Home Blog

Alpha Condé, président de la Guinée: «Je ne suis pas un dictateur»

0

En exclusivité sur RFI et France 24, Alpha Condé affirme qu’il ne cherche pas à faire une présidence à vie. Suite à un changement de Constitution, le chef de l’État guinéen brigue un troisième mandat à la présidentielle du 18 octobre prochain. Mais il affirme : « C’est extraordinaire que je sois considéré comme un dictateur antidémocrate. Je suis un démocrate. »

Algérie : pourquoi le régime a-t-il fléchi?

0

Contraint par un soulèvement populaire sans précédent, déclenché le 22 février 2019, le Président Bouteflika a décidé de se retirer de la course électorale, de reporter les élections sine die, tout en promettant une

Afrique : l’enseignement privé est-il vraiment réservé aux riches ?

Dans son livre « The Beautiful Tree », James Tooley a étudié le secteur de l’éducation de nombreux pays pauvres, notamment l’Inde, le Nigeria, le Ghana, le Kenya et la Chine. Il constate que les responsables de l’éducation publique n’ont pas toujours connaissance de l’existence d’écoles privées pour les pauvres. L’enseignement privé est généralement considéré comme un luxe pour les riches.

Mali : Amadou Koufa est toujours en vie, selon une vidéo obtenue par France 24

0

Le chef de la composante Peul du groupe jihadiste JNIM, dépendant d’AQMI et d’Al Qaeda centrale, avait été annoncé mort par les autorités françaises et maliennes en novembre 2018.

Macky Sall déclaré vainqueur de la présidentielle au Sénégal

0

Macky Sall a été donné vainqueur de l’élection présidentielle sénégalaise avec 58,27 % des votes, selon les résultats officiels provisoires publiés jeudi par la Commission nationale de recensement des votes (CNRV).

Hôtellerie et tourisme: la Guinée face aux enjeux du développement du secteur touristique

0

Le ministre d’État, ministre du Tourisme, de l’Hôtellerie et de l’Artisanat a pris part, ce mercredi à une conférence axée sur le ‘’tourisme en Guinée un levier de développement inexploité « .

Compte rendu du Conseil des ministres du 28 février 2019

0

Conakry, le 28 Février 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 28 Février 2019 avec l’ordre du Jour suivant :

Arrestation d’Etienne Soropogui: le FNDC-politique demande sa libération

0

Déclaration-Le FNDC POLITIQUE comprenant l’Union des Forces Républicaines (UFR) et le Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL) a appris avec stupéfaction le kidnapping du Président du Parti Nos Valeurs Communes, M. Etienne SOROPOGUI, le samedi 24 septembre 2022, alors qu’il rendait visite à ses sœurs, après avoir participé à une émission radio de grande écoute.

Le FNDC POLITIQUE désapprouve totalement cette nouvelle interpellation extrajudiciaire après celles du Secrétaire Exécutif de l’UFR, Hon Saikou Yaya BARRY et de deux hauts responsables  du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dont le Coordinateur National, Oumar SYLLA alias Foniké Manguè et Ibrahima DIALLO, chargé des Opérations.

Le FNDC POLITIQUE exige la libération sans conditions des prisonniers d’opinion et condamne avec la dernière énergie toutes les tentatives de musèlement des partisans de la démocratie ainsi que l’instrumentalisation à outrance de la justice à des fins politiques.

Conakry, le 25 septembre 2022

Abdoulaye Bah finalement autorisé de se rendre à Dakar

0

Le responsable de l’UFDG, Abdoulaye Bah, retenu pendant des heures dans un commissariat à Boundoufourdou, localité frontalière avec le Sénégal, a été finalement autorisé de franchir la frontière pour Dakar ce soir de dimanche. L’accord est venu de Conakry de la part du ministre de l’Administration du territoire, Mory Condé.

Il y aurait eu des tractations entre les autorités préfectorales de Koundara et leurs tutelles de Conakry.

