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Des tirs à la base malienne de Kati, résidence du colonel Assimi Goïta

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Des tirs à la base malienne de Kati, résidence du colonel Assimi Goïta

C’est de la base militaire de Kati que sont partis de nombreux coups d’Etat au Mali.

Des tirs ont été entendus vendredi à l’aube à Kati, ville-garnison dans la proche banlieue de Bamako, coeur de l’appareil militaire malien et lieu de résidence du président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a constaté un journaliste de l’AFP ainsi que des habitants sur place.

L’ambassade de France a prévenu ses ressortissants par SMS d’une « attaque en cours à Kati », recommandant la prudence.

« C’est aux environs de 5h00 (05h00 GMT) que des hommes armés non identifiés ont attaqué la ville de Kati », a indiqué à l’AFP un habitant joint par téléphone, préférant garder l’anonymat pour des raisons de sécurité.

« On a été réveillés par des tirs à 5 heures du matin et des bruits d’explosion, on ne sait pas ce qu’il se passe », a confirmé un autre habitant, ainsi qu’un troisième demeurant dans cette ville de garnison: « Notre camp est attaqué », a-t-il dit.

Un déploiement de forces spéciales maliennes était visible à 08H00 et deux hélicoptères de l’armée volaient dans le ciel, a constaté un journaliste de l’AFP, qui a aussi entendu des détonations à l’intérieur du camp.

La cause des tirs, des détonations et du déploiement de militaires n’étaient pas claires et les autorités locales injoignables dans l’immédiat.

Kati abrite la principale base militaire du Mali.

C’est également là qu’habitent les principales autorités militaires maliennes, notamment le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, et son ministre de la Défense, le colonel Sadio Camara.

Les deux ont étudié à Kati d’où sont partis de nombreux coups d’Etat au Mali.

En 2020, avec trois autres officiers, les colonels ont pris le pouvoir par la force à Kati. Des coups de feu avaient été entendus dans le camp, puis les militaires étaient « descendus » à Bamako.

Les personnalités arrêtées -le président Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020, les président et premier ministre Bah Ndaw et Moctar Ouane en 2021- ont systématiquement été emmenés par le passé et retenues dans le camp de Kati.

Jamais la base militaire de Kati n’a été la cible d’une attaque jihadiste.

En revanche, six attaques simultanées ont eu lieu jeudi dans le Centre du Mali et dans la région de Koulikoro, proche de Bamako.

A l’aube, à la même heure que les tirs de ce vendredi, des hommes armés identifiés par l’armée comme membres de la katiba Macina affilié à Al-Qaïda ont attaqué des postes de contrôle, gendarmerie, camp militaire dans six attaques coordonnées dont l’une dans la localité de Kolokani, à une centaine de kilomètres au nord de Bamako.

AFP