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Guinée: le cadre de dialogue s’ouvre sans les principaux partis politiques

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Ce jeudi 24 novembre se tenait à Conakry la cérémonie d’ouverture du cadre de dialogue inter-guinéen. Les autorités, les partis politiques, la société civile vont discuter jusqu’au 15 décembre des différentes actions à mener lors de cette transition. Cette nouvelle tentative de dialogue est parrainée par la communauté internationale. Le dialogue qui s’ouvre dans un climat de forte défiance.

De nombreux ambassadeurs sont dans l’assistance, notamment celui des États-Unis, de l’Union européenne, entre autres. En milieu d’après-midi, avec trois heures de retard sur le programme officiel, le Premier ministre guinéen Bernard Goumou fait enfin son entrée, accompagné du médiateur de la Cédéao, rapporte notre correspondant à Conakry, Matthias Raynal.

« Le président de la transition m’a confié la direction de ce cadre avec pour mission de réunir nos compatriotes autour de la table pour convenir de manière consensuelle et apaisée de l’avenir de la République de Guinée », déclare le Premier ministre guinéen.

Bernard Goumou a lancé un appel aux différents partis qui n’ont pas encore rejoint le dialogue. « Pour nos frères qui hésitent encore, la porte du dialogue leur sera toujours ouverte. Ils peuvent le rejoindre à tout moment. C’est notre souhait le plus cher. » RPG, l’Anad ou encore le FNDC politique, ces poids lourds qui ont estimé que les conditions préalables à l’ouverture de discussions n’étaient pas réunies.

À la tribune, Thomas Boni Yayi s’adresse à « ceux qui ne sont pas encore là » : « Je voudrais parler en médiateur avec un accent particulier en direction de ceux qui ne sont pas encore là et je dirai que la dynamique est là. Le travail pour le rapprochement doit continuer entre fils et filles de ce pays ».

Pour l’honorable Kaly Bah, leader politique et participant à ce dialogue, interrogé par notre correspondant à Conakry, Mouctar Bah, il faut éviter les erreurs du passé. « Il y a en certains qui sont restés réticents. Tous les intervenants de la plupart ont demandé à ce qu’ils reviennent autour de la table. C’est ce qui donnera un résultat beaucoup plus important et ce qui donnera satisfaction à tout le peuple de Guinée. Nous savons ce qui s’est passé, nous voulons plus que ça recommence. »

Le médiateur de la Cédéao sera chargé de coordonner le cadre de dialogue, avec le chef du gouvernement guinéen.

RFI