Rappelons que l’ancien député accompagne son père qui a un rendez-vous médical à Dakar ce lundi selon un communiqué du parti.

Le Jour

Abdoulaye Bah de l’UFDG empêché de sortir à Koundara : UFDG tient le pouvoir responsable de tout ce qui adviendra…

0

En partance pour Dakar avec son père El. Hadj Thierno Madjou Bah, malade depuis 3ans, M. Abdoulaye Bah, Secrétaire national chargé de l’animation politique de l’UFDG et Conseiller politique de Cellou Dalein Diallo est retenu depuis 13h à la frontière guinéo-sénégalaise précisément au poste de contrôle de Boundoufourdou à Koundara.

Selon les autorités frontalières, le laisser-passer qu’il a en sa possession, ne porte pas en première ligne le nom de monsieur Abdoulaye Bah.

Alors que le document (laisser passer) porte respectivement les noms suivants :

Le malade à évacuer qui a un rendez-vous médical au CHU de FAN le lundi 26 septembre à 9h00 se voit ainsi empêché d’honorer ce rendez-vous . Souffrant de problèmes pulmonaires et de reins, sa tension serait montée d’un cran.

Les services de sécurité frontalière du poste de Boundoufourdou, les autorités préfectorales, le CNRD ainsi que le gouvernement seront tenus responsables de tout ce qui adviendra.

Cell-com_UFDG

Procès du 28 Septembre : Capitaine Moussa Dadis Camara est à Conakry

0

L’ancien chef de la junte, CNDD est à Conakry où doit s’ouvrir le mercredi prochain le procès sur le massacre du 28 septembre 2009. Capitaine Moussa Camara rentré à Conakry au petit matin du dimanche, doit faire face à la justice devant un tribunal spécial en compagnie de 11 autres accusés.
Il vivait en exil depuis 2010 au Burkina Faso après avoir échappé à une tentative d’assassinat de la part de son ancien aide de camp, Aboubacar Toumba Diakité.

Le Jour

Abdoulaye Bah de l’UFDG arrêté à Koundara

0

L’ancien député, Aboudoulaye Bah, a été arrêté ce dimanche à Koundara au Nord du pays, alors qu’il accompagnait son père vieillissant  et malade pour des soins médicaux à Dakar. D’après nos sources, le conseiller politique de Cellou Dalein et membre influent de l’UFDG, était en audition au commissariat de la police de cette localité.

Abdoulaye Bah n’est pas à sa première arrestation. Il a plusieurs fois séjourné à la maison centrale de Conakry sous l’ère Alpha Condé. D’ailleurs, il a été libéré au lendemain du coup d’état du 5 septembre 2021. Ancien président de la délégation spéciale de la ville de Kindia, en Basse Guinée, Abdoulaye Bah est une grande gueule de l’opposition. Souvent très critique à l’endroit de détenteurs du pays. Etait-il dans le viseur du pouvoir militaire ?

Le Jour

Conakry : Etienne Soropogui mis aux arrêts et détenu à la Gendarmerie nationale

0

L’opposant Etienne Soropogui a été arrêté, hier samedi à Conakry, par des éléments de la gendarmerie nationale alors qu’il sortait d’une émission de grande écoute de la Radio Fim FM, sise dans la Commune de Ratoma.

D’après une source familiale, le leader du mouvement Nos Valeurs Communes se rendait chez sa sœur après avoir pris part à l’émission qui le mettait en face à face avec Paul Moussa Diawara, homme politique, favorable à la junte. Les gendarmes l’auraient filé car une fois arrivé dans la cour de sa sœur, M. Soropogui, a été mis aux arrêts par les agents venus à bord de six pick ups. Pour le siège de la Gendarmerie nationale.

