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« Amnistie générale » pour près de 300 rebelles et opposants tchadiens

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Le Parlement de transition au Tchad a largement voté vendredi soir en faveur d’une « amnistie générale » pour les rebelles et opposants condamnés notamment pour « trahison », a déclaré samedi à l’AFP le porte-parole du gouvernement.

Cette mesure, annoncée à la fin du mois de novembre par les autorités, concerne 296 personnes condamnées – qu’elles soient ou non détenues – et répond à l’une des exigences des principaux groupes rebelles pour venir à la table des négociations du dialogue national à l’invitation du président Mahamat Idriss Déby Itno.

Le jeune général 5 étoiles a pris la tête du Conseil militaire de Transition (CMT) au lendemain de la mort de son père, Idriss Déby Itno, le chef de l’État tué en avril 2021 dans des combats contre des rebelles.

« Nous remettons le compteur à zéro pour ces personnes condamnées et nous leur souhaitons de rentrer de façon sereine dans leur pays pour assister au dialogue », a déclaré Abderaman Koulamallah, porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication. « C’est une phase importante et historique de notre pays », a-t-il poursuivi.

« L’amnistie a été une condition pour nos frères qui ont pris les armes, il est normal que le gouvernement accède à cette revendication », a avancé M. Koulamallah.

Sont concernés « 39 personnes condamnées pour des faits d’atteinte à l’intégrité de l’État et de délits d’opinion » et « 257 membres » des groupes armés, détenus et jugés notamment pour « terrorisme » après une offensive de l’Union des forces de la résistance (UFR) en 2019, qui visait à renverser le président Déby.

L’adoption de ce texte par 68 voix pour et une abstention ne faisait guère de doute. Les membres du Conseil national de transition (CNT), qui fait office de Parlement de transition, ont été nommés par le président du CMT.

« Le Tchad a besoin de tous ses fils afin de jeter des nouvelles bases. Notre pays a été trop longtemps l’otage de conflits et de rancœurs », a déclaré à l’AFP Ahmat Bedei Toullomi, membre du CNT, évoquant sa « fierté » après l’adoption de la loi.

AFP