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Aminata Sylla ou la Self-made woman qui ambitionne de révolutionner les jeux de hasard en Guinée

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Pour redresser la Lonagui (Loterie nationale de Guinée), l’État guinéen a fait appel à une dame de fer qui se bat comme une Viking – une Lagherta des temps modernes, armée du marteau de Tor. La responsabilité est grande d’autant plus que le pari mutuel urbain (pmu) – autrefois exploité par un opérateur économique privé – est revenu dans le larfeuille étatique.

D’importantes réformes sont engagées pour rentabiliser la Lonagui mais surtout au niveau du pmu où les vicissitudes de la fortune provoquent des grincements de dents: des chefs d’agence – rescapés de Winiya – voient leurs intérêts menacés. Mécontents, ils engagent tous les moucherons des radios nerveuses de Kaloum afin de baver et déverser leur trop-plein de bile sur Madame Sylla. On entend dire que les réformes sont lentes et ses meneurs ne sont pas à la hauteur. Ce qui est absolument faux.

Le pmu existe en Guinée depuis un quart de siècle, mais c’est seulement depuis quelques mois que les parieurs guinéens sont traités au même pied d’égalité que ceux du reste du monde. Sous la Primature Sidya Touré, les amateurs de courses hippiques n’avaient droit qu’au tiercé et au quarté, avec des tickets et des rapports écrits à la main.

Si Winiya a introduit le multi et le quinté, les parieurs guinéens n’en avaient le droit que deux fois dans la semaine : mercredi et dimanche.

Depuis beau jour, le pmu connaît une mutation profondeur à la satisfaction des parieurs guinéens. Le quinté plus, c’est tous les jours (une première en Guinée). De plus, il suffit d’avoir quatre chevaux à l’arrivée pour bénéficier du Bonus 4. Ils sont donc des milliers d’accros du pmu que la précédente direction faisait perdre et que la Lonagui paie actuellement.

Sans compter l’institutionnalisation de la cagnotte hebdomadaire (Nafouli) qui suscite déjà beaucoup de milliardaires en attente! La Lonagui a aussi introduit un produit non moins alléchant : le super jackpot qui donne lieu à des gains enviables (des centaines de millions tous les soirs).

Par ailleurs, une importante offensive est lancée pour moraliser les finances du pmu dont les bénéfices reviennent de droit à l’État et non à des chefs d’agence qui ameutent l’opinion parce que leurs intérêts sont menacés. Qu’ont ils à se plaindre de la « lenteur » des réformes, comme ils le disent, à la manière d’un damné qui hâte son guillotinement?

Albert Camus l’a dit, « l’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir ». L’espoir est donc permis autant pour les partenaires sociaux que pour Madame Aminata Sylla et son équipe qui ont entrepris de révolutionner les jeux de hasard en général et le pmu en particulier. Aucune tentative de déstabilisation ne peut les distraire de cet objectif.

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