D’après son avocat, Me Salif Beavogui, qui affirme être en contact avec lui, son client n’a pas été interrogé. De facto, il ne connait pas de quoi on lui reproche. L’avocat qui dit avoir écouté l’émission en question soutient que son client n’a tenu aucun propos désobligeants envers l’autorité.

Toutefois, ce proche de Cellou Dalein Diallo, très reste critique vis-à-vis de la junte, qui semble allergique aux contradictions.

Le Jour

Sanctions de la CEDEAO contre Conakry : voici la liste des personnalités concernées

0

Au total pour une liste jugée provisoires, 21 membre du CNRD, 28 ministres et 7 du bureau du CNT sont visés par les sanctions « progressives » de la CEDEAO pour faire plier la junte au pouvoir en Guinée.

Les sanctions sont entre autres le gel des avoirs financiers et l’’interdiction de voyager

 

 

 

 

 

La junte guinéenne et son pouvoir sanctionnés par la CEDEAO : le communiqué final

0

SOMMET EXTRAORDINAIRE 

DE LA CONFERENCE DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT DE LA CEDEAO SUR LA SITUATION EN GUINEE ET AU MALI  

New York, 22 septembre 2022

COMMUNIQUE FINAL

Commission de la CEDEAO

New York, Septembre 2022

  1. La Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a tenu une Session extraordinaire à New York, aux Etats-Unis, en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies, le 22 septembre 2022, sous la présidence de E. Umaro Sissoco EMBALO, Président de la République de Guinée Bissau et Président de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO.
  2. Le Sommet extraordinaire a été convoqué à l’effet d’examiner le rapport du Médiateur de la CEDEAO pour la Guinée et la situation des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali.
  3. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO ci-dessous ou leurs représentants dûment mandatés y étaient présents :
    • E. Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire.
    • E. Adama BARROW, Président de la République de Gambie.
    • E. Nana Addo Dankwa AKUFO-ADDO, Président de la République du Ghana.
    • E. Umaro Sissoco EMBALO, Président de la République de Guinée Bissau.
    • E. George WEAH, Président de la République du Liberia.
    • E. Macky SALL, Président de la République du Sénégal.
  1. Etaient également présents au Sommet extraordinaire, les personnalités ci-après :
  • Rui Alberto de Figueiredo SOARES, Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et de l’Intégration Régionale de la République de Cabo Verde ;
  • E. Hassoumi MASSOUDOU, Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération, de Intégration Africaines et des Nigériens à l’Extérieur de la République du Niger.
  • E. Geoffrey ONYEAMA, Ministre des Affaires de la République Fédérale du Nigeria ;
  • David J. Francis, Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale de la République de Sierra Leone ;
  • Robert DUSSEY, Ministre des Affaires Étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’Extérieur de la République Togolaise.
  • Ambassadeur Marc Hermanne G. ARABA, Représentant Permanent du Benin auprès des Nations Unies. 
  1. Ont également pris part au Sommet:
  • E. Thomas Boni YAYI, Médiateur de la CEDEAO pour la Guinée, ancien Président de la République du Bénin.
  • E. Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union africaine.
  • Dr Omar Alieu TOURAY, Président de la Commission de la CEDEAO.
  • Mahamat Saleh ANNADIF, Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS).
  1. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont examiné le rapport présenté par E. Thomas Boni YAYI sur la situation en Guinée, ainsi que les memoranda sur la situation en Guinée et celle des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali.
  2. La Conférence a salué la qualité des documents présentés et a pris note des recommandations qui y sont contenues.

