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Afrique de l’Ouest : les cinq élections présidentielles sont l’occasion de consolider la démocratie (ONU)

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L’envoyé de l’ONU en Afrique de l’Ouest a souligné jeudi devant le Conseil de sécurité que les élections présidentielles qui doivent être organisées dans la région avant la fin de l’année doivent être l’occasion de consolider la démocratie.

Cinq pays ouest-africains doivent tenir des scrutins présidentiels au cours du second semestre 2020 : la Côte d’Ivoire et la Guinée en octobre, le Burkina Faso en novembre et le Ghana et le Niger en décembre.

« Cinq élections aux enjeux élevés », a rappelé le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohammed Ibn Chambas, aux membres du Conseil de sécurité.

M. Chambas a souligné que ces cinq scrutins présentent « une opportunité de consolider la démocratie dans ces pays ».

Mais le coronavirus est venu bousculer le calendrier politique dans la région. « La pandémie de Covid-19 a conduit à la suspension ou au report des préparations des élections, y compris l’enregistrement des électeurs, dans certains des pays organisant des scrutins présidentiels », a rapporté le Représentant spécial.

L’envoyé de l’ONU a réitéré l’engagement continu du Bureau des Nations Unies en Afrique de l’Ouest et au Sahel (UNOWAS) à travailler avec les partenaires importants pour appuyer les efforts du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la Guinée et du Niger dans l’organisation d’élections « inclusives, transparentes et crédibles ». La tenue de telles élections dans les conditions précitées « sont cruciales pour la stabilité et le développement de la région », a souligné M. Chambas.

Instabilité sécuritaire aggravée par la Covid-19 et le changement climatique

La situation est particulièrement critique au Burkina Faso et au Niger – deux pays du Sahel confrontés à des problèmes sécuritaires croissants. « Les attaques par des extrémistes violents et les violences intercommunautaires ont continué de miner la paix et la sécurité dans la région », a dit M. Chambas.

Les attaques terroristes ont été accompagnées de recrutement d’enfants au sein de groupes armés et d’enlèvements. Une instabilité qui a accru le nombre de personnes déplacées internes et de réfugiés dans la région.

« Au Burkina Faso, en juin, plus de 921.000 personnes ont été contraintes de fuir leurs maisons, soit une augmentation de 92% par rapport à fin 2019 », a donné pour exemple le Représentant spécial.

M. Chambas a également rapporté au Conseil les préoccupations soulevées par plusieurs organisations des droits de l’homme concernant des abus qui auraient été commis par des milices d’autodéfense ainsi que des forces de sécurité et de défense gouvernementales.

Dans ce contexte déjà instable, la pandémie de Covid-19 est venue amplifier et exacerber les causes du conflit en Afrique de l’Ouest et au Sahel, tout comme le changement climatique qui a accru les tensions sociales, notamment entre fermiers et éleveurs, ainsi que les migrations des zones rurales vers les villes.

Touts ces facteurs ont « de graves implications pour la paix et la sécurité » de la région, a mis en garde l’envoyé onusien.

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