à la présidence de la fédération camerounaise de football (Fecafoot).

« J’ai le plaisir et l’honneur de vous annoncer ma candidature à la présidence de la Fédération camerounaise de football », a écrit sur son compte Twitter l’ex-attaquant star de Barcelone passé aussi par l’Inter Milan, Chelsea et le Real Madrid entre autres.

« Après mûre réflexion, j’ai pris cette liberté par amour du Cameroun et par passion pour notre football », a expliqué Eto’o, ajoutant : « il est temps de lancer le chantier de la reconstruction de notre football ».

Candidature sur fond de crise

L’annonce de la candidature du jeune retraité du football intervient alors que la Fecafoot est en crise depuis plusieurs mois. L’actuel président, Seidou Mbombo Njoya, avait été élu en 2018, mais son élection, contestée par plusieurs acteurs de football camerounais, avait été annulée à la mi-janvier par le Tribunal arbitral du sport (TAS). Malgré tout, il est resté en poste avec pour mission de travailler à l’organisation de nouvelles élections.

Ce maintien en poste a été mal accueilli par une frange d’acteurs sportifs qui avaient alors décidé de nommer un autre président à la tête de la Fecafoot. Celui-ci n’a pas cependant bénéficié du soutien des autorités, de la Confédération africaine de football (CAF) et de la FIFA.

En 2018, Samuel Eto’o avait soutenu la candidature de Seidou Mbombo Njoya mais il exprime aujourd’hui sa « déception ». Les promesses faites il y a trois ans par l’actuel président « me paraissaient dignes d’intérêt pour l’avenir de notre pays », s’est-il justifié. « À l’heure du bilan, je n’ai pas de regrets même si les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs », a-t-il constaté.

L’élection du nouveau président de la fédération camerounaise de football est prévue en décembre. Le Cameroun accueillera du 9 janvier au 7 février 2022 la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations.

AFP

Crise des sous-marins : ce dont Biden et Macron ont convenu

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Le président français et son homologue américain se sont téléphoné, mercredi après-midi. À l’issue de cette entrevue, la Maison-Blanche et l’Élysée ont publié un communiqué conjoint, dans lequel la France explique que l’ambassadeur aux États-Unis serait de retour dès la semaine prochaine à Washington.

Selon un communiqué commun de l’Élysée et de la Maison-Blanche, à l’issue d’un entretien sur la crise des sous-marins australiens, Emmanuel Macron et Joe Biden ont convenu de procéder « consultations approfondies » pour garantir la « confiance » entre les deux pays. « Des consultations ouvertes entre alliés sur les questions d’intérêt stratégique pour la France et les partenaires européens auraient permis d’éviter cette situation. Le Président Biden a fait part de son engagement durable à ce sujet », indique le communiqué.

En conséquence, les deux chefs d’État américain et français, qui se rencontreront « en Europe à la fin du mois d’octobre », ont « décidé de lancer un processus de consultations approfondies visant à mettre en place les conditions garantissant la confiance et à proposer des mesures concrètes pour atteindre des objectifs communs ».

L’ambassadeur de retour à Washington « la semaine prochaine »

Dans ce contexte d’apaisement, l’ambassadeur français aux États-Unis, Philippe Etienne, va retourner à Washington « la semaine prochaine », a décidé Emmanuel Macron. Paris avait annoncé vendredi le rappel des ambassadeurs aux États-Unis et en Australie, une décision sans précédent vis-à-vis de deux alliés historiques, après le torpillage d’un mégacontrat de sous-marins français à Canberra.

Joe Biden a par ailleurs affirmé qu’il était « nécessaire que la défense européenne soit plus forte et plus performante » pour contribuer à la sécurité transatlantique et compléter « le rôle de l’Otan ». Les États-Unis « réaffirment que l’engagement de la France et de l’Union européenne dans la région indopacifique revêt une importance stratégique », ajoute le communiqué publié six jours après le déclenchement de la crise diplomatique la plus grave entre les Etats-Unis et la France depuis le « non » français à la guerre d’Irak en 2003.