Au titre de la Guinée :

  1. La Conférence a rappelé que lors du 61ème Sommet ordinaire tenu le 3 juillet 2022 à Accra, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont demandé au Médiateur de poursuivre les discussions avec les Autorités de transition en vue de l’établissement d’un chronogramme de transition acceptable au plus tard le 1er août 2022, à défaut de quoi les sanctions économiques et financières prévues seraient mises en application, outre des sanctions plus ciblées, conformément aux délibérations du Sommet extraordinaire tenu le 25 mars 2022 à Accra. La Conférence avait également décidé de maintenir la suspension de la Guinée de tous les organes décisionnels de la CEDEAO et de demeurer saisie de la situation dans cet Etat membre.
  1. A l’issue des échanges qui ont suivi l’examen du rapport présenté par le Médiateur de la CEDEAO pour la Guinée sur la situation dans cet Etat membre, et notant que des progrès insuffisants ont été réalisés en ce qui concerne l’établissement d’un chronogramme de transition acceptable, la Conférence décide d’imposer à la Guinée des sanctions graduelles au niveau diplomatique, économique et financière comme suit :
  •  Le rappel pour consultations par les Etats membres de la CEDEAO de leurs ambassadeurs accrédités auprès de la République de Guinée ;
  • La suspension de toute assistance et transaction financière en faveur de la Guinée par les institutions financières de la CEDEAO, notamment la BIDC.
  • Des sanctions ciblées à l’encontre des personnes et groupes de personnes citées sur la liste figurant dans la Décision MSC. A/DEC 4/09/2022, y compris les membres des autres institutions de la transition et toute autre personne cherchant à empêcher le retour à l’ordre constitutionnel en Guinée dans un délai raisonnable. Ces sanctions comprennent :
  • Le gel des avoirs financiers ;
  • L’interdiction de voyager.
  1. Ces sanctions ont été prises dans le souci de faciliter le processus de retour rapide à l’ordre constitutionnel en Guinée, une condition préalable à la paix, à la stabilité et au développement.
  2. La Conférence engage toutes les institutions de la Communauté à prendre des mesures assurant l’application immédiate de ces sanctions.
  3. La Conférence appelle l’Union africaine, les Nations unies et les autres organisations partenaires à soutenir l’application de ces sanctions et à continuer d’apporter leur soutien à la Guinée en vue de la réussite de la transition politique.
  4. La Conférence demande aux Autorités de la Guinée d’accepter dans un délai d’un mois, à compter du 22 septembre 2022, une durée de transition raisonnable et acceptable par la CEDEAO, sous peine de sanctions plus sévères.
  5. La Conférence salue les efforts déployés par le Médiateur de la CEDEAO pour la Guinée et lui demande de poursuivre ses consultations avec les Autorités de la Transition et toutes les autres parties prenantes en vue de parvenir à un consensus sur la durée de la transition.

Sur la situation des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali :

  1. La Conférence a examiné le mémorandum présenté par le Président de la Commission de la CEDEAO sur les 46 soldats ivoiriens détenus au Mali. Suite à des discussions approfondies, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont pris les décisions suivantes :
  1. La Conférence salue les initiatives diplomatiques entreprises par plusieurs Chefs d’Etat de la CEDEAO, qui ont conduit à la libération le 3 septembre 2022, de trois femmes soldats ivoiriennes.
  1. Toutefois, la Conférence note avec regret le maintien en incarcération des 46 soldats restant, malgré tous les efforts de médiation entreprises par la région.
  1. La Conférence décide également de ce qui suit :
  • condamne avec fermeté, l’incarcération continue des soldats ivoiriens ;
  • dénonce le chantage exercé par les autorités maliennes dans cette affaire;
  • demande la libération sans condition des 46 soldats détenus au Mali ;
  • envoi incessamment d’une mission de Haut niveau composée des Chefs d’état du Ghana, du Sénégal et du Togo à l’effet de la libération des soldats ivoiriens.
  1. La Conférence exprime sa reconnaissance aux Chefs d’état et de gouvernement et à toutes les bonnes volontés qui se sont investis pour la libération des soldats ivoiriens incarcérés au Mali.
  2. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement rendent un vibrant hommage à E Umaro Sissoco Embalo, Président de la République de Guinée Bissau, Président de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, pour son leadership dans la gestion des affaires de la Communauté

Fait à New York, le 22 septembre 2022.

