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Alpha Condé, président de la Guinée: «Je ne suis pas un dictateur»

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En exclusivité sur RFI et France 24, Alpha Condé affirme qu’il ne cherche pas à faire une présidence à vie. Suite à un changement de Constitution, le chef de l’État guinéen brigue un troisième mandat à la présidentielle du 18 octobre prochain. Mais il affirme : « C’est extraordinaire que je sois considéré comme un dictateur antidémocrate. Je suis un démocrate. »

Algérie : pourquoi le régime a-t-il fléchi?

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Contraint par un soulèvement populaire sans précédent, déclenché le 22 février 2019, le Président Bouteflika a décidé de se retirer de la course électorale, de reporter les élections sine die, tout en promettant une

Afrique : l’enseignement privé est-il vraiment réservé aux riches ?

Dans son livre « The Beautiful Tree », James Tooley a étudié le secteur de l’éducation de nombreux pays pauvres, notamment l’Inde, le Nigeria, le Ghana, le Kenya et la Chine. Il constate que les responsables de l’éducation publique n’ont pas toujours connaissance de l’existence d’écoles privées pour les pauvres. L’enseignement privé est généralement considéré comme un luxe pour les riches.

Mali : Amadou Koufa est toujours en vie, selon une vidéo obtenue par France 24

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Le chef de la composante Peul du groupe jihadiste JNIM, dépendant d’AQMI et d’Al Qaeda centrale, avait été annoncé mort par les autorités françaises et maliennes en novembre 2018.

Macky Sall déclaré vainqueur de la présidentielle au Sénégal

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Macky Sall a été donné vainqueur de l’élection présidentielle sénégalaise avec 58,27 % des votes, selon les résultats officiels provisoires publiés jeudi par la Commission nationale de recensement des votes (CNRV).

Hôtellerie et tourisme: la Guinée face aux enjeux du développement du secteur touristique

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Le ministre d’État, ministre du Tourisme, de l’Hôtellerie et de l’Artisanat a pris part, ce mercredi à une conférence axée sur le ‘’tourisme en Guinée un levier de développement inexploité « .

Compte rendu du Conseil des ministres du 28 février 2019

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Conakry, le 28 Février 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 28 Février 2019 avec l’ordre du Jour suivant :

Labé : Une petite fille de 3ans échappe à un viol

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Un homme a tenté de violer une fillette dont l’âge varie entre  2 et 3 ans tard dans la soirée  du  jeudi,  26 janvier 2023, dans le quartier Konkola, secteur Mosquée,  en plein cœur de la commune urbaine de Labé.

Selon le président du conseil de quartier interrogé par le correspondant régional  de l’AGP,   vendredi 27 janvier 2023, la petite fille a été sauvée  grâce aux personnes qui étaient de passage en ce moment,  quand elles  ont entendu de bouleversants  cris de détresse de la victime.

« C’est à 17H, temps universel, qu’on m’a alerté  pour me faire savoir qu’une petite fille  est retrouvée dans une maison inhabitée  près de notre mosquée. Elle était déshabillée et couchée de force dans un matelas  par un inconnu qu’on n’a toujours pas retrouvé. Elle ne connait pratiquement rien puisque c’est un bébé.  C’est quand il l’a déshabillée  que la petite Hawaou a pleuré et  crié fort.

Les passants sur la grande route  l’ont entendue. Mais il s’est trouvé que le présumé avait  fui déjà. C’est à  travers les communiqués radio et dans les mosquées, que  nous avons pu retrouver sa famille qui était aussi à sa recherche. Tout porte à croire, qu’il a pris la petite comme sa fille  pour tromper  l’apparence  et l’envoyer ici avec un matelas. Cela prouve que c’est un habitué des faits. »,  a expliqué Thierno Abdoulaye Dramê.

« Mais je demande à tous  ceux qui ont des maisons inhabitées de venir clôturer leurs habitations. Sinon, elles deviendront des lieux de rencontre des bandits. Il n’y a pas longtemps qu’ils ont violé et tué une petite fille  ici.  Cette question d’habitation est une préoccupation majeure pour nous. » a conclu le président du conseil de quartier de Konkola.

AGP

Sport : Vers la résiliation de la convention de gestion du stade Général Lansana Conté

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e Président de la Transition,  colonel Mamadi Doumbouya,  a présidé le conseil des ministres jeudi,  27 janvier 2023, au cours  duquel,  le Ministre de la jeunesse et des Sports a informé le conseil des difficultés techniques liées à l’homologation du stade Général Lansana Conté de Nongo pour abriter les matchs  du Syli et autres rencontres sportives à dimension internationale.

Ainsi,  le conseil a décidé de donner des instructions à l’ACGP de faire une étude de mise à mise à jour des montants et de sa validation.

Par ailleurs,  le Gouvernement invite le Secrétariat Général du Gouvernement à  se procurer d’une copie de la Convention entre l’État et la Société SAMGBM de l’homme d’affaire Antonio Souaré afin de donner son avis juridique en vue d’une résiliation ou non de ladite convention.

