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Alpha Condé, président de la Guinée: «Je ne suis pas un dictateur»

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En exclusivité sur RFI et France 24, Alpha Condé affirme qu’il ne cherche pas à faire une présidence à vie. Suite à un changement de Constitution, le chef de l’État guinéen brigue un troisième mandat à la présidentielle du 18 octobre prochain. Mais il affirme : « C’est extraordinaire que je sois considéré comme un dictateur antidémocrate. Je suis un démocrate. »

Algérie : pourquoi le régime a-t-il fléchi?

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Contraint par un soulèvement populaire sans précédent, déclenché le 22 février 2019, le Président Bouteflika a décidé de se retirer de la course électorale, de reporter les élections sine die, tout en promettant une

Afrique : l’enseignement privé est-il vraiment réservé aux riches ?

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Dans son livre « The Beautiful Tree », James Tooley a étudié le secteur de l’éducation de nombreux pays pauvres, notamment l’Inde, le Nigeria, le Ghana, le Kenya et la Chine. Il constate que les responsables de l’éducation publique n’ont pas toujours connaissance de l’existence d’écoles privées pour les pauvres. L’enseignement privé est généralement considéré comme un luxe pour les riches.

Mali : Amadou Koufa est toujours en vie, selon une vidéo obtenue par France 24

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Le chef de la composante Peul du groupe jihadiste JNIM, dépendant d’AQMI et d’Al Qaeda centrale, avait été annoncé mort par les autorités françaises et maliennes en novembre 2018.

Macky Sall déclaré vainqueur de la présidentielle au Sénégal

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Macky Sall a été donné vainqueur de l’élection présidentielle sénégalaise avec 58,27 % des votes, selon les résultats officiels provisoires publiés jeudi par la Commission nationale de recensement des votes (CNRV).

Hôtellerie et tourisme: la Guinée face aux enjeux du développement du secteur touristique

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Le ministre d’État, ministre du Tourisme, de l’Hôtellerie et de l’Artisanat a pris part, ce mercredi à une conférence axée sur le ‘’tourisme en Guinée un levier de développement inexploité « .

Compte rendu du Conseil des ministres du 28 février 2019

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Conakry, le 28 Février 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 28 Février 2019 avec l’ordre du Jour suivant :

Guinée : l’ex-président guinéen Alpha Condé effectue un voyage médical en TurquieGuinée : l’ex-président guinéen Alpha Condé effectue un voyage médical en Turquie

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Vendredi soir, les autorités guinéennes ont invoqué des «raisons humanitaires» pour justifier le départ de l’ancien président guinéen pour la Turquie. Aucun autre détail n’a été donné sur l’état de santé d’Alpha Condé. Il y a quelques semaines, son parti, le RPG, avait alerté sur la nécessité de poursuivre un suivi médical à l’étranger.

Ce départ en Turquie correspond à un vœu d’Alpha Condé : « Il a insisté pour aller en Turquie en raison de ses liens avec le président Erdogan, qui est son ami », indique un cadre du RPG.

Le principe d’un nouveau séjour médical était acquis pour les autorités guinéennes. Mais « les négociations ont été difficiles » assure ce responsable politique. Les autorités voulaient renvoyer Alpha Condé à Abu Dhabi, où il a été récemment suivi. Le CNRD a fini par céder à cause des pressions : « Le rapprochement entre le RPG et l’UFDG, qui tiennent tête aux autorités sur la durée de la transition, les effraie », indique un autre cadre du parti.

Cette fois-ci, Alpha Condé a voyagé sans son médecin personnel, et sans escorte des forces spéciales. Conakry invoque des raisons « humanitaires » pour justifier ce déplacement, mais ne donne aucune précision sur la durée de ce séjour. Aucune information non plus sur les garanties liées à son retour.

Début mai, la justice a engagé des poursuites contre Alpha Condé pour « assassinats, actes de torture et enlèvements » qui auraient été commis lors de son dernier mandat. Même si Alpha Condé est absent, la justice peut continuer son travail, « le processus est déjà engagé » indique un observateur.