LA CONFERENCE

FR-Final-Communiqué-Extra-Summit-New-York-post-ad_220923_002755

La Cédéao annonce des «sanctions progressives» contre la junte en Guinée

0

Dans un sommet extraordinaire de la Cédéao tenu jeudi 22 septembre au soir à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, les dirigeants des États ouest-africains ont décidé de prendre des « sanctions progressives » contre la junte militaire en Guinée face à l’inflexibilité des militaires pour une date de retour des civils au pouvoir. À l’initiative de la présidence bissau-guinéenne, ils ont également décidé d’envoyer une mission à Bamako pour rencontrer les autorités maliennes.

Trois heures derrière les lourdes portes fermées d’un centre de conférences de New York et à la fin une brève déclaration : c’est le président de la Commission de la Cédéao, le Gambien Omar Alieu Touray, qui l’a faite aux journalistes, tandis que les chefs d’État et les ministres quittaient l’immeuble sans un mot et avec trois chaises vides, celles du Burkina Faso, du Mali et de la Guinée, suspendus de l’organisation, rapporte notre envoyé spécial à New York, Léonard Vincent.

La conclusion du sommet extraordinaire, selon lui, tient en deux points. D’abord, « nous avons décidé de prendre des sanctions contre la Guinée », a annoncé le président de la commission de la Cédéao. Selon un document résumant cette réunion de chefs d’État, « il a été arrêté la prise de sanctions progressives sur des individus et contre la junte guinéenne ». « Très rapidement, le président en exercice de la Cédéao et le président de la commission de la Cédéao vont établir une liste de personnes à sanctionner et, de manière graduelle, appliquer ces sanctions », selon ce texte.

Deuxième point, la réaffirmation d’un principe : « Les coups d’État sont inacceptables dans l’espace de la Cédéao », a dit Omar Alieu Touray. Il a ajouté que les chefs d’État exigeaient toujours une durée de transition « acceptable », ce qui n’est pas le cas aujourd’hui :

La discussion a été « franche » et le consensus construit « par la conviction », a expliqué Omar Alieu Touray. Des différences d’approche ont été exprimées, confie un diplomate, sur la nature des sanctions contre la Guinée : « lourdes » ou « progressives », selon les points de vue.

« Mission de haut niveau » au sujet de Bamako et des soldats ivoiriens détenus

Quant au Mali, une démarche diplomatique a été convenue : une « mission de haut niveau », composée des présidents togolais, sénégalais et ghanéen, se rendra à Bamako « très bientôt », selon le président de la Commission.

Tous les chefs d’État de la sous-région, a précisé Omar Alie Touray, sont d’accord pour demander la libération « immédiate et sans conditions » des 46 soldats ivoiriens détenus dans le pays depuis le 10 juillet.

Bien sûr, le numéro 1 de la junte malienne peut se braquer, mais il a intérêt à réfléchir à deux fois avant de leur fermer la porte au nez, analyse notre envoyé spécial à New York, Christophe Boisbouvier. Macky Sall est le président en exercice de l’Union africaine et il est l’un des rares chefs d’État africains qui parle encore au téléphone avec le chef putschiste malien. Et Faure Gnassingbé est le chef d’État le plus accommodant avec Bamako.

Si le colonel Goïta refuse de leur ouvrir la porte mardi, il s’isolera pour de bon et s’exposera sans doute à de nouvelles sanctions économiques et monétaires de la part de la Cédéao et de l’Uemoa.

Un membre de la délégation ivoirienne glissait à RFI que « le Mali ne doit pas oublier que la Côte d’Ivoire fournit 20% de son électricité alors qu’il nous doit quelque 40 milliards de francs CFA de factures d’électricité impayés. Mardi prochain, ce sera la mission de la dernière chance au Mali avant l’entrée dans un conflit dur où la Côte d’Ivoire ne fera plus de cadeaux à son voisin malien.

RFI