AGP

Maada Bio à Conakry : « La Guinée et la Sierra-Leone, deux États et deux peuples qu’on ne peut dissocier »

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Le Président de la Transition, le Colonel Mamadi DOUMBOUYA, a réservé un accueil chaleureux à son homologue de Sierra Léone, le Président Julius Maada BIO à l’Aéroport International Ahmed Sékou TOURÉ dans l’après-midi de ce samedi 28 janvier 2023.

Arrivé pour une visite d’amitié, le Chef de l’Etat léonais a été accueilli en présence des Présidents des Institutions républicaines, des membres du Gouvernement, des responsables des Forces de défense et de sécurité, des corps diplomatique et consulaire accrédités en Guinée.

Trois mois après la visite effectuée par le Chef des Forces armées guinéennes en Sierra Leone, le Président Julius Maada BIO a été reçu par son homologue guinéen à l’Aéroport International Ahmed Sékou TOURÉ avec tous les honneurs sous les ovations de la communauté léonaise fortement mobilisée pour la circonstance.

Depuis le 05 septembre 2021, le Président Maada BIO est à sa deuxième visite en Guinée. Des actes qui affichent les intentions de ce Chef d’État de consolider les relations solides avec son homologue et démontrent son soutien inconditionnel au peuple frère de Guinée dirigé par le Colonel Mamadi DOUMBOUYA.

La visite du Président Julius Maada BIO en République de Guinée s’inscrit donc dans le cadre du renforcement des liens de coopération entre Conakry et Freetown.

Ce rapprochement entre les Présidents guinéen et léonais signe ainsi un acte fort d’amitié et de franche collaboration au bénéfice des deux peuples.

Le Président Maada BIO s’est exprimé sur les raisons profondes de sa présence en terre guinéenne et n’a pas manqué de rappeler la générosité et le soutien dont le peuple de Guinée a fait montre pendant les périodes sombres et difficiles que le peuple sierra-léonais a vécues dans les années 90 durant la rébellion. Pour lui, il s’agit de deux États et de deux peuples qu’on ne peut dissocier. Il affirme être en Guinée en tant que frère, afin de redynamiser les relations de coopération, la recherche des stratégies les mieux adaptées aux questions sécuritaires et dans bien d’autres domaines entre Conakry et Freetown.

Pour le Chef de l’Etat léonais, c’est un devoir impérieux pour les deux pays de continuer leur rapprochement et de poser des actes forts pour le bonheur des deux peuples.

𝗗𝗖𝗜-𝗣𝗥𝗚

Tourisme: voici les membres du CA de l’ONT

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Dans la soirée du vendredi 27 janvier 2023, le journal télévisée de la RTG a diffusé un décret du président de la Transition, colonel Mamadi Doumbouya désigant les membres du conseil d’administration du Conseil national du tourisme. Ce sont:
Président : M.Cheick Chérif Haïdara, responsable marketing et communication à la FBN Bank Guinée.
Membres
1- M.Mohamed Lamine Kaloga, conseiller chargé du tourisme et du l’hôtellerie, du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat ;
2- M. Kabèlè Soumah, secrétaire général du ministère des Affaires Etrangères, de l’intégration africaine et des Guinéens établis  à l’étranger ;
3- M.François Gono Condé, chef de Cabinet du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation ;
4- M. Bokary Bangoura, conseiller juridique du ministère du Budget ;
5- Mme Baya Cissé, Directrice  de la comptabilité nationale de l’Institut national des statistiques du ministère de l’Economie et des Finances ;
6- M. Mohamed Sacko, Directeur national des routes préfectorales du ministère des Infrastructures et des Travaux publics ;
7- Mme Watta Camara, Directrice générale adjointe de l’Office guinéen des parcs et réserve de faunes (OGPRF) du ministère de l’Environnement  et du Développement durable ;
8- Mme Aissata Djiba Diallo, chef de service contact bureau central national interpol Conakry, du ministère de la Sécurité et de la Protection civile ;
9- M. Aboubacar Sam Touré, Directeur général adjoint du Bureau de stratégie et du développement, du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire;
10- M.Gabriel Soumah, Secrétaire général de l’association des hôteliers de Guinée .

Développement: les membres du CA du FONDEL nommés

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Dans un décret diffusé par la RTG, le vendredi 27 janvier 2023, le président de la Transition, colonel Mamadi Doumbouya a nommé les du Conseil d’administration du Fonds national pour le développement de l’élevage (FONDEL).