RFI

Guinée. Interdiction de manifester « jusqu’aux périodes de campagnes électorales »

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En réaction à l’annonce du 13 mai par le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) de l’interdiction de « toutes manifestations sur la voie publique de nature à compromettre la quiétude sociale et l’exécution correcte des activités contenues dans le chronogramme, (…) pour l’instant jusqu’aux périodes de campagnes électorales », Samira Daoud, Directrice Régionale du bureau d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre International, a déclaré :

« Par cette décision les autorités de la transition perpétuent la violation du droit de réunion pacifique fréquemment commise sous la présidence d’Alpha Condé qu’elles ont renversé le 5 septembre 2021. Elles en font même une règle destinée à être appliquée possiblement pendant plusieurs années et pour des motifs vagues, en violation du droit international, sachant qu’aucun chronogramme officiel quant à la tenue des prochaines élections n’a jusqu’à présent été présenté aux Guinéens.

Le droit à la liberté de réunion pacifique est protégé par l’article 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et par l’article 11 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Cette décision contrevient également à la charte de la transition voulue par le CNRD et signée le 27 septembre 2021 par le chef de l’Etat, dont l’article 34 stipule que « les libertés d’association, de réunion, de presse et de publication sont garanties ».

Les autorités guinéennes doivent rétablir sans délai le droit à la liberté de réunion pacifique, et s’assurer que les forces de l’ordre respectent et facilitent la possibilité pour toutes les personnes en Guinée de s’exprimer et de manifester de manière pacifique, y compris en amont et durant les périodes électorales.»

Contexte

Cette décision intervient après une première interdiction le 11 septembre 2021 des « manifestations de soutien de quelque nature que ce soit », et alors que le CNRD a « pris acte » le 11 mai 2022 de la proposition formulée par le Conseil national de transition d’une transition de trois ans.

Amnesty International

Guinée. Des cas choquants de viol et de meurtre de filles doivent pousser les autorités à renforcer les efforts pour prévenir et combattre la violence sexuelle

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Viol sur des mineures
Le 2 décembre 2021, l’Office guinéen pour la protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM) a présenté un homme de 24 ans accusé de viol sur une fille de trois ans à Gbessia, un quartier de la capitale Conakry.

Le 30 novembre, une autre fille de trois ans a été violée à Batè-Nafadji dans la région de Kankan à l’est du pays.
Le 27 novembre, une fille de 12 ans qui rentrait chez elle a été violée par deux hommes dans la ville de Sanoun. Une fille de 12 ans est morte des suites d’un viol à Siguiri au nord-ouest le 26 novembre.

Le même jour dans la commune urbaine de Labé au centre-ouest du pays, une fille de trois ans a subi un viol collectif.
L’organisation locale, ‘ Agir pour le Droit Féminin’, qui a rencontré les parents de la fille de trois ans le 7 décembre dernier a rapporté à Amnesty International et IPPF qu’elle était partie acheter un bonbon non loin de la maison familiale lorsque ceux suspectés d’être ses ravisseurs l’ont emmenée dans une maison non habitée et l’ont sexuellement agressée jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Le père de la fille qui a rencontré le procureur lui a confirmé sa demande de justice pour sa fille. Le père de l’un des auteurs présumés est aussi venu demander pardon à la famille de la fille qui a refusé.

Les viols sur des mineures font suite à celui d’une jeune femme venue le 25 novembre, dans un hôpital de la ville de Kamsar au nord-ouest pour une intervention chirurgicale. La direction de l’hôpital a annoncé le 28 novembre avoir « interpellé le présumé coupable » – un prestataire de service externe – et l’avoir conduit à la gendarmerie. Le même jour, une fille de 16 ans a été violée par plusieurs hommes à Kankan.