AFP

Putsch en Guinée : Réflexion sur le 5 Septembre (Par Pr Lanciné Kaba)

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“Comme il se doit, nous rendons hommage à Dieu. À Lui seul appartient le pouvoir, et il le donne à qui il veut et quand il veut.”

Alpha Conde eut ses chances avec les populations de Guinée. Dimanche dernier, cependant, il fut déposé par de jeunes officiers épuisés des inepties de son régime. Le colonel Mamadi Doumbouya des forces spéciales assume désormais les destinées de la nation guinéenne.

La tâche est difficile et lourde. Les présidents Touré, Conte, Dadis, Konate ont régné avant Alpha Conde. L’histoire les jugera.

La presse nationale et internationale s’appuya un peu trop, ces jours derniers, sur l’âge du Colonel Doumbouya et de son origine “Malinke” de Kankan.” Qu’importent l’âge et l’ethnicité! La valeur n’attend pas le nombre des années et encore moins l’origine ethnique. Napoléon était Corse d’origine.

John F. Kennedy était bel et bien d’origine irlandaise et catholique dans un pays à majorité protestante et diverse. Barrack Obama assuma la présidence comme le premier noir américain dans une république où les noirs constituent une minorité! Tout comme Doumbouya, Kennedy et Obama étaient jeunes et de son âge.

Le bon sens et l’amour du pays doivent prévaloir au-dessus de toute autre considération. Il faut y ajouter le sens de l’unité, de la concorde et le respect de la vie humaine.

Quelles que soient leurs origines ethniques, les guinéennes et guinéens savent, et depuis longtemps, travailler, coopérer et coexister. Leurs ancêtres ont bâti ensemble les quatre régions naturelles de la Guinée: Kankan, Kindia, Mamou, Dabola, Zerekore, Kissidougou et Macenta, entre autres. Ces villes reflètent la diversité et l’unité de la nation guinéenne. La paix et l’unité aident les pays à progresser et à développer. La Guinée a besoin de ces vertus et de ces forces, et non pas du tribalisme qui divise.

Colonel Doumbouya, je suis originaire de Kankan. Nous ne nous connaissons pas. Mais cela importe peu. Mon souhait est que vous donniez aux Guinéens un sens de l’Etat et de la nation pour faire démarrer les grands projects. Que votre gouvernement travaille pour l’intérêt national et sache dépasser les considérations tribales qui retardent le pays. Je souhaite que vous ayez, comme le défunt président Jerry Rawlings du Ghana, une vision dynamique du futur de la Guinée.

e prie que soyez un guide éclairé et que sous votre direction le pays se réalise enfin.

Que les prières el les bénédictions de Karammo Sekouba et de Karammo Talibi vous accompagnent, vous et votre équipe afin que la Guinée bouge.”

Lansine Kaba

Professeur en retraite.

Evanston, Illinois

USA

La lettre de Robert Sarah au Colonel Mamady Doumbouya

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Excellence, Monsieur le Président,

Nous avons appris la prise du pouvoir par le CNRD, ce 5 septembre 2021. L’histoire se répète. Comme en 1984 et en 2008, la population guinéenne est sortie dans la rue pour exprimer sa joie parce que l’acte que vous avez posé suscite de l’espoir, encore une fois : espoir de justice, de paix, de redressement réel et de développement, espoir de vivre tout simplement dans un pays normal, une Nation unie et prospère. Il faut cependant constater, hélas, que les deux expériences précédentes de prise du pouvoir par l’armée, n’ont pas permis de créer les bases de la refondation de la Nation et la construction d’un État de droit. Ce qui a conduit la Guinée dans une situation de pauvreté accrue, malgré toutes les richesses naturelles que Dieu lui a données. Depuis plus de cinquante ans, la Guinée descend inexorablement dans les profondeurs du sous-développement et de la misère endémique, et le peuple de Guinée ne fait que subir déception sur déception. Vous avez aujourd’hui créé les conditions propices à la remise en question de la voie que le pays a suivi jusqu’à présent, et qui n’a pas apporté le bonheur que les guinéens espéraient. La page est redevenue blanche. Les Guinéens n’ont plus droit à l’erreur.