Il s’agit:

Présidente Mme Nana Youssef Diaré, chef de cabinet du ministère des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger.
Membres
1- M.Mamadou Dian Bah, chef de la cellule partenariat publique privée, du ministère de l’économie et des finances ;
2- M.Aladji Fodé Kaba, Directeur général du service national d’aménagement des points d’eau, du ministère l’Administration du territoire et de la décentralisation ;
3- Mme Watta Camara, Directrice générale adjointe des parcs nationaux et réserves de faunes, du ministère de l’environnement et du développement durable ;
4- M.Bernard Tinguiano, Directeur général adjoint de l’alimentation et de la production animale, du ministère de l’agriculture et de l’élevage ;
5- M.Ibrama Baldé, Président de la confédération nationale des organisations socioprofessionnelles, du secteur de l’élevage en Guinée ;
6- M.Bernard Kpoghomou , vice-président de la confédération nationale des organisations socioprofessionnelles, du secteur de l’élevage en Guinée ;
7- Mme.Bintou Condé, Directrice préfectorale de la santé de Dubreka, du ministère de la santé et de l’hygiène publique ;
8- M.Kemo Sacko, chef de division synthèse budgétaire du ministère du budget.
Le Jour

Décret : les attributions, l’organisation et le fonctionnement du SNSSU définis

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Les attributions, l’organisation et le fonctionnement du Service National de Santé Scolaire et Universitaire (SNSSU) ont été dévoilés par un décret du par le président de la Transition Colonel Mamadi Doumbouya le jeudi 26 janvier 2023.

Chapitre 1 : disposition générale 

Article 1 : le Service National de Santé Scolaire et Universitaire est un service rattaché au ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation.
Article 2 : sous l’autorité du ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation, le Service National de Santé Scolaire et Universitaire de niveau hiérarchique équivalent à celui d’une direction de l’administration centrale.
Il a pour mission d’assurer le contrôle médical dans le domaine de scolaire et universitaire.
A ce titre, il est particulièrement chargé de participer à l’élaboration des textes réglementaires en matière de santé scolaire et universitaire et de s’assurer à leur application.
D’élaborer et de mettre en œuvre les stratégies, plans et programmes adaptés en matière de santé dans les établissements d’enseignement technique et professionnel et dans les universités.
Promouvoir la santé en milieu scolaire et universitaire.
D’œuvrer à la mobilisation des ressources nécessaires en faveur de la santé scolaire et universitaire.
Créer et d’animer les centres conviviaux dans les établissements techniques et dans les universités.
Promouvoir l’utilisation des technologies de l’information et de la communication en matière de santé scolaire et universitaire.
De participer aux recherches en santé et à l’application des résultats.
Commander les médicaments consommables et de suivre le processus de réparation.
De promouvoir les programmes et projets d’éducation complète à la sexualité dans les écoles, universités et des centres techniques de formation et professionnel.
Participer à la prévention des comportements nocifs et en risque en milieu scolaire et universitaire.
Définir les normes de qualité et d’hygiène des aliments vendus dans les écoles et universités et de veiller à leur application.
D’œuvrer à la mise en place des pharmacies dans les écoles et universités.
D’organiser des examens physiques systématiques des élèves, des étudiants et des enseignants sur toute l’étendue du territoire national.
De participer aux rencontres nationales, sous régionales et internationales traitant des questions de santé scolaire et universitaire.
Article 3 : Organisation et Fonctionnement 
Article 3 : le Service National de Santé Scolaire et Universitaire est dirigé par un directeur général nommé par décret du président de la République sur proposition du ministre en charge de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation.
Le directeur général dirige, anime et contrôle l’ensemble des activités du service.
Article 4 : le directeur général est assisté d’un directeur général adjoint nommé dans les mêmes conditions que lui et qui le remplace en cas d’absence ou d’empêchement.
Le directeur général adjoint est particulièrement chargé de d’assister le directeur général dans la coordination, l’animation et le contrôle des activités du service.
De superviser l’élaboration des programmes et rapports d’activité du service.
D’exécuter toutes autres tâches spécifiques qui lui sont confiées par le directeur général dans le cadre du fonctionnement du service.
Chapitre 2 : Organisation et Fonctionnement 
 