« Les autorités doivent faire en sorte que les enquêtes sur les auteurs de ces viols soient menées sans délai et en toute indépendance et impartialité et que tout responsable soit traduit en justice » soutient Marie-Evelyne Petrus-Barry, Directrice du Bureau Afrique de l’IPPF

« Les victimes doivent avoir accès à des soins médicaux et à un soutien psychosocial ainsi qu’à une assistance pour accéder à la justice et à la réparation. »

Plus de 331 cas de viols rapportés depuis le début de l’année

Depuis le début de l’année, l’OPROGEM et la Brigade spécial de protection des personnes vulnérables (BSPPV) ont traité 331 cas de viols. En 2020 seulement, ils ont traité 374 cas de viol, un nombre qui reflète seulement la partie visible de l’iceberg selon plusieurs ONGs travaillant dans le domaine de la lutte contre les violences sexuelles, des journalistes, la police et la gendarmerie. Cela est dû à la stigmatisation associée au viol en Guinée, ce qui souvent conduit, non pas à signaler le crime et déposer des plaintes mais souvent à des médiations et des règlements à l’amiable entre les victimes ou leurs familles et les présumés auteurs ou leurs familles.

Les récents cas de viols font suite à un autre crime ayant provoqué le mois dernier une vive réaction dans le pays. M’Mah Sylla, une femme de 25 ans, avait présumément été violée par des médecins dans une clinique non agréée de Conakry où elle était allée se faire soigner. Elle était tombée enceinte et les mêmes auteurs l’avaient de nouveau violée au cours de l’avortement auquel ils tentaient de procéder. Le viol a engendré des blessures impossibles à guérir malgré sept opérations chirurgicales. M’Mah Sylla est décédée le 20 novembre dernier à Tunis (Tunisie), après son évacuation médicale facilitée par le gouvernement.

A la suite de la mort de M’Mah Sylla, des femmes ont manifesté les 22, 24 et 30 novembre à Labé, Kindia et N’Zérékoré pour réclamer justice pour toutes les victimes de viol. Le 21 novembre, le ministère de la Justice avait annoncé la détention de trois des quatre auteurs présumés du viol de M’Mah Sylla à la prison de Conakry. Le gouvernement a par ailleurs présenté ses condoléances au nom du chef de l’État.

Des militants ont dénoncé la recrudescence des cas de viol.

Djenab Boiro de l’organisation ‘Mon Enfant, Ma vie’ a déclaré lors d’une réunion avec Amnesty International à Conakry :
« Même morte, M’Mah Sylla mérite justice. Je suis convaincue que le jour où ses bourreaux seront condamnés à la peine qu’ils méritent, son âme reposera enfin en paix. Nous avons beaucoup trop de cas comme celui de M’Mah Sylla et nous espérons et rêvons de ne plus en avoir. »

« Ces dernières années, les autorités ont pris des décisions salutaires pour lutter contre les violences sexuelles, comme la création au sein de la gendarmerie de la BSPPV en 2020. Par ailleurs, les organisations locales de défense des droits des femmes ont joué et continuent de jouer un rôle majeur dans la dénonciation des violences sexuelles, de concert avec certains médias, » a déclaré Samira Daoud

« Malgré cela, la persistance des viols, notamment de filles, appelle à des efforts beaucoup plus importants pour sensibiliser l’ensemble de la société pour prévenir la violence sexuelle, protéger les victimes, leur permettre d’accéder à la justice, d’obtenir réparation, et de traduire les auteurs en justice. Cela passe notamment mais pas seulement, par l’adoption d’une loi spéciale sur la violence à l’égard des femmes comme recommandé par la Convention Internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, » a conclu Marie-Evelyne Petrus-Barry.

Amnesty International

Guinée-Bissau: pourquoi le président Umaro Siossoco Emballo a dissout le Parlement?

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Le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo a annoncé lundi soir la dissolution de l’Assemblée nationale, et la tenue d’élections anticipées en décembre prochain. La conséquence de plusieurs mois de crise dans un pays au régime semi-présidentiel qui crée de nombreux points de tensions entre les différents organes.

