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Coup de balai/La sous-préfecture d’origine de Bouréma Condé dans un état de délabrement piteux !

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Général Bouréma Condé ministre de l'Administration du territoire, fils de Gérédou Baranama

La sous-préfecture de Gbérédou Baranama, envahie par des chauves-souris, des scorpions et des serpents empêchent aujourd’hui l’administration locale de fonctionner ; le coin aride manquant des forages demeure l’un des endroits les plus enclavés de la Guinée tandis qu’un de ses fils les plus connus n’est autre que le Général Bouréma Condé qui trône au ministère de l’Administration du territoire depuis cinq ans ! Lui dont la vocation est de tenir des discours menaçants et musclés  pour faire monter la tension à chaque occasion de crise politique dans le pays. Décryptage !

Le bâtiment du sous-préfet de Gbérédou Baranama (Mediaguinee.net)

Gbérédou Baranama, sous-préfecture de Kankan, située à 30 km du chef-lieu de la préfecture se trouve dans une situation délabrée, loin de tout signe de développement. Selon l’information rapportée récemment par Mediaguinee.net, les serpents, les scorpions et les chauves-souris cohabitent avec le sous-préfet qui témoigne dans ce media d’avoir été chassé de son logement par ces animaux dangereux pour la vie de l’homme. En plus, la sous-préfecture n’a ni route praticable ni borne fontaine. Alors que la région de Kankan a bénéficié de nombreux investissements à l’occasion de la fête tournante de l’indépendance du pays, initiée par le Président Alpha Condé.

L’axe routier Kankan-Gbérédou-Baranama abandonné depuis 20 ans (Guineenews.org)

Le calvaire indescriptible des habitants de cette localité pourrait se comprendre dans un pays où le développement des zones rurales  laisse à désirer si Gbérédou Baranama n’était pas le lieu de naissance du Général Bouréma Condé, le tout puissant ministre de l’Administration du territoire et des affaires politiques depuis 2015. Lui qui connait bien la vie dans les sous-préfectures et surtout la fonction du sous-préfet pour avoir occupé ce poste entre 1996 et 2002 à Banankoro. Mais certes, il n’a pas connu la vie misérable que celle de son subalterne de Gbérédou Baranama car, Banankoro est la principale zone diamantifère du pays. A l’époque, les affaires y étaient florissantes surtout pour les cadres imposteurs, les tartuffes opportunistes et autres situationnistes. Et à l’époque, choyé, Bouréma Condé ne ratait aucune occasion pour avoir les faveurs du régime militaire de Lansana Conté en mâtant – au sens propre du mot- les militants du RPG d’Alpha Condé, alors principal opposant au régime. Ce qui lui vaudra d’ailleurs être récompensé par le pouvoir de Conakry. Il connaitra une carrière fulgurante dans le régime de Lansana Conté : préfet de Mandiana (2004-2007), l’unique préfet du pays reconduit à son poste après les pogroms de janvier-février 2007 à  Nzérékoré (2007-2009), Gouverneur de cette région avant de rentrer dans le gouvernement militaro-civil de la transition en 2010 comme ministre de l’Agriculture.

Sa riche carrière au sein de l’Administration locale devrait inspirer le tout puissant ministre qu’il est aujourd’hui pour initier des projets de grande envergure au niveau du développement local. Hélas !  Chassez le naturel, il reviendra au galop. La zone de prédilection de Bouréma Condé, cet ingénieur agronome devenu militaire par les aléas de l’histoire, reste et demeure la chasse aux opposants du système qu’il défend selon le temps et ses intérêts. Ce qui d’ailleurs  dénote de son attitude d’un va-t-en guerre qu’il démontre chaque fois, à l’occasion des manifestations politiques contre le pouvoir en place.

Avant d’entamer un jour ou l’autre sa retraite, il aurait au moins servi ses parents de Gbérédou Baranama  à atténuer leur calvaire en y faisant construire un bloc administratif moderne, des points d’eau et une piste rurale aménagée à défaut de nous léguer un plan de décentralisation devant servir le présent et le future.

« Car sur cette terre tout finira par finir un jour, sauf le pouvoir de Dieu », nous dit-on.

La Rédaction

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