Article 5 : pour accomplir sa mission, le Service National de Santé Scolaire et Universitaire comprend : un service d’appui et des départements techniques.
Article 6 : le service d’appui est la cellule des affaires financières
Article 7 : la cellule des affaires financières de niveau hiérarchique équivalent à celui d’une section de l’administration centrale. Elle est chargée d’élaborer et d’exécuter le budget du service en rapport avec la division des affaires financières. D’assurer la gestion comptable et financière du service. D’élaborer des rapports financiers et comptables du service.
Article 8 : les départements techniques sont : le département études, planification et statistique, le département santé pré-universitaire, le département santé universitaire, le département de santé de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.
Article 9 : les départements techniques de niveau hiérarchique équivalent à celui d’une division de l’administration centrale sont chargés de la coordination et de la supervision des cellules relevant d’eux.
Article 10 : le département études, planification et statistique comprend : une cellule d’étude et recherche, une cellule statistique et planification et une cellule suivie et évaluation.
Article 11 : les cellules sont de niveau hiérarchique équivalent à celui d’une section de l’administration centrale.
Article 12 : la cellule études et recherche est chargée de mener les études et recherche en santé scolaire et universitaire.
De tenir à jour la base de données sur les résultats des études de recherche en santé scolaire et universitaire. De vulgariser les résultats des recherches en santé scolaire et universitaire
Article 13 : la cellule statistique et planification est chargée de procéder à la collecte, de traitement et à l’analyse des informations statistiques en matière de santé scolaire et universitaire. De proposer des programmes et projets d’activités du service et de rédiger les rapports d’activité.
Article 14 : la cellule suivie et évaluation est chargée de proposer des outils de suivi et de l’évolution des programmes et projets de santé scolaire et universitaire. D’évaluer le niveau d’attente des objectifs. D’assurer le suivi de l’exécution des activités. De tenir à jour la base de données sur la mise en œuvre des activités.
Article 15 : le département santé pré-universitaire comprend : une cellule éducation pour la santé, une cellule hygiène et assainissement, une cellule infirmerie et laboratoire.
Article 16 : la cellule éducation pour la santé est chargée de proposer des thèmes d’animation de conférence débats, de séminaires portant sur la santé dans les centres communautaires et dans les écoles. D’œuvrer à l’installation et au bon fonctionnement des clubs de santé dans les écoles et d’en assurer le suivi. De proposer des stratégies de prévention contre le tabagisme, alcoolisme et d’autres stupéfiants dans les écoles.
Article 17 : la cellule hygiène et assainissement est chargée de mener les séances de sensibilisation et d’information sur l’utilisation de l’eau potable et des mesures d’assainissement dans les centres d’encadrement communautaire et dans les écoles. De s’assurer l’existence dans les écoles points d’eau potable, des latrines séparées filles, garçons et enseignants. De proposer des normes de qualité ainsi que de propriété de personnel manipulateurs ou vendeurs des aliments dans les centres d’encadrement communautaire et des écoles et d’en assurer le suivi. D’initier des mesures de contrôle de l’état de santé et d’hygiène dans les écoles. De fixer les règles d’hygiène et de sécurité des locaux de l’enseignement, de restauration et d’hébergement.
Article 18 : la cellule infirmerie et laboratoire est chargée d’évaluer les besoins en médicaments et consommables en réactif et autres matériels de laboratoire nécessaires pour le financement des infirmeries et des laboratoires dans les centres d’encadrement communautaire et dans les écoles. De préparer les dossiers de commande de médicaments, de consommables et de réactifs pour l’approvisionnement des infirmeries et laboratoires des écoles et des centres d’encadrement.  De procéder aux vaccinations obligatoires et facultatives des élèves, enseignants et encadreurs. De procéder au contrôle médical et au dépistage des maladies infectieuses et parasitaires dans les écoles et des centres d’encadrement. D’assurer la prise en charge médicale des cas de maladie, de blessures et autres cas de maladie dans les écoles et dans les centres d’encadrement.
Article 19 : le département santé universitaire, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle comprend une cellule d’éducation pour la santé, une cellule hygiène et assainissement et une cellule infirmerie et de laboratoire.
Article 20 : la cellule éducation pour la santé est chargée de proposer des thèmes d’animation de conférence débats,  de séminaires portant sur la santé dans les universités et centres de formation technique et professionnel. D’œuvrer à l’installation et au fonctionnement des clubs de santé dans les universités et centres de formation technique et professionnel et d’en assurer le suivi. De proposer des stratégies de prévention contre le tabagisme, alcoolisme et d’autres stupéfiants dans les universités et centres de formation technique et professionnel.
Article 21 : la cellule hygiène et assainissement est chargée de mener les séances de sensibilisation et d’information sur l’utilisation de l’eau potable et les mesures d’assainissement dans les universités et centres de formation technique et professionnel. De s’assurer de l’existence dans les écoles des points d’eau potable, de latrines séparées pour filles, garçons et enseignants. De proposer des normes de qualité ainsi que de propriété du personnel manipulateur ou vendeurs d’aliments dans les universités et centres de formation technique et professionnel. D’initier les mesures de contrôle de santé et d’hygiène dans les universités et centres de formation technique et professionnel. De fixer les règles d’hygiène de sécurité des locaux d’enseignement, de restauration et d’hébergement.
Article 22 : la cellule de l’infirmière et laboratoire est chargée d’évaluer les besoins en médicaments et consommables en réactifs et autres matériels de laboratoire nécessaires pour le fonctionnement des infirmeries et des laboratoires dans les universités et centres de formation technique et professionnel. De participer les dossiers de commande en médicaments,  des consommables et des réactifs pour l’approvisionnement des infirmeries et laboratoires dans les universités et centres de formation technique et professionnel. De procéder aux vaccinations obligatoires et facultatives des étudiants, enseignants et encadreurs.  De procéder au contrôle médical et au dépistage des maladies infectieuses et parasitaires dans les universités et centres de formation technique et professionnel.  D’assurer la prise en charge médicale des cas de maladie, de blessures et autres cas de maladies dans universités et centres de formation technique et professionnel.
Article 23 : les personnels utilisés par le Service National de Santé Scolaire et Universitaire sont des fonctionnaires et contractuels de droit public.
Article 24 : le Service National de Santé Scolaire et Universitaire peut bénéficier de fonds en provenance des partenaires techniques et financiers, de la Coopération Internationale qui sont obligatoirement versés dans un compte spécial ou un budget annexe.
Article 25 : le Service National de Santé Scolaire et Universitaire peut sur ses propres initiatives développer des programmes d’activités à charge de rendre compte à l’autorité de tutelle.
Article 26 : le directeur général est l’ordonnateur du budget et des ressources allouées au service.
Chapitre 3 : disposition finale 
 
Article 27 : les chefs de départements et des cellules sont nommés respectivement par arrêté ou décision du ministre en charge de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation sur proposition du directeur général.