Parmi les sujets de blocage entre le chef de l’État et l’Assemblée, il y a la question de l’évolution des institutions qui a poussé Umaro Sissoco Embalo à prendre cette décision. C’est ce que pense en tout cas Idrissa Djalo, homme politique indépendant, candidat à la dernière présidentielle pour le Parti de l’unité nationale (PUN), une petite formation qui n’est pas représentée à l’Assemblée. Il explique que le chef de l’État voudrait donner au président davantage de pouvoirs, tandis que les députés proposent eux au contraire de transformer le pays en régime parlementaire.

Il y a une raison qui n’a pas été invoquée ni par le président ni par ses adversaires politiques qui est pour moi la raison principale de la dissolution du Parlement, la raison a à voir avec la session actuelle du Parlement où les députés ont décidé de mettre à l’ordre du jour de la session actuelle un projet de révision constitutionnelle. Depuis que le président Emballo s’est installé, il y a eu un bras de fer entre lui et une grosse partie de la classe politique, y compris ses alliés. Le président de la République a le sentiment que les problèmes de la Guinée-Bissau sont liés à une Constitution qui n’est pas claire ou qui n’est pas adaptée. Le président a une vision d’un système qui doit évoluer, selon lui, vers un régime présidentiel. Ces adversaires politiques, au niveau du Parlement, ont eu une vision complètement différente du système semi-présidentiel. Ils veulent le faire évoluer vers le système parlementaire où le président ne servira qu’à inaugurer les chrysanthèmes.

RFI

Interdiction des manifestations: le G58 et le RPG « désapprouvent » la décision du CNRD

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Déclaration-Les partis politiques du G58, RPG ARC EN CIEL et ALLIES se sont réunis ce mercredi 18 mai 2022 au siège de l’UFR dans un contexte de dysfonctionnement aggravé de la transition traduit par la violation flagrante et manifeste des dispositions de la Charte de la Transition par le CNRD, le CNT et le Gouvernement.