Les bonnes paroles que vous avez prononcées doivent être transformées en actes concrets pour construire une Guinée nouvelle. Mais Il vous faudra beaucoup de vérité et de courage, d’héroïsme et de détermination pour balayer autour de vous tous les prédateurs invétérés de notre Pays, corrompus et incompétents qui ont accompagné les gouvernements de Sékou Touré, Lansana Conté, Moussa Dadis Camara et Alpha Condé, et qui se considèrent comme des éléments incontournables et inamovibles. Le redressement et le développement que vous voulez initier ne pourra jamais voir le jour, si vous ne changez pas radicalement l’ambiance et l’environnement du gouvernement guinéen. « Personne ne coud une pièce de drap non foulé à un vieux vêtement, autrement, la pièce neuve tire sur le vieux vêtement et la déchirure s’aggrave. » (Mc 2,21-22). Pour le bien de la Guinée, travaillez de toutes vos énergies à renouveler la classe politique.

Ne permettez plus que les leaders politiques abusent de notre peuple et le manipulent au gré de leurs intérêts égoïstes. Il faut pour notre Pays une nouvelle génération de leaders politiques qui aiment leur pays et leurs concitoyens et unissent leurs forces pour la paix, l’unité et le développement des Guinéens, au lieu de les inciter à se haïr et à s’entretuer. Que les leaders politiques guinéens qui ont opposé les ethnies et les régions les uns contre les autres et ont cloisonné les Guinéens en partis politiques pour les dresser les uns contre les autres arrêtent cette pratique diabolique qui paralyse et détruit le Pays. Vous avez dit vous-même , Mr le Président, en citant Jerry Rawlings, “Si le peuple est écrasé par ses élites , il revient à l’armée de rendre au peuple sa liberté “. Oui , redonner au peuple non seulement sa liberté, mais surtout la santé physique et morale, une vie plus digne et un peu de bonheur. Soyez extrêmement sévère envers les militaires qui voudraient profiter de l’accession au pouvoir par l’armée pour s’enrichir au détriment du peuple.” La Guinée est bénie d’une pluviométrie abondante, d’une richesse du sous-sol exceptionnelle. Mais sa population manque tragiquement d’eau potable et d’électricité, et trouve difficilement de quoi se nourrir dignement. L’école et l’éducation sont en faillite.

La santé est dans une déplorable dégradation. Les infrastructures routières sont catastrophiques. La corruption, la gabegie financière, le manque total de discipline morale et éthique, la médiocrité et l’incompétence chronique font croupir la Guinée dans la misère et la décadence de la vie sociale. Comment sortir de cette impasse ?