Médias: la HAC demande aux médias audiovisuels de déposer leurs grilles des programmes

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La Haute Autorité de la Communication (HAC) invite l’ensemble des médias audiovisuels du pays à déposer auprès de ses services les grilles des programmes de l’année en cours.

Ces documents permettront au service Monitoring de la HAC un meilleur suivi des programmes radiophoniques et télévisés.

La loi 1.12020/0010/AN portant attribution, composition, organisation et fonctionnement de la Haute Autorité de la Communication stipule que l’institution peut « recueillir auprès des administrations et de tous les organes de presse les informations nécessaires à l’accomplissement des missions qui lui sont confiées par la présente loi. ».

Les radios et télévisions à l’intérieur du pays sont priées de déposer leurs grilles des programmes auprès des Points Focaux du Service Monitoring à Boké, Kindia, Mamou, Labé, Kankan, Faranah et N’Zérékoré.

Les documents peuvent être également envoyés par courriel à l’adresse suivante . contacthacguinee@gmail.com

La Haute Autorité de la Communication sait compter sur l’esprit professionnel des responsables de médias privés et publics du pays.

Conakry le 27 janvier 2023

La Haute Autorité de la communication

Boubåcár Yacine Diallo

Compte rendu du conseil des ministres du jeudi 26 janvier 2023

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La Session Ordinaire du Conseil des Ministres s’est tenue ce jeudi 26 Janvier 2023 de 10H à 12H, sous la Haute Autorité de son Excellence Monsieur le Président du CNRD, Président de la Transition, Chef de l’État, Chef Suprême des Armées, le Colonel Mamadi DOUMBOUYA.

Les points suivants étaient inscrits à l’ordre du jour :

I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA TRANSITION ;

II. COMPTE RENDU DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DU MARDI 24 JANVIER 2023 ;

III. DÉCISIONS DU CONSEIL DES MINISTRES ;

IV. DIVERS.

I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA TRANSITION ;

A l’entame de son traditionnel message, Son Excellence Monsieur le Président de la Transition a fermement instruit les membres du Gouvernement d’inviter à bref délai les cadres relevant de leurs Départements respectifs nommés par Décret à se soumettre à l’obligation de prestation de serment.

Désormais, dira le Chef de l’État, cet exercice républicain a lieu tous les vendredis.

Par ailleurs, deux points principaux étaient aussi contenus dans le message du Chef de l’État :

1. L’opérationnalisation des directions préfectorales des Travaux Publics ;

2. L’accompagnement et le suivi des travaux et projets des Départements Ministériels en cours d’exécution exercice 2023 annexé d’un document de synthèse et d’un chronogramme d’exécution.

Sur le premier point, le Président de la Transition a invité le Premier Ministre, les Ministres des Transports, des Infrastructures et des Travaux Publics, de l’Économie et des Finances ainsi que celui du Budget à lui soumettre dans les meilleurs délais un plan d’équipement et de relance des Directions Préfectorales des Travaux Publics.

A cet effet, le Chef de l’État a instruit de mettre à disposition le solde du Fonds d’Entretien Routier et toutes les autres entités mobilisatrices de ressources pour les travaux publics.

Le Chef de l’État ambitionne de mieux équiper les préfectures du pays en responsabilisant bien entendu les préfets à cet effet.

Le second point du message du Chef de l’État, relatif au suivi des travaux d’infrastructures et des projets au sein des Départements Ministériels, relève du respect du principe de transparence dans la gestion des deniers publics mais aussi celui qui consiste à avoir une certaine visibilité sur leur exécution. A cet effet, le Président de la Transition a instruit les Ministres, à lui faire parvenir, par courrier la liste des travaux et projets en cours d’exécution et ceux budgétisés pour l’exercice 2023. Cette liste doit être accompagnée d’un document de synthèse de deux pages au maximum pour chaque projet indiquant le niveau d’avancement, les retards, les difficultés et les chronogramme d’exécution.

II. COMPTE RENDU DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DU MARDI 24 JANVIER 2023.

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le DOCTEUR BERNARD GOUMOU, a articulé son message autour de quatre (4) points à savoir :

1. Le message fort du Président de la Transition lors du dernier Conseil des Ministres ;

2. Mise à disposition à des sociétés des domaines pour la construction de leurs sièges sociaux à l’intérieur du pays ;

3. Les nominations à des postes vacants de l’Administration tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays ;

4. Le respect des procédures de soumission des communications en Conseil Interministériel.

S’agissant du premier point relatif au message fort du Chef de l’Etat, le Premier Ministre a rappelé que Son Excellence Monsieur le Président de la Transition a invité les membres du Gouvernement lors du dernier Conseil des Ministres à rester dans l’équilibre de la serviabilité du pays.