Il est fréquent de constater que la Charte, socle de la Transition, est systématiquement violée à chaque fois que l’une de ses dispositions est en contradiction avec la volonté du CNRD de confisquer le pouvoir. C’est ainsi que le Président de la Transition a fixé unilatéralement la durée de la Transition alors que l’article 77 de la Charte prévoit « que cette durée sera fixée de commun accord entre les FORCES VIVES de la Nation et le CNRD ».
L’autoritarisme dont fait preuve le Président de la Transition en fixant la durée de la Transition de manière unilatérale est fortement désapprouvé par la population et a davantage attisé les tensions dans le pays. C’est pourquoi, le CNRD a publié des communiqués, en date des 13 et 15 mai 2022, interdisant les manifestations dans tout le pays. Or, le droit de manifester est un droit inaliénable, inscrit dans la Charte de Transition en ses articles 8, 33 et 74. Il est également prévu dans les traités sous régionaux et internationaux auxquels la République de Guinée est partie.
Par ailleurs, le manque de discernement et la violation des droits dans les opérations relatives à la récupération des biens publics et privés ou à la lutte contre la corruption interpellent et interrogent quant aux véritables intentions du CNRD. Pour davantage crédibiliser leurs actions, les Guinéens attendaient des autorités actuelles qu’elles déclarent leurs biens à leur entrée en fonction, conformément aux lois nationales en vigueur. La publication de la liste nominative des membres da CNRD non seulement faciliterait considérablement la relation du CNRD avec ses partenaires nationaux et internationaux mais aussi et surtout confèrera plus de crédibilité à ses actions. De même, elle offrira une visibilité sur ceux qui sont concernés par l’inéligibilité mentionnée dans la Charte.
Au regard de ce qui précède, le GS8, RPG arc-en-ciel et alliés condamnent avec force, les violations récurrentes de la Charte dont le strict respect engage le présent et l’avenir du pays; dénoncent et rejettent l’autoritarisme du Président de la Transition et appellent que la force de la Charte s’impose à toute autorité; regrettent le manque de responsabilité du CNRD et du CNT et leurs conséquences sur la fragilisation de la Transition; désapprouvent avec la plus grande fermeté les communiqués du CNRD interdisant toute forme de manifestation sur le territoire national; affirment leur détermination à défendre l’État de droit et en l’occurrence le droit de manifester qui est une des libertés d’expression chèrement acquise par le peuple de Guinée dans son combat pour la démocratie dans notre pays.
Le G58, RPG arc-en-ciel et alliés alertent, une fois de plus, le CNRD sur le danger de la fuite en avant et sur la nécessité d’un dialogue inclusif avec la classe politique, ouvert à la société civile et aux Partenaires techniques et financiers et ce, sous médiation de la CEDEAO, de l’UA ou de l’ONU.
Le G58, RPG arc-en-ciel et alliés estiment qu’il n’y a pas d’alternative à cet appel au dialogue de la classe politique qui représente plus de 95% des suffrages des Guinéens, toute élection confondue, durant les dix (10) dernières années.
Le G58, RPG arc-en-ciel et alliés réaffirment leur engagement pour une transition apaisée et consensuelle propice au retour rapide à l’ordre constitutionnel dans un délai raisonnable et prennent à témoin l’opinion nationale et internationale quant aux risques que fait peser le CNRD sur la paix sociale en refusant obstinément tout dialogue sincère et constructif.
Responsable face à cette situation, le CNRD sera le seul comptable de la dégradation du climat et de la paix sociale que pourrait connaître notre pays dans les jours à venir.
Le G58, RPG arc-en-ciel et alliés lancent un appel pressant à l’ensemble de nos compatriotes vivants aussi bien en Guinée qu’à l’étranger à se mobiliser fortement pour défendre nos acquis démocratiques pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Pour ce faire, il a été décidé de la mise en place d’une commission technique pour l’organisation matérielle des futures manifestations pacifiques.
Le G58, RPG arc-en-ciel et alliés 
Conakry, le 18 mai 2022
Vive la République de Guinée !

Lettre ouverte: Pr Lansine Kaba écrit au Colonel Mamadi Doumbouya

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M. Le Président, SALI-MA FO

Je me fais un devoir de vous écrire en ce moment-ci. Nous sommes au mois saint du Ramadan que les musulmans du monde entier observent pour leur jeûne canonique.

Le moment est sacré. J’en profite donc pour vous envoyer mes salutations du Ramadan. Je dois vous dire que j’ai un vague souvenir de vous avoir vu , il y a fort longtemps de cela, chez l’ imam Al-Hajj Kabiné Diané à Conakry.

M. Le Président les échos me parviennent et mentionnent votre habitude de fréquenter les mosquées de Conakry durant ce mois de Ramadan. Cela rassure et dénote de nos jours des vertus rares.

M. Le Président rien n’arrive par le simple fait du hasard. Votre action du 5 septembre dernier semble préconiser des lendemains meilleurs et d’espoir pour la Guinée qui a tant besoin de dirigeants intègres et dévoués au développement du pays. Que ce Ramadan 2022 soit le début d’une évolution positive et sans fin et sous votre ferme commandement !

Colonel, toute la Guinée formule des vœux pieux a votre égard et prie Allah Le Tout- Puissant que vous gouverniez avec sagesse, justice et équité.

A vos collaborateurs et à vous-même, mes salutations de Ramadan. SALIMAFO.

 

Professeur Lansine Kaba

Poursuite judiciaire contre Alpha Condé et associés: la liste des officiers enquêteurs

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Le Procureur général près la Cour d’Appel de Conakry, Alphonse Charles Wright a dévoilé la liste des officiers enquêteurs dans le cadre du dossier  »crimes de sang » ouvert contre l’ancien président, Alpha Condé et 26 hautes personnalités du régime déchu.