Utilisez votre intelligence et vos capacités d’analyse objective de notre histoire, de nos mentalités et de nos nombreuses erreurs. Mais surtout approchez vos frères et sœurs compétents, capables et intègres pour vous accompagner. Prenez le temps qu’il faut pour la réflexion, l’analyse, la concertation et l’action vraie et juste afin d’éviter les erreurs du passé. C’est une nouvelle chance pour le pays. Nous ne devons pas la laisser passer. C’est l’occasion de changer radicalement le cours de l’histoire en permettant enfin au Pays d’amorcer une nouvelle marche vers ce qui est bien et bon pour lui. Chaque Pays a son histoire, ses défis à relever, ses erreurs à combattre et à corriger, sa population à éduquer, son rythme de marche. Résistez avec fermeté, sagesse et intelligence aux pressions de ceux dont la seule préoccupation est de voir des processus politiques mis en œuvre le plus rapidement possible pour leurs intérêts inavoués, et au détriment des populations guinéennes. Avant d’envisager des élections présidentielles, posez d’abord les fondations d’une économie solide, d’une société unie, solidaire et capable de développement par le travail. En effet, pour que l’immeuble soit solide face aux intempéries, le soubassement doit être résistant à toute épreuve. Attelez-vous à sa construction dans les règles de l’art. Vous sauverez le Pays en laissant votre nom dans l’histoire. Les Guinéens vous en seront infiniment reconnaissants. Aussi je fais appel à tous mes compatriotes guinéens qui sont à l’étranger ou en Guinée et qui ont acquis de hautes qualifications et compétences professionnelles dans des structures ou organisations internationales, d’accepter de se donner la main, en oubliant leurs origines ethniques ou régionales et de consentir tous les sacrifices nécessaires afin de sortir la Guinée de la catastrophe économique et des fractures sociales. Je supplie le peuple de Guinée de radicalement changer de mentalité et d’habitudes et de se mettre au travail. Je demande aux Guinéens de refuser désormais qu’on vous mette dans la rue pour manifester et vous inciter à vous entretuer. Votre bonheur, c’est vous qui le construisez par votre travail et vos efforts quotidiens. Aucun gouvernement, aucun chef d’État, aucun leader politique ne vous apportera le bonheur sur un plateau en or, sans votre travail réel et votre ferme détermination à sortir de la misère matérielle et morale. Je ne peux terminer ce message sans vous demander respectueusement, Monsieur le Président du CNRD, de traiter dignement Mr le Président Alpha Condé et de le libérer le plus vite que possible. Soyez assuré, Monsieur le Président, que la Guinée et nos populations sont dans mes prières quotidiennes. Que Dieu bénisse la Guinée !

Robert Card. Sarah, Cité du Vatican

Couvre-feu de l’état d’urgence sanitaire: pourquoi la singularité Guinéenne ? (Abdoulaye Condé)

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Alors que le CNRD et son Président rencontrent ce mercredi 22 septembre les patrons des établissements hôteliers et autres propriétaires des boîtes de nuit, après avoir accordé des facilités de circulation aux Femmes et Hommes de médias au delà de 22 heures, ne serait-il pas mieux, comme tous nos voisins, de lever totalement le couvre-feu qui pénalise tout le monde et les activités économiques ?

Depuis le début de la crise sanitaire mondiale avec le SARS-COV-2, qui a provoqué en 2019 la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19), tous les pays du monde, touchés ou exposés, ont adopté des mesures draconiennes pour faire face au danger inconnu.

Le Président Alpha Condé et son Gouvernement, engagés dans un double processus électoral (les élections législatives) et référendaire (le référendum constitutionnel) au mois de mars, ont attendu le mois d’avril 2020 pour décréter l’état d’urgence sanitaire. Cependant, force est de reconnaître que la Guinée, par rapport à la circulation et à la progression du virus, figure parmi les Nations qui se portent le mieux.

Par rapport aux statistiques, on enregistre, ce 22 septembre 2021, 225 166 539 cas recensés dans le monde et ce depuis le 31 décembre 2019 dont 37 521 784 en Europe.

Le nombre de décès dans le monde à ce jour est de 4 636 120 depuis le 31 décembre 2019 dont 760 853 en Europe.

En France où les Guinéens voyagent beaucoup, plus de 6 900 000 cas ont été recensés et plus de 116 000 personnes décédées au 22 septembre 2021.

Au Sénégal voisin, 73 654 cas recensés et 1845 décès. En Côte d’Ivoire, 59 153 cas de contaminations et 569 décès. Au Mali, 15 074 cas recensés et 545 décès. Chez nous en Guinée, 30 271 cas de contaminations ont été recensés depuis le début de l’épidémie avec 375 décès (Paix à leur âme. Amen).

 

Première rencontre entre le président Talon et l’ancien chef d’Etat Boni Yayi depuis 5 ans

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Le président Talon a reçu mercredi au palais présidentiel de Cotonou l’ancien chef de l’Etat Boni Yayi, cinq ans après leur dernière rencontre, signe d’un possible appaisement entre le pouvoir et l’opposition au Bénin.