S’inscrivant dans cette logique, le Chef du Gouvernement a à son tour invité les membres du Conseil à la vigilance car selon lui, certaines personnes mettront tout en œuvre pour fragiliser la cohésion gouvernementale.

Pour ce faire, il a sollicité des membres du Conseil une union sacrée dans toutes les activités gouvernementales en restant soudés et solidaires. Toutes les préoccupations doivent être débattues seulement en Conseil interministériel a-t-il indiqué.

Concernant le deuxième point relatif à la mise à disposition à des sociétés des domaines pour la construction de leurs sièges sociaux à l’intérieur du pays, le Chef du Gouvernement a affirmé que dans le cadre de la mise en œuvre de cette instruction présidentielle, il présidera demain vendredi 27 janvier 2023, une séance de travail avec les Ministres en charge des Mines, des Postes et télécommunications, de l’Habitat, du Commerce, ainsi qu’avec le Gouverneur de la BCRG.

S’agissant du troisième point relatif aux nominations à des postes vacants de l’Administration tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays, le Premier Ministre a demandé à chaque Ministre de veiller à meubler rapidement le cadre organique de son Ministère. Toutefois, pour une utilisation judicieuse des ressources, le Chef du Gouvernement a instruit d’éviter de proposer un cadre déjà nommé dans un autre Ministère sans l’avis de son homologue.

Le premier Ministre a mentionné que dans certains cas, l’accord de la Présidence de la République serait même nécessaire.

Pour des démissions annoncées dans certains Départements, le Chef du Gouvernement a instruit les Ministres concernés de lui faire une proposition de nomination de cadres pour les remplacer immédiatement.

Pour finir, le Chef du Gouvernement a attiré l’attention du Conseil sur le respect scrupuleux des procédures de soumission des communications en Conseils des Ministres, car pour lui, certains sujets proposés souffrent de structuration ou encore arrivent en retard.

A ce sujet, il a instruit le Ministre Secrétaire Général du Gouvernement de préparer une présentation sur :

1. La nature ou les catégories de sujets à présenter ;

2. La structuration des communications à envoyer au Conseil ;

3. Le canevas de rédaction d’une communication de qualité ;

4. Le délai de soumission.

A l’issu de ce travail, le Premier Ministre a affirmé qu’il mettra une copie de la communication de Monsieur le Ministre Secrétaire Général du Gouvernement à la disposition des membres du Conseil afin qu’ils puissent s’imprégner du contenu.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS

2.1 Le Ministre du Travail et de la Fonction Publique a fait une communication relative au projet d’adhésion de la Guinée à la Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale (C.I.PRE.S)

2.2 Le Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat a fait une communication relative à la révision de la Loi L/98/016/AN du 17 juin 1998 portant Code de l’Artisanat.

2.3 Le Ministre de la Jeunesse et des Sports a fait une communication relative aux contraintes techniques liées à l’homologation du Stade Général Lansana Conté de Nongo, devant abriter les matchs des Eliminatoires pour la CAN 2023.

III. DÉCISIONS DU CONSEIL DES MINISTRES ;

 Ministère du Travail et de la Fonction Publique :

Communication relative au projet d’adhésion de la Guinée à la Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale (C.I.PRE.S).

Le Conseil a instruit au Ministre de prendre attache avec le Secrétariat Général du Gouvernement pour dispositions idoines à prendre.

– Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat :

Communication relative à la Révision du Code de l’Artisanat.

Le Conseil a invité le ministre de prendre attache avec le Secrétariat Général du Gouvernement pour dispositions idoines à prendre.

 Ministère de la Jeunesse et des Sports :

Communication relative aux contraintes techniques liées à l’approbation du Stade Général Lansana Conté de Nongo, devant abriter les Eliminatoires de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire entre le Syli National de Guinée et l’Ethiopie le 20 mars 2023 :

Le Conseil a donné instruction :

• A L’Administration et Contrôle des Grands Projets de faire une étude de mise à jour pour la validation du montant ;

• Au Secrétariat Général du Gouvernement de se procurer de la copie de la convention pour donner son avis juridique sur la résiliation ou non de la Convention ;

• A l’Etat de tout mettre en œuvre pour finaliser les travaux du stade Général Lansana CONTE de Nongo pour la ténue du match Guinée-Ethiopie et homologuer les deux stades de Conakry aux normes de la CAF et de la FIFA.

IV. AU TITRE DES DIVERS.

1. Le Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat a informé de son séjour de 3 jours dans la ville de Keffrine au centre du Sénégal, à l’occasion du Festival National des Arts et Culture du Sénégal.

2. Le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique a rassuré le Conseil d’avoir pris toutes les dispositions pour la maîtrise du COVID-19 conformément au rapport du Comité Scientifique de son Département.