1 800 infirmières ont quitté le Zimbabwe pour travailler en Grande-Bretagne

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Selon les autorités zimbabwéennes, 2 200 travailleurs de la santé ont quitté le pays pour le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l’Australie en 2021

Les bas salaires et les mauvaises conditions de travail poussent les infirmières zimbabwéennes à émigrer. 10% des effectifs des hôpitaux publics du Zimbabwe ont émigré en 2021 en Grande-Bretagne. Alors que le Premier ministre britannique Boris Jonhson a passé un accord avec le Rwanda pour y expulser les migrants africains arrivés sur ses côtes, il fait venir des centaines d’infirmières du Zimbabwe.

Un système de santé à bout de souffle

Naguère loué pour son efficacité, le système de santé du Zimbabwe agonise, à l’image de l’économie du pays. Dans les hôpitaux publics, des salles d’opération sont à l’arrêt faute d’éclairage, des patients sont contraints de payer le plein de carburant de leur ambulance ou d’apporter eux-mêmes leurs pansements et leurs médicaments. Le palmarès établi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) place le dispositif de santé du Zimbabwe à la 155e place mondiale sur 190.

Epuisées et démoralisées par des journées de 12 heures dans des hôpitaux démunis, un grand nombre d’infirmières ne rêvent que d’exil pour quitter un système de santé surchargé et sans moyens.

Si Virginia qui a 52 ans s’en va, c’est pour nourrir sa famille, « payer la scolarité de ses enfants » et « assurer sa retraite », explique-t-elle.

Des salaires multipliés par dix

Un simple test d’anglais est requis pour obtenir un visa au Royaume-Uni, où les salaires sont dix fois plus élevés que les 190 euros par mois payés en moyenne au Zimbabwe. Depuis le Brexit, les règles en matière d’immigration ont été modifiées pour attirer infirmières et aide-soignantes.

En Grande-Bretagne, la pandémie de Covid-19 a créé une demande supplémentaire d’infirmières, d’autant que le Brexit a réduit le nombre de celles qui viennent d’Europe. Le pays devrait continuer à embaucher dans les années à venir. Selon un rapport publié par le groupe de réflexion Health Foundation, son système de santé (NIH) est confronté à un manque de personnel de 90 000 salariés. Dont quelque 42% d’infirmières.

AFP/France info

Mali: sept personnes inculpées pour atteinte à la sûreté intérieure de l’État

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Le gouvernement de transition malien assure avoir déjoué une tentative de coup d’État « dans la nuit du 11 au 12 mai », mené par un « groupuscule d’officiers et de sous-officiers anti-progressistes maliens », « soutenus par un État occidental ». On en sait à présent davantage sur les suspects.

De source judiciaire, ils sont sept à avoir été présentés mardi 17 mai dans l’après-midi devant le Tribunal de la Commune 6 de Bamako. Inculpés d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État et tentative de déstabilisation, ils ont été placés sous mandat de dépôt.

Le plus gradé d’entre eux est le colonel Amadou Keïta. Rapporteur de la Commission défense du Conseil national de transition (CNT), il est considéré comme un proche du colonel Malick Diaw, président du CNT et membre de la junte qui a porté au pouvoir l’actuel président malien, le colonel Assimi Goïta. Les autres accusés sont lieutenant, sous-lieutenant, sergent-chef et adjudant de l’infanterie, de la sécurité militaire ou encore de la cavalerie.

Un membre de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), les ex-rebelles signataires de l’accord de paix de 2015, figure aussi parmi les inculpés. Un porte-parole de la CMA précise que Baba Ahmed Ag Ahmeida a été arrêté le 7 mai, cinq jours avant la tentative de putsch présumé, et dément toute implication dans une tentative de coup d’État.