Thomas Boni Yayi, est arrivé souriant et détendu aux alentours de 10h50 locale (9h50 GMT) au palais où il a été reçu par le président Patrice Talon, qui lui a succédé en 2016. Les deux hommes, longtemps considérés comme des rivaux politiques, se sont entretenus durant une heure, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Beaucoup croient qu’il y a un problème profond entre Talon et Yayi, mais il n’y en a pas de profond« , a déclaré M. Boni Yayi à la presse à la sortie de leur entrevue.

« J’ai fait des propositions au président qui m’a écouté, notamment qu’il soit mis fin aux arrestations politiques pour permettre à tous nos compatriotes exilés (…) de rentrer chez eux« , a-t-il ajouté.

Ces deux hommes ne s’étaient pas rencontré depuis cinq ans, les tensions entre eux s’étant ravivées au moment des élections législatives de 2019.

L’ancien chef d’Etat Boni Yayi (2006-2016) était parti vivre à l’étranger après que son domicile de Cotonou eut été encerclé pendant près de deux mois par les forces de l’ordre, suite au scrutin législatif dont l’opposition avait été exclue.

La crise qui avait suivi avait débouché sur des manifestations et des violences avec une dizaines de morts par balles. En novembre 2019, une rencontre entre les deux hommes avaient été annoncée, mais l’ancien chef de l’Etat Boni Yayi ne s’était finalement pas présenté au palais.

Les tensions avec l’opposition s’étaient encore accentuées en avril 2021, à l’occasion de l’élection présidentielle, où le président Talon a été réélu avec plus de 86% des voix.

La plupart des grandes figures de l’opposition n’avaient pas été autorisées à se présenter, certaines ont été arrêtées, et des violences avaient alors éclatées dans le centre du Bénin, région natale de l’ex-chef de l’Etat Boni Yayi.

Des manifestants avaient érigé des barrages, avant d’être délogés par l’armée. Au moins deux personnes avaient été tuées par balle, des dizaines de militants de l’opposition avaient été arrêtés ou ont fui vers les pays voisins.

Arrivé au pouvoir en 2016, Patrice Talon est à la fois salué pour avoir engagé son pays dans la voie du développement et décrié pour lui avoir fait prendre un tournant autoritaire.

AFP

Guinée: ce que l’on sait de l’organigramme du CNRD

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    En Guinée, parmi les multiples questions qui restent en suspens depuis le coup d’État qui a renversé Alpha Condé, se pose celle de l’organigramme du Comité national du rassemblement et du développement (CNRD). Au-delà de son chef, le colonel Mamady Doumbouya, le flou demeure sur son équipe rapprochée. Comment est composé le CNRD ? Qui sont ses membres ? « Vous aurez une liste très bientôt », répond le porte-parole de la junte.

    « Au moins avec Moussa Dadis Camara, on savait dès le départ qui était qui », lance un bon connaisseur de l’histoire de la Guinée, en référence au chef du CNDD, la junte militaire qui avait pris le pouvoir en décembre 2008.

    L’image du colonel Amara Camara, porte-parole du CNRD jusqu’ici inconnu du grand public, est désormais familière pour les téléspectateurs de la RTG : c’est lui qui lisait les communiqués sur la chaîne nationale depuis le soir du coup d’État, avant de passer la main ces derniers jours à une femme, le lieutenant-colonel Aminata Diallo.

    Visible aussi près du chef de la junte : le colonel Balla Samoura, ex-directeur régional de la gendarmerie de Conakry. Parfois surnommé « le colosse », « il ne s’entendait pas avec le haut commandant de la gendarmerie nationale », indique une source bien informée, pour qui « Alpha Condé avait créé une bipolarité au sein de la gendarmerie ».

    Sadiba Koulibaly, numéro 2 de la junte ?