3. Le Ministre Secrétaire Général des Affaires Religieuses a fait le compte-rendu de sa mission en Arabie Saoudite au cours de laquelle a été accordée à la Guinée la possibilité d’envoyer 10 000 pèlerins cette année, et la suppression de l’exigence liée à l’âge.

4. La Ministre de l’Information et de la Communication a rappelé aux membres du Gouvernement, l’urgence de réagir à la note circulaire qu’elle leur a adressée relative à la désignation de deux EPA ou Sociétés Publiques par département pour le passage à la RTG dans le cadre de la réédition des comptes.

5. Le Ministre de la Jeunesse et des Sports a informé le Conseil que la Guinée a participé au Championnat panafricain de football scolaire zone 2 à Praia, Cap-Vert, composé de 9 pays.

A l’issu de ce tournoi, notre pays a bénéficié des distinctions suivantes :

• La première place du tournoi masculin occupée par le Groupe Scolaire Ben Sékou SYLLA de Coyah ;

• La Troisième place du tournoi féminin occupée par le Collège Fodé FISSA de Kindia ;

• Le meilleur joueur du tournoi masculin reçu par Amara KEITA.

6. La Ministre du Plan et de la Coopération Internationale a informé le Conseil avoir présidé le mardi 24 janvier 2023, la cérémonie de remise des dons d’équipements à son Département qui est en charge de la mise en œuvre du Projet Régional d’Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel (SWEDD).

Elle a rappelé que ce projet qui bénéficie de l’appui financier de la Banque Mondiale (BM), de l’Organisation Ouest-africaine pour la Santé (OOAS) et de l’appui technique du Bureau Régional du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a pour but d’accélérer la transition démographique et réduire les inégalités de genre. Il vise pour cette première étape à soutenir 474 590 filles de la tranche d’âge 10-19 ans.

7. Le Ministre du Travail et de la Fonction Publique a informé le Conseil qu’entre 2017 et 2021, de nombreux agents ont été massivement engagés à la Fonction Publique sans respect des dispositions de la Loi 0027 Portant Statut Général des Agents de l’Etat, qui dispose clairement à l’article 17 que « le mode d’accès aux emplois de la Fonction Publique est le concours », causant ainsi des impacts assez significatifs sur le budget et le fonctionnement normal de l’appareil Etatique. Il s’agit entre autres :

• Des agents décédés en activité depuis plusieurs années non radiés du Fichier de Gestion Administrative (FGA) avant l’avènement du CNRD ;

• Des milliers d’agents admis à faire valoir leur droit à la retraite depuis des années, jamais mis à la retraite avant l’avènement du CNRD ;

• Des centaines d’agents en cumul de fonctions (exerçant au privé) non mis en position de disponibilité, donc restés dans le FGA et payés à la Fonction Publique ;

• Des centaines d’agents vivant à l’Etranger mais maintenus dans le FGA et payés à la fin de chaque mois au compte de la Fonction Publique.

Les conséquences sont entre autres :

• Les effectifs pléthoriques et masse salariale disproportionnée.

• L’existence de nombreux stagiaires et d’agents contractuels.

• Les agents en surnombre à Conakry et environs (Coyah, Dubréka, Forécariah et Kindia), alors que les autres préfectures sont en manque criard de ressources humaines…

Enfin, il a indiqué que cette situation a causé une saignée financière de l’ordre de plus de 32 milliards GNF par mois qu’il faut impérativement stopper par tous les moyens.

Le Conseil des Ministres

Pendaisons et exécutions du 25 janvier 1971 : la purge qui décima l’élite guinéenne