L’opposition pointe un malaise croissant au cœur de l’armée malienne

Des sources sécuritaires et judiciaires maliennes estiment que les personnes arrêtées auraient exprimé des désaccords et une forme de mécontentement au sujet de la conduite des opérations militaires sur le terrain, ainsi qu’à propos de certains changements au sein de la hiérarchie. L’une de ces sources évoque une « purge » parmi des voix dissidentes au sein de l’armée. Ismaël Sacko, président du Parti social démocrate africain, est l’un des leaders du Cadre qui rassemble les partis d’opposition à la junte au pouvoir. Il estime que cette annonce des autorités masque surtout un malaise grandissant au sein de l’armée.

« Nous avons tous les éléments qui montrent que le commandement de la chaîne militaire n’est pas respecté et qu’il ne fait pas l’unanimité. Cela pourrait expliquer une éventuelle tentative de coup d’État pour mettre fin à un régime tyrannique et dictatorial. Nous avons des échos selon lesquels la chaîne de commandement n’est pas bien respectée. Preuve en est : eux-mêmes accusent certains camarades de luttes en leur sein. Cela peut expliquer aussi pourquoi le colonel Assimi Goïta a préféré confier sa sécurité à Wagner, et que lui-même, au lieu de prendre les armes, préfère se bunkeriser entre le palais présidentiel et Kati. Cela ne rassure pas, indique Ismaël Sacko.

Le communiqué dit qu’il y aurait un pays étranger à la base de cette tentative de coup d’État. Pourquoi y aurait-il toujours un pays étranger derrière toute tentative qui pourrait déstabiliser leur régime ? Pourquoi ne comprennent-ils pas eux-mêmes que la majorité des Maliens qui se tait n’est pas en phase avec ces autorités ? Et qu’au sein même de leurs rangs, il y a des gens qui ne partagent pas leur façon de diriger ? »

« Nul Malien ne peut rester insensible et inactif »

Konimba Sidibé, président du Mouvement pour un destin commun (Modec), voit cette tentative de coup d’État comme « annonciatrice d’une crise ». Ancien ministre et membre fondateur du M5, le mouvement dont est issu l’actuel Premier ministre, il a été suspendu le mois dernier du bureau stratégique du parti en raison de désaccords avec Choguel Maïga. « Je condamne cette tentative de déstabilisation avec la dernière vigueur, mais elle dénote des malaises profonds, porteurs d’une crise politique tout aussi profonde, dans le pays », Konimba Sidibé. 

« J’exhorte la classe politique malienne d’aller à la rencontre immédiate du président de la transition pour examiner en profondeur la situation et identifier les nécessaires et utiles actions à envisager pour juguler la crise qui se profile et préserver le Mali, les Maliennes et les Maliens de conséquences hautement dommageables. C’est un devoir hautement patriotique », conclut-il.

La France accusée d’être à la manœuvre

Les autorités maliennes n’ont communiqué aucun détail sur les actes posés par ces sept suspects, accusés dans le communiqué gouvernemental d’avoir voulu « briser la dynamique de la refondation du Mali ». Bamako pointe également le soutien d’un pays occidental dans cette tentative de putsch. Drissa Meminta, porte-parole du mouvement Yerewolo-Debout sur les remparts, qui soutient les autorités de transition et défend la souveraineté nationale du Mali, désigne la France :

« Nous ne sommes pas surpris. Nous étions conscients que le chemin que nous avons pris est plein d’embûches et d’obstacles. On allait tout faire pour nous empêcher, nous et le Mali, d’évoluer. L’impérialisme a plusieurs branches. D’abord, ils essaient sur le côté politique, et si cela ne marche pas, ils essaient avec des terroristes ou des rebelles. Nous savions que cela allait arriver. C’est ce que l’on a dit à tout le monde : le Mali d’aujourd’hui est différent du Mali d’hier. Aujourd’hui, nous avons des autorités qui veillent. Le seul pays qui a dit qu’il allait isoler le Mali est connu, c’est la France. Le seul pays qui a dit qu’il allait tout faire pour déstabiliser le Mali, c’est la France. Derrière cette tentative de coup d’État se cache la France. »

Jointes par RFI, des sources diplomatiques françaises démentent formellement tout lien.

RFI