    Mais « le véritable numéro 2 serait plutôt le colonel Sadiba Koulibaly », estime un officiel reçu par le CNRD. « C’est lui qui a d’abord représenté le colonel Doumbouya et parlé en son nom » lors de la rencontre, « qui a ensuite pris la parole pour expliquer les positions de la junte ». Puis, « il était assis seul à la droite de Mamady Doumbouya », raconte notre interlocuteur. Le colonel Koulibaly avait été nommé fin août 2019 commandant du Centre d’entraînement des opérations de maintien de la paix.

    Sa photo apparaît en juillet 2019 sur la page Facebook de l’ambassade américaine en Guinée aux côtés d’un autre officier guinéen, au retour « d’une formation à la prestigieuse École de guerre et de commandement de l’armée américaine ». « Ils mettront les connaissances nouvellement acquises au service de leur Nation », peut-on lire dans la publication.

    Le nom du général Aboubacar Sidiki Camara, alias « Idi Amin » revient enfin avec insistance. Ancien directeur de cabinet du ministre de la Défense, ancien proche d’Alpha Condé, « il avait finalement été éloigné et nommé ambassadeur à Cuba début 2019 », rappelle un observateur. Plusieurs sources indiquent qu’il serait bien de retour à Conakry, mais il n’est pas apparu publiquement depuis le coup d’État.

    RFI

    Transition: le FNDC dit avoir rencontré le chef de la junte (son communiqué)

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    Sur invitation du CNRD, la Coordination Nationale du FNDC a eu une rencontre de prise de contact avec le Président  ce lundi 20 septembre 2021, au palais Mohammed V de Conakry.
    Au cours de cette rencontre, les échanges ont porté essentiellement sur l’actualité socio-politique du pays et la nécessité d’une collaboration franche en vue d’une transition réussie dans notre pays.
    Il faut noter que ces échanges entre le Président du CNRD et les responsables du FNDC se sont déroulés dans une atmosphère détendue et bon enfant.
    La rencontre a été sanctionnée par un engagement ferme des deux parties à se retrouver très prochainement dans un cadre plus formel permettant de recueillir la contribution très attendue du FNDC sur le processus de transition qui s’annonce.
    Cellule de communication du FNDC

    Les acteurs de la culture et de la presse expriment leurs doléances au CNRD

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    Les concertations nationales se poursuivent en Guinée afin d’élaborer la charte de la transition. Ce lundi, le Comité national du rassemblement et du développement a convié tour à tour les acteurs culturels, les organisations de presse, et enfin les représentants du secteur informel.

    « Vive la culture ! » s’exclame un artiste devant le Palais du Peuple. « Les temps sont durs », explique un manager. « Avec la pandémie, tout s’est arrêté. Pas de concerts, pas de boîtes de nuit, on est fatigués », dit-il.

    L’auteur compositeur Sory Kandia Kouyaté, alias Petit Kandia, a pris la parole ce lundi devant les responsables du CNRD. « Il faut laver la culture guinéenne ». Selon lui, « il faut de nouvelles têtes au ministère de la Culture ». Le colonel Mamady Doumbouya, de son côté, a appelé les artistes à participer à la sensibilisation pour la vaccination anti-Covid.

    Dans la foulée, ce sont les organisations de presse qui ont fait part de leurs attentes, notamment plus de sécurité. « Nous avons été malmenés » durant les manifestations contre le troisième mandat d’Alpha Condé, souligne un journaliste.

    Autre doléance, de la part de la presse privée : un accès aux concertations nationales, réservé à la radiotélévision publique. L’autorisation de circuler durant le couvre-feu lié à la crise sanitaire, à partir de 22h, a été accordée aux journalistes dans leur cadre de leur métier.

    RFI

    Guinée: deux semaines après le coup d’État, comment avance la transition?

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    Où en est-on en Guinée, deux semaines après le coup d’État qui a renversé Alpha Condé ? La junte au pouvoir a lancé, depuis le 14 septembre, de larges concertations nationales pour préparer une charte de la transition. La Cédéao a haussé le ton pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel, mais le Comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD) assure qu’il ne cédera pas aux pressions.