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25 janvier, la Guinée a commémoré les pendaisons et exécutions publiques sous le régime Sékou Touré. Retour sur ces événements qui ont décimé l’élite guinéenne.
Après l’agression portugaise de la Guinée le 22 novembre 1970, plusieurs cadres, hommes politiques, hommes d’affaires, de Guinéens moyens furent arrêtés et condamnés par l’Assemblée Nationale érigée en Tribunal révolutionnaire suprême sous le régime du Pdg-Rda de Sékou Touré. Cette élite de la Guinée naissante, accusée d’être impliquée dans cette agression portugaise, sans aucune preuve, sous la diète et les tortures, fut sauvagement éliminée à travers tout le pays.
Le pont du 8 novembre, à Kaloum, le 25 janvier 1971 connut des scènes macabres d’une rare violence. Là furent pendus des Guinéens émérites : Keïta Kara de Soufiana, commissaire de police ; Ibrahima Barry 3, Secrétaire d’Etat ; Magassouba Moriba, Ministre de l’Education Nationale ; Baldé Ousmane, Gouverneur de la Banque Centrale et Ministre des Finances.
Des pendaisons eurent aussi lieu dans toutes les grandes villes. Les dignitaires du Pdg-Rda procédèrent à des liquidations systématiques dans toutes les familles Guinéennes. Et, ces tueries se sont poursuivies en juillet 1971, en octobre 1971, en 1974 en 1977 jusqu’en 1979. Ce fut une véritable purge qui décima l’élite guinéenne entre 1960 et 1979.
Avant cette agression portugaise de 1970, feu le président Sékou Touré annonça dans l’un de ses discours au Palais du peuple que la Guinée connaîtra une attaque extérieure par des mercenaires. Et, c’est en novembre qu’elle eut lieu. L’objectif était pour ces mercenaires de venir libérer les prisonniers du PAIGC transférés de Mamou à Conakry quelques jours avant ladite agression.
Dans l’ouvrage de l’un des détenus, Lieutenant-colonel, Camara Kaba 41, intitulé : « Dans la Guinée de Sékou Touré », il a signalé que pendant cette période obscure : «Des centaines de détenus politiques, eux, ne dormaient point. Chacun attendait son tour, son tour de passer à la cabine technique, à l’abattoir, à la mort. Ils avaient suivi son départ pour l’interrogatoire depuis une heure du matin. Ils l’avaient entendue pleurnicher, pleurer, les prier en vain ; mais ce hurlement de bête qu’on égorge leur avait fait perdre tout espoir, l’espoir de s’en sortir. Qu’on puisse torturer ainsi une femme. Bon Dieu ! Bon Dieu ! murmura l’un des plus riches commerçants de Kankan, arrêté depuis trois jours. Saran, c’était elle, en était à son cinquième, car il faut quatre jours de diète sèche avant d’être interrogé, quatre jours sans manger ni boire, sans aucun contact, bouclé par derrière dans une cellule qui a toute l’allure d’une tombe. Aide donc la Révolution, Saran ; cela fait près de deux heures que tu nous embêtes ».
A l’audience publique du Tribunal révolutionnaire suprême les 10 ; 20, 21, 23 janvier 1971, tenue à l’Assemblée nationale réunie en session extraordinaire, érigée en Tribunal révolutionnaire suprême pour juger les coupables de l’agression ignoble perpétrée contre la République de Guinée, le 23 novembre 1970 à Conakry , le 27 et 28 novembre 1970 à Gaoual et Koundara , dans sa formation complète entre le peuple de Guinée demandeur, plusieurs cadres guinéens arrêtés , ont été condamnés dont certains à peine capitale , d’autres par contumace, par pendaisons, à perpétuité et aux travaux forcés.
C’est ainsi qu’opéraient Sékou Touré et sa machine à tuer, le Pdg-Rda. La machine était bien préparée, bien rodée. D’abord, Sékou Touré procède par des accusations sans fondement, il dénonce des complots en préparation de l’esprit de la population. Le premier, «complot des intellectuels », accusa :
1-Touré Fodé (Pharmacien)
2-Diallo Yaya (Ingénieur des PTT)
3-Lamine Kaba (Imam de la mosquée de Coronthie)
4-Diallo Ibrahima (des lois sociales)
Ils furent sauvagement tués.
Le deuxième complot est celui appelé « Complot des enseignants » en décembre 1961. Les enseignants réclamaient le maintien des enseignants français dans les écoles. Ce fut leurs crimes. Furent immédiatement accusés :
1- Keita Koumandian
2- Traoré Mamadou dit Ray Autra
3- Seck Bahi
4- Baldé Hassimiou
5- Baldé Mountaga
6- Camara Sékou
7- Bah Ibrahima Kaba
Ce soi-disant complot eut des conséquences graves. Les enseignants et les étudiants se révolteèrent. L’armée intervint. Les grenades lacrymogènes ne suffirent pas : on tira. Il y eut des morts, des blessés et des arrestations massives d’enfants. Les écoles furent fermées. Les camps militaires de la capitale furent remplis. Trains et camions militaires, bondées, déposèrent les jeunes révoltés dans leur région d’origine, comme pour marquer le coup. Élèves et étudiants, affamés, assoiffés subirent des sévices.
La plupart des enseignants et des étudiants fuirent le pays, préfèrant l’aventure à l’atrocité. Depuis lors, la fuite des jeunes cerveaux n’a cessé de s’opérer. Ceux que ce mouvement avait trouvé à l’extérieur n’osaient plus rentrer en Guinée après leurs études.
A la réouverture des écoles, il n’y avait plus d’enseignants. On prit n’importe qui pour enseigner n’importe quoi. Cadres du Parti, cadres d’entreprises, officiers, ministres et médecins devinrent bientôt professeurs. Le niveau de l’enseignement tomba au plus bas.
Le troisième complot dit : « Petit Touré ».
« Petit Touré » était un riche commerçant devenu directeur d’une grosse entreprise guinéenne. Il eut le malheur de vouloir créer un parti politique. Il déposa le projet au ministère de l’Intérieur, comme le prévoyait la Constitution. Fodéba, alors ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, chargé de l’Armée, agréa, toujours selon la Constitution.
« Petit Touré » et Fodéba oublièrent que la Constitution, c’était Sékou . Cet oubli fit leur perte. « Petit Touré » fut tué avec des centaines d’autres guinéens, et Fodéba tomba en disgrâce. Sékou lui enleva le portefeuille de l’Armée et de la Sécurité et l’envoya à l’Agriculture, poste d’attente, car Fodéba eut aussi son complot en 1969 et fut tué.
Source: Le Populaire