    Les concertations nationales se poursuivent ce lundi, pour une nouvelle journée consacrée à ces échanges avec les « forces vives de la Nation ». Ces concertations servent de « prises de contact » entre le CNRD et les différents acteurs : partis politiques, opérateurs miniers, missions diplomatiques, représentants de la diaspora ou encore acteurs culturels ce matin.

    Voilà comment le colonel Mamady Doumbouya, à la tête de la junte, expliquait sa démarche devant les organisations de la société civile : « Personnellement, je serai à l’écoute de tout le monde pour la réussite de la transition. C’est notre dernière chance. Nous n’avons pas le droit à l’erreur. Ratissez large. Envoyez-nous vos propositions pertinentes, cohérentes et adaptées. Il s’agit de la refondation cette fois-ci, car nous ne venons pas bricoler. »

    Les « cinq valeurs » du CNRD

    Pas de bricolage, selon le colonel Doumbouya, qui est maintenant désigné « président du CNRD, président de la République et chef de l’État ». La « refondation », c’est l’une des « cinq valeurs » du CNRD inscrites sur une grande affiche dans la salle des concertations au Palais du peuple de Conakry, avec aussi la « Rectification institutionnelle » pour « bâtir des institutions fortes » : le « Rassemblement » comme le nom du comité l’indique pour rassembler ; le « Redressement » pour « rompre avec les anciennes pratiques » ; et enfin le « Repositionnement » de la Guinée, en respectant les engagements internationaux.

    Mais au-delà des slogans et des déclarations d’intentions, il n’y a rien de concret à ce stade sur les contours de la transition. On attend une charte de la transition et la composition d’un gouvernement d’union nationale pour y voir plus clair. Cette charte est attendue justement après les concertations nationales.

    Il ne faudra pas se précipiter, estime Mariama Diallo Sy, cheffe d’entreprise et représentante des femmes de la société civile : « La Guinée est un pays malade, malade de ses institutions, de ses hommes, de son environnement. Il faut tout remettre à plat. Il vaut mieux aller lentement, mais sûrement plutôt que de vouloir aller rapidement sans entrer dans le fond des choses. »

    La Cédéao veut aller vite

    De son côté, la Cédéao veut, au contraire, aller vite : elle exige un délai de six mois pour organiser des élections. L’organisation ouest-africaine est échaudée après les coups d’État survenus au Mali. Elle a aussi décidé de sanctions contre les responsables de la junte. La CNRD a répondu assez sèchement, en affirmant : « Notre mission se passe en Guinée, donc pas besoin de voyager », et « nous n’avons rien à geler sur nos comptes ». Alors, est-ce le début d’un bras de fer entre la junte et l’organisation ?

     Les décisions de la Cédéao, explique Oumar Barry, chercheur en sciences politiques, c’est aussi une question de principe, c’est la condamnation de tous les changements anticonstitutionnels. Je comprends parfaitement cette démarche-là, mais il y a, ces dernières années, une rupture avec les peuples. Lorsque les peuples crient à des modifications constitutionnelles non consensuelles, la Cédéao est absente. Ce qui fait qu’aujourd’hui, en Guinée, la décision de la Cédéao est contestée par une partie de l’opinion nationale. Je pense que la junte doit négocier avec la Cédéao et, bien sûr, aussi avec les acteurs politiques en Guinée, pour définir une durée de la transition afin d’éviter les sanctions de la Cédéao, ou des sanctions que la Cédéao pourrait demander à l’Union européenne ou un autre acteur international, qui peuvent avoir un impact négatif sur le fonctionnement de la transition. »

    L’organisation ouest-africaine demande aussi la libération « immédiate et sans conditions » d’Alpha Condé. Sur le sort du président renversé, la junte assure qu’il « demeurera en Guinée ». Certaines sources indiquent que lui-même aurait décliné l’option d’une sortie du territoire proposée par la Cédéao.

